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C. Aspect extérieur

Jusqu'à la puberté, leur surface est lisse et rosée ; à partir de ce moment, elle devient irrégulière anfractueuse et blanchâtre, parsemée de cicatrices linéaires ou étoilées, violacées puis blanches, consécutives à la rupture périodique des follicules à maturité. Ces cicatrices deviennent plus nombreuses et la surface ovarienne d'autant plus crevassée que la femme est plus avancée en âge.

D'après sa forme aplatie, on distingue à l'ovaire : deux faces : antéro-supérieure et postéro-inférieure et deux bords, supérieur convexe libre et inférieur concave adhérent, véritable pédicule de l'organe, qui laisser pénétrer les vaisseaux et les nerfs et autour duquel se groupent les moyens de fixité.

D. Moyens de FIXITÉ.

a) Bord adhérent dont nous avons parlé, qui e l'aboutissant des libres musculaires du stroma de* ligaments, el qui sert de pivot au volet formé par l'ovaire.

b) Ligament de l'ovaire ou uléro-ovarien. Petit laisceau de fibres musculaires lisses, réunies en un cordon de 3 à i centimètres de longueur sur 3 à L millimètres d'épaisseur et qui s'étend de l'extrémité interne

du bord inférieur de l'ovaire à la face postérieure de l'utérus. Ce ligament est court, très résistant et composé exclusivement de fibres musculaires.

c) Ligament de la trompe ou tubo-ovarien qui n'est autre qu'une frange du pavillon de la trompe qui, plus longue que les autres, s'étend en s'eflilant jusqu'à l'extrémité externe du bord inférieur de l'ovaire ; elle est creusée en gouttière et contient un faisceau musculaire dans son épaisseur. C'est un ligament très serré, très solide, qui se laisse difficilement distendre. Nous verrons quel rôle important il joue dans la migration de l'ovule.

d) Ligament rond postérieur ou lombaire, infundibulopelvien de Henle. Ligament rond supérieur de Rouget.

Ce ligament est simplement cette partie la plus externe du bord antéro-supérieur du ligament large où ne se trouvent pas les trompes ; c'est la corne du croissant formé par la cloison transversale des ligaments larges. Ce ligament ne s'arrête pas au détroit supérieur, il se poursuit en haut vers les lombes, comme l'a fort bien montré Rouget dès 1838.

Le ligament rond postérieur croise le détroit supérieur très loin en arrière aux environs de l'extrémité postérieure du diamètre oblique du bassin.

Il est constitué par des faisceaux musculaires étalés en nappe. Ces vaisseaux naissent en haut du fascia transversalis au-dessous du détroit supérieur et suivent le trajet des vaisseaux ovariques.

C'est lui que Delbet décrit sous le nom de ligament ovaro-pelvien.

Mais tous ces ligaments ne sont pas des cordes tendues qui brident l'ovaire dans une position définitive . Ils ont une certaine laxité, un certain jeu, de sorte que l'ovaire jouit d'une grande mobilité.

E. Mobilité.

Ses déplacements sont très variés mais on peut cependant les grouper.

a) Mouvements dus à la laxité de l 'aileron postérieur.

Mouvements très limités, mais si dans ces déplacements

l'organe contracte des adhérences lui faisant perdre ses rapports avec les trompes, il peut en résulter une stérilité définitive.

b) Mouvements dus à la laxitè des ligaments larges. Ils sont dus à la distension de la vessie qui refoule en bas et en arrière les ligaments larges et renverse les ovaires dont la face antérieure devient plus nettement supérieure. Ils cessent avec les causes qui les ont produits.

c) Mouvements dus à V ampliation de l'utérus (grossesse). Au début de la grossesse, ils restent dans l'excavation du bassin, plus tard ils occupent l'hypogastre,puis la région ombilicale, dans les deux derniers mois on les trouve dans la région lombaire.

d) Les déplacements dus à des causes accidentelles ou morbides sont très variés. Les ovaires peuvent alors occuper le canal inguinal, le canal crural, l'anneau ombilical, l'échancrure sciatique ou même s'engager dans le vagin.

Dans ces cas, l'utérus, attiré par l'ovaire, est incliné du côté de la hernie. L'ovaire inclus dans le canal inguinal peut s'enflammer et produire des phénomènes douloureux qui en nécessitent l'ablation.

F . Rapports.

a) Face supérieure regarde en haut, en avant, on dedans ; elle répond à l'aileron supérieur du ligament large rabattu ou non sur lui.

b) Face inférieure repose sur les parois latérales de l'excavation dans la fossette ovarienne décrite p;ir Krause en 18 il.

a. Cette fossette est limiter.

1. En haut et en dehors par les vaisseaux iliaques externes ;

2. En avant par l'insertion du ligament large sur la paroi pelvienne;

3. En arrière par les vaisseaux hypogas- Iriques qui séparent les ovaires des vaisseairif iliaques externes. La bifurcation de l'iliaque

primitive serait la limite postéro-supérieure de la fossette.

4. En bas et en dedans par l'artère ombilicale ou le tronc commun à l'artère ombilicale et à l'utérine.

p. Le péritoine, après avoir revêtu ces divers canaux, se déprime entre eux pour constituer la fossette ovarienne.

7. h' aire de celte fossette est remplie par un épais coussinet adipeux que traverse le nerf obturateur et qui la sépare des insertions postérieures du muscle obturateur et du psoas au-dessous des vaisseaux iliaques.

Contrairement à ce que dit Krause, cette fossette est distante d'au moins 3 centimètres du muscle pyramidal, situé bien au-dessous et en arrière, et au-devant duquel on rencontre en tout cas le nerf scia tique.

Quant aux vaisseaux fessiers pénétrant entre le tronc lombo-sacrè et les nerfs sacrés, ils se trouvent en arrière au moins à une distance de un centimètre.

c) Bord antérieur, hile.

Il donne attache à l'aileron postérieur du ligament large. C'est à son niveau que l'ovaire reçoit, nous l'avons dit, ses vaisseaux, ses nerls et des fibres musculaires.

Le péritoine s'arrête net à son niveau suivant une ligne festonnée où l'endothélium de la séreuse est remplacé par l'épithélium ovarien. L'ovaire est donc comme baigné en pleine cavité péritonéale.

d) Bord postérieur, libre et convexe, est en rapport avec des circonvolutions intestinales.

e) Extrémité externe tubaire est plus ou moins recouverte par la trompe.

f) Extrémité interne utérine se continue avec le ligament utéro-ovarien.

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