I. Ovulation
L'ovulation ou ponte spontanée est à proprement parler la mise en liberté de l'ovule mère.
Deux phénomènes la préparent : la maturation de l'ovisac et la rupture du follicule.
Deux phénomènes en sont la conséquence : la migration de l'ovule devenu libre et la formation des corps jaunes.
A. Maturation du follicule.
Au moment de la puberté, un certain nombre de follicules augmentent de volume, mais il en est un surtout qui prend un développement considérable, devient plus saillant, plus superficiel. Sa paroi s'amincit et se vascularise, sauf au niveau de la macula exempte de vaisseaux. La tension interne de l'ovisac s'accroît par augmentation de quantité du liquor folliculi.
La partie de la vésicule de de Graaf qui avoisine la surface de l'ovaire est pressée contre cette surface. 11 en résulte en ce point un arrêt de nutrition et une usure de parois; cet état, aidé par la turgescence de la partie centrale de l'ovaire, amène facilement une rupture, de sorte que le contenu de l'ovisac s'échappe entraînant l'ovule au milieu des débris du disque proligère.
Des phénomènes d'ordre plus élevé préparent l'ovule à être fécondé. Il abandonne deux globules polaires formés successivement par karyokinèse. Le reste de la vésicule germinative constitue le pronucléus femelle. L'ovule est mûr pour la fécondation.
C'est alors que se produit la