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C. Ampoule de Henle

C'est la portion flexueuse et dilatée.

A été nommée ampoule par Henle, par analogie avec le canal déférent à sa partie terminale.

Longueur, G à 7 centimètres.

Epaisseur, 7 à 8 millimètres.

Flexuosités de l'ampoule constituées par ondulations donnant lieu à la production de bosselures séparées par des silions. Sont beaucoup plus marquées chez le nouveau-né dont la trompe paraît enroulée en limaçon.

Les sinuosités tendent à disparaître avec l'âge, et, au moment de la poussée physiologique occasionnée par la puberté, la trompe subissant une augmentation de volume assez notable devient seulement llexueuse.

Les trompes peuvent conserver le type fœtal, c'està-dire non seulement flexueux, mais spirale et lobulaire, avec crêtes et alvéoles intérieurs. Cet état est une prédisposition pour les grossesses extra-utérines, les salpingites dont les exsudats stagnent au fond des alvéoles et tendent à s'enkyster.

C'est l'ampoule qui constitue la portion de la trompe sus-jacente à l'ovaire. Elle remonte sur la paroi de l'excavation le long du bord antérieur de cet organe ; puis à une hauteur plus ou moins considérable de ce bord, suivant les cas, elle se recourbe en arrière ei crochet et retombe le long du bord postérieur d( l'ovaire. Quelquefois elle se réfléchit une seconde foi! sur elle-même pour former une sorte d\S italique.

C'est sur celte portion de la trompe que s'épanouit le ligament infuudibulo-pelvien pour la soutenir ainsi que l'ovaire.

Z>. Pavillon.

C'est le morsus diaboli des anciens anatomistes.

Entonnoir flottant, de 1 à 3 centimètres de diamètre, termine l'ampoule.

Il présente plus exactement la forme d'une ouverture coupée obliquement et garnie de franges.

Sa forme, toujours très évasée, permet de lui considérer :

a) Une face externe se continuant avec le corps de la trompe ;

b) Une face interne, concave, recouverte par la muqueuse de la trompe ;

c) Une circonférence découpée en 10 ou 12, parfois 15 languettes, de forme lancéolée, irrégulières et dentelées sur leurs bords. Ce sont les franges du pavillon.

a. Les franges offrent une disposition très irrégulière. En les faisant flotter dans l'eau, on peut les voir rangées sur un cercle unique ou bien sur plusieurs cercles concentriques comme une corolle à plusieurs rangs de pétales.

Leur face externe est arrondie, unie, blanchâtre, recouverte par Le péritoine.

Leur face interne est creusée d'une ou plusieurs cannelures et est revêtue de la muqueuse.

p. Toutes ces franges sont libres sauf une reliant la trompe à l'ovaire et désignée sous le nom de ligament de la trompe. Cette frange est beaucoup plus développée que les autres et repliée sur ellemême, suivant son axe longitudinal, en forme de gouttière ; on la nomme aussi frange ovarique, fimbria ovarica, qui se porte vers l'extrémité externe ou supérieure de l'ovaire en s'appliquant sur le ligament tubo-ovarien qui tapisse sa face externe.

La frange ovarique peut manquer ou être incomplète.

Très souvent les franges du pavillon contractent dv* adhérences entre elles et peuvent ainsi obturer l'oritice abdominal, ostium abdominale, de la trompe, lequel

est large de 2 à 3 millimètres, quelquefois 5 millimètres. Si cette malformation est double, la stérilité en est la conséquence.

Le pavillon de la trompe répond aux parois latérales de l'excavation du bassin ; doué d'une grande mobilité, il flotte pour ainsi dire dans la situation qu'il occupe, en sorte qu'on le voit tantôt en arrière, tantôt en avant, tantôt en dedans, tantôt au-dessus de l'ovaire.

A l'état normal, la face interne regarde l'ovaire.

Mais le pavillon peut se fixer en des positions vicieuses et être trop éloigné pour recueillir l'ovule au moment de la ponte. L'ovule s'égare alors sur les organes voisins, se résorbe ou se greffe après fécondation. Son développement donne lieu alors à une variété extra-tubaire de grossesse extra-utérine.

Au bas du pavillon se rattache, la plupart du temps, un long filament, Yhydatide de Morgagni.

Jl n'est pas rare de rencontrer, dans le voisinage du pavillon, des pavillons accessoires. Richard a observé cette anomalie 5 fois sur 30 sujets. Le plus souvent il n'y a qu'un pavillon accessoire, mais on a pu en observer jusqu'à trois du même côté. La structure et la configuration de ces pavillons surnuméraires sont les mêmes que celles du pavillon principal.

Conformai ion intérieure.

La trompe est un tube creux qui présente à considérer deux orilices et un canal.

Nous connaissons les orifices : Ostium uterinum, ostium abdominale.

Quant au canal, il est remarquable par l'existence de plis longitudinaux qui le parcourent dans toute sa longueur, parallèlement à son axe.

Ces plis sont cux-nièmes décomposés en plis secondaires, d'où l'aspect étoile du canal sur une coupe perpendiculaire à son axe

Ils se montrent déjà dans la portion interstitielle, puis augmentent de nombre et de hauteur à mesure qu'on se rapproche du pavillon, sur lequel ils se prolongent jusqu'à sa

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circonférence, en se continuant avec les franges de ce pavillon. L'insufflation ne les fait pas disparaître.

Ces plis, bien visibles sous l'eau, ne sont que des replis de la muqueuse et sont maintenus par du tissu cellulaire qui comble l'intervalle des deux lames du pli.

Ils interceptent entre eux des sillons plus ou moins rameux et profonds.

Les parois de la trompe, épaisses d'un millimètre environ, sont composées de 3 tuniques superposées : Tunique séreuse ; Tunique musculeusë ; Tunique muqueuse.

A, Tunique séreuse.

Constituée par le péritoine.

Entoure les trois quarts de la trompe et forme, à sa face inférieure, un méso, le méso-salpinx, qui n'est autre que l'aileron moyen ou supérieur du ligament large. Ce méso donne une grande mobilité à la trompe. C'est par ce méso, qui forme une sorte de pédicule à la trompe, que vont passer les vaisseaux et nerfs qui se rendent ou partent de cet organe.

La tunique séreuse est unie à la tunique sous-jacente par une sous-séreuse cellulaire et vasculaire, le tissu cellulaire sous-péritonéal.

Au-dessous de la trompe, cette sous-séreuse se continue avec le tissu cellulaire du ligament large proprement dit ; mais ce dernier est séparé du tissu conjonctif de l'espace pelvi-rectal supérieur par l'aponévrose sacro-recto-génitale de Pierre Delbct, qui forme la limite supérieure de la loge hypogastrique.

Il résulte de cette disposition anatomique que le ligament large et la loge hypogastrique sont complètement indépendants et que l'inflammation du tissu cellulaire qu'ils contiennent donne lieu à deux variétés différentes de phlegmons pelviens : le phlegmon du ligament large et le phlegmon de la loge hypogastrique.

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B. Tunique musculeuse.

Formé de deux plans : superficiel, profond.

a) Superficiel.

Fibres musculaires longitudinales.

Ne forment pas une couche continue et ne participent pas à la constitution du pavillon. Ce plan double les deux feuillets du ligament large, séparé des fibres cellulaires par une couche celluleuse renfermant un réseau plexiforme de vaisseaux volumineux.

Cette couche de fibres longitudinales se continue avec les fibres superficielles de l'utérus.

b) Profond.

Fibres musculaires circulaires.

Forment des faisceaux plus régulièrement disposés sur tout le trajet de la trompe.

Couche plus épaisse que la précédente, plus régulière et continue.

S'étendent sans discontinuité de l'utérus à la naissance du pavillon où elles forment un petit anneau circulaire qui rappelle le type des sphincters.

Dans la portion moyenne de la trompe, la couche circulaire est entremêlée de faisceaux longitudinaux ou obliques. Plus en dehors, les tractus musculaires de la couche externe et les vaisseaux du stratum lamineux intermédiaire s'enchevêtrent irrégulièrement, de sorte que la distinction entre les diverses tuniques est en somme des moins nettes.

Cette couche de fibres circulaires est propre à la trompe et ne vient pas des fibres utérines.

Dans le trajet interstitiel de la trompe, impossibilité de distinguer musculature propre de cet organe de celle de l'utérus ; la paroi du canal, très rétrécie à ce niveau, parait réduite à la muqueuse seule.

Remarque, — AVilliams a décrit dernièrement un troisième plan de libres musculaires. Il serait Constitué par des libres longitudinales, sous-

jacentes aux fibres circulaires, celles-ci formant alors le plan musculaire moyen.

Cette couche de fibres longitudinales internes se trouverait limitée à la portion de la trompe voisine de l'utérus.

Les fibres proviendraient de l'utérus et seraient une expansion de la couche musculaire interne de cet organe. Elles auraient une influence sur certains mouvements de la muqueuse salpingienne au niveau de l'isthme de Barkow.

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