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A. DÉBUT

dans le vagin, peuvent, sous l'influence d'une maladie générale, exalter leur virulence et donner lieu à une infection ascendante.

Cependant les salpingites tuberculeuses que l'on observe chez les vierges paraissent ne pouvoir guère relever que d'une infection sanguine.

Circulation lymphatique.

Ne peut plus être invoquée, si l'on rejette l'opinion de M. Championnière, que dans les cas de salpingites développées à la suite de l'inflammation d'un organe voisin de la trompe et propagée à cette dernière par voie lymphatique.

Exemple : appendicite, salpingo-ovarite consécutive, par l'intermédiaire des lymphatiques contenus dans le ligament appendiculo-ovarien de Clado.

Péritoine,

Enfin les inflammations du péritoine peuvent provoquer celle des annexes bien que l'inverse soit de beaucoup le cas le plus fréquent. Peut-être certaines salpingites de nature tuberculeuse relèventelles de ce mode d'infection, et la présence de colibacille dans la trompe parait toujours tenir à des adhérences péritonéales développées entre cet organe et l'intestin (Reymond).

Le début de la salpingo-ovarite est extrêmement variable suivant les malades et les circonstances dans lesquelles l'affection se produit, mais on peut cependant en distinguer deux modes principaux : début brusque et début lent.

982 QUESTIONS D'iNTERNAT

a) Brusque.

Le début brusque ou aigu est essentiellement caractérisé par des symptômes subjectifs de péritonite pelvienne.

A la suite d'un avortement, d'un accouchement à terme ou d'une blennorrhagie aiguë, ou chez une femme qui présente déjà des accidents inflammatoires du côté de l'utérus, la malade est prise de dauleurs violentes dans le bas-ventre qui s'accompagnent ordinairement de vomissements, de nausées, de fièvre, et d'un léger ballonnement du ventre. Mais, en général, ces symptômes péritonéaux ont loin d'avoir l'allure inquiétante de ceux qui marquent le début d'une péritonite généralisée, et un œil tant soit peu exercé ne s'y trompe pas ; au bout d'un temps variable, mais le plus souvent de courte durée (2, 3, 4 jours), le simple repos au lit amène la disparition des troubles péritonitiques sous lesquels se cachaient les lésions qui en étaient le point de départ.

Souvent la malade reprend ses occupations au bout d'un temps qui varie de 10 à 20 jours. La salpingite est alors constituée à l'état chronique.

h) Lent.

En général, la salpingite a un début insidieux et parfois même prend immédiatement une allure chronique.

Le début lent, insidieux des salpingites peut être uniquement marqué par des troubles à distance du côté du tube digestif, qui faisaient errer souvent le diagnostic à l'époque où cette affection était moins bien connue ; mais plus fréquemment les troubles digestifs s'accompagnent de phénomènes locaux qui éveillent l'attention du côté des organes gé ni taux.

/?. Signes fonctionnels.

Ce sont essentiellement :

Des douleurs locales ; Des troubles <lr la menstruation ;

Des troubles digestifs :

Des troubles du système nerveux.

Poxxi a donné à . s ûblede ces - snaes le nom de

i syndrome utérin ».

ur ils se rencontrent dans presque toutes les atïectious de l'utérus et de ses annexes.

a] Douleurs,

Deux espèces de douleurs : les unes spontan sur les parties latérales de l'hyp castre, dans la

gion de l'ovaire, les autres provoquées. Kn aeral. la douleur a son mawitnum à gauche même dans le cas où les lés - sont beaucoup plus accusées à droite : douleurs parmi \ de

Labadie Lagrave et Legueu.

Dans l'une des fosses iliaques ou les deux, et sur la ligne médiane lorsque l'uteius participe à L'inflammation.

p Irradiât io

Wccion lombaire, sympbys iliaque, aine et surtout cuisse, particulièrement le long de la face interne jusqu'au genou, région sacrée, région coccygienne, vessie, rectum.

. / at ion.

Station debout, marche. \ vaçe en voiture, chemin de ïev. surtout qui

peut être intolérable I réunie

\ Diminution.

Repos, décubitus horizontal.

. I ifluence île lu menstruation.

Variable : tantôt douleurs exaspérées au moment des règles : tantôt, au contraire, calmées momentanément par L'écoulement des menstru

iiraetè \

S asation de poids, de douleur sourde

et continue avec accès de douleurs plus vives, aiguës, lancinantes.

Dans certains cas, avec ou sans cause apparente, crises aiguës très violentes, accompagnées d'un écoulemeut mucopurulent. Ce sont les coliques salpingiennes, qu'on a attribuées aux contractions des fibres musculaires de la trompe.

Ces coliques sont caractérisées par de véritables tranchées avec crises paroxystiques qui se terminent brusquement par l'expulsion d'une ou de plusieurs cuillerées d'un liquide purulent, séreux ou sanguin qui coïncide parfois avec la diminution brusque de la tumeur tubaire :

vomique salpingienne de Léopold et Kaltenbach.

En outre, quelques malades présentent des envies fréquentes d'uriner et des épreintes vésicales, bien que leur urine conserve sa transparence normale. C'est là de la cystalgie et non de la cystite.

b) Troubles de la menstruation.

Menstruation très souvent troublée; 3 fois sur 10. a. Aménorrhée.

Rare.

Dans l'hémato-salpinx les règles sont parfois remplacées par un écoulement sanguin incessant se taisant en très petite quantité : C'est l'aménorrhée distillante de Puech. Elle n'est pas pathognomonique (Pozzi).

(3. Ménorrluujies.

Par contre fréquentes. Règles abondantes, revenant « tous les quinze ou vingt jours et durant parfois jusqu'à huit jours, laissant les malades tics affaiblies » (Scgond).

SALPINGO-OVARITES 985

Y» Dysménorrhée.

Habituelle. Cependant nous avons vu que les malades pouvaient, dans certains cas, être soulagées à l'époque des menstrues.

o. Leucorrhée.

Constante. Variable dans ses caractères suivant l'intensité de la métrite concomitante.

c) Troubles digestifs.

« La plupart des malades atteintes de salpingoovarite sont en même temps de grandes dyspeptiques, et, dans bon nombre de cas, les troubles digestifs dominent tellement la scène, qu'ils peuvent induire en erreur et faire méconnaître la lésion initiale » (Bouilly).

Perte de l'appétit. Nausées et quelquefois vomissements. Gastralgie, dilatation d'estomac, éructations, dyspepsie flatulente. Constipation ordinairement opiniâtre.

d) Troubles nèvropathiques .

Neurasthénie : névralgies diverses, fatigue continuelle, courbatures, troubles de la sensibilité, hyperesthésie spinale ; malades impressionnables, de caractère capricieux, souvent triste et mélancolique.

Tous ces symptômes peuvent aboutir à l'hystérie véritable chez les sujets prédisposés.

e) Signes généraux.

Lorsque le pus envahit les annexes, on peut observer : amaigrissement, altération des traits, poussées fébriles, anémie, cachexie lente.

D. Signes physiques.

a) Inspection du ventre.

Ne fournit ordinairement aucun renseignement, sauf parfois ballonnement, surtout chez les nerveuses.

b) Palpation.

a. Réveille la douleur sur les côtés de l'utérus et dans la région des annexes, particulièrement lorsque la main, après avoir été appuyée progressivement, est soulevée brusquement.

La palpation de l'épigastre est aussi généralement douloureuse par suite des troubles gastriques.

Elle renseigne sur le point maximum de la douleur salpingienne.

p. Permet quelquefois de sentir au-dessus de l'arcade de Fallope une masse fibreuse indurée et diffuse.

C'est le plastron abdominal»

Mais en général les annexes sont tombées dans le cul-de-sac postérieur ou au moins abaissées et le palper seul ne parvient pas à les sentir.

c) Toucher vaginal.

Sera toujours combiné au palper abdominal et sera pratiqué de préférence avec deux doigts, et, si besoin est, sous chloroforme.

Avant de le pratiquer, débarrasser le rectum des matières fécales.

a. Examen du col de V utérus.

Signes variables :

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