IV. Latérales
Nous présentent à étudier : l'orifice tubaire, et la fossette de Rosenmùller.
1° Orifice tubaire. — Deux points importants pour le cathétérisme de la trompe d'Eustache sont à retenir au sujet de l'orifice naso-pharyngien de ce conduit. Le premier a trait aux bourrelets qui limitent cet orifice, le second aux distances qui le séparent des différentes parties voisines.
Bourrelets. — L'oritîce tubaire, de forme assez variable, ordinairement triangulaire, est limité par trois bourrelets : le premier, antérieur, répond au bord postérieur de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde et est déterminé par un ligament qui longe le bord externe des choanes ; le deuxième, postérieur, est constitué par la saillie du faisceau accessoire externe du pharyngo-staphylin (voir Muscles du voile du palais) ; le troisième, inférieur, est dû au périslaphylrn interne.
Distance. — L'orifice tubaire est distant de 12 millimètres environ des quatre points suivants : cornet inférieur, paroi postérieure du pharynx, base du crâne, voûte palatine (Testut).
Avec ces données anatomiques, qui doivent toujours
être présentes à l'esprit, et un peu d'habitude, il est le plus souvent facile de faire pénétrer un cathéter dans trompe d'Eustache.
2° Fossette de Rosenmûller. — Derrière l'orifice tubaire, le bec de la sonde, tourné en dehors et en haut, tombe brusquement dans une large dépression latérale, où il se meut librement : c'est la fossette de Rosenmûller, dont la connaissance est encore fort utile, on le comprend, pour pratiquer le cathétérisme de la trompe.
Y. Inférieure.
Constituée par le voile du palais, lorsque celui-ci est redressé au moment de la déglutition.
b) Portion ruccale :
a. Dimensions :
Hauteur : 4 à 5 centimètres ; Profondeur : 3cm,5 au niveau des amygdales, 5 au-dessous, 4 au niveau de l'os hyoïde ;
Largeur : 5 centimètres immédiatement audessous du voile et 4 au niveau de l'os hyoïde. p. En avant, cette portion répond au vestibule bucco-pharyngé, limité : en haut, par le voile du palais, quand celui-ci est relevé pendant la déglutition ; en bas, par la base de la langue ; latéralement, par les piliers du voile, entre lesquels fait saillie l'amygdale correspondante.
7. En arrière, la portion buccale du pharynx est limitée par deux plans horizontaux passant : l'un, au niveau du bord supérieur de l'arc antérieur de l'atlas ; l'autre, au niveau du bord supérieur du corps de la troisième vertèbre cervicale. Donc, ce qu'on voit, en regardant le fond de la gorge, c'est le corps de Vaxis ; ce que Von sent, en poussant le doigt directement en suivant le voile vers la paroi 'pharyngienne postérieure, c'est le tubercule de l'atlas : au-dessus de lui, en soulevant le voile, l'apophyse basilaire ; au-dessous, le corps de l'axis (Kobin-Massé, thèse de Paris, 1864).
c) Portion laryngienne :
a. Dimensions :
Hauteur : 5 u 6 centimètres ; Largeur : de haut en bas, 4 — 2 centimètres ; Profondeur : de haut en bas, 3 — 2 centimètres.
p. En avant, cette portion du pharynx répond :
Sur la ligne médiane, au larynx ; sur les cotés, aux gouttières pharyngo-laryngées.
I. Le larynx, tapissé sur sa face postérieure par la muqueuse pharyngée, présente de haut en bas :
1° L orifice pharyngien du larynx, elliptique, oblique en bas et en arrière, circonscrit : en avant, par l'épiglotte ; en arrière, par la dépression interaryténoïdienne et par un repli transversalement tendu entre les cartilages corniculés de Santorini ; latéralement, par les replis aryténo-épiglottiques ;
2° La face postérieure des cartilages arytènoïdes, réunis par le muscle aryaryténoïdien ;
3° Le chaton du cricoïde, à crête médiane proéminant dans la cavité laryngienne, à dépressions latérales occupées par les muscles crico-aryténoïdiens postérieurs. Ossifié et dur chez le vieillard, le cricoïde rétrécit le calibre du pharynx et peut être pris pour un corps étranger.
II. Les gouttières pharyngo-laryngées, situées de chaque coté du cylindre laryngien, sont limitées : en dedans, par la saillie de ce dernier ; en dehors, par celle formée, de haut en bas, par l'extrémité des grandes cornes de l'os hyoïde, le bord postérieur de la membrane thyro-hyoïdienne, le bord postérieur du cartilage thyroïde. Ces gouttières ont une forme triangulaire à sommet inférieur et base supé-
92 Q l' E S T T 0 X S DIX T E R N A T
rieure. La muqueuse, qui les tapisse, est soulevée par un pli vertical déterminé par le laryngé supérieur. Ce serait par ces gouttières que les liquides passeraient de la cavité buccale dans l'œsophage.
D. Surface postérieure, extérieure, convexe.
Nous présente à étudier un rapport immédiat et des rapports médiats.
a) Rapport immédiat.
C'est celui que la surface externe du pharynx affecte avec Y aponévrose pèripharyngée. Cette aponévrose, qu'il ne faut pas confondre avec Y aponévrose intra-phanjngienne, s'épanouit sur le pharynx, qu'elle enveloppe en arrière et sur les côtés, et va se perdre en avant au niveau des insertions antérieures des muscles constricteurs. Sur les parties latérales, elle pousse un prolongement qui se dédouble pour former la gaine vasculaire du cou, puis va se perdre sur l'apophyse styloïde et les muscles qui en partent. 11 existe donc ainsi de chaque côté du pharynx une cloison celluleuse verticale et transversale.
Par l'intermédiaire de l'aponévrose péripharyngienne, le pharynx se met en rapport avec les organes voisins.
Rapports médiats.
Pour l'étude des rapports médiats nous devons considérer, à la surface externe du pharynx, une face postérieure et deux faces latérales.
a. Face postérieure. — La face postérieure répond au corps des six premières vertèbres cervicales ; mais entre elle et ces vertèbres on trouve successivement d'avant en arrière :
1° L'aponévrose pèripharyngèe; 2° Une couche de tissu cellulaire ; 3° L'aponévrose prévertébrale ; 1° Les muscles prévertébraux.
La couche de tissu cellulaire à larges mailles, comprise entre l'aponévrose péripharyngée et l'aponévrose prévertébrale, « permet au pharynx de se déplacer par voie de glissement et de se prêter à toutes les variétés de raccourcissement et d'allongement réclamées par la part si importante qu'il prend à la déglutition, à la parole, au chant, etc.. ».
Dans cette couche celluleuse on trouve :
1°Des artèrioles provenant de la pharyngienne inférieure ;
2° Un lacis veineux important, formé de chaque côté de veines plus grosses que sur la ligne médiane et qui constituent une espèce de masse veineuse, bilatérale, dont le contenu finit par deux ou trois fossés très courts dans la veine thyroïdienne supérieure, laquelle se jette elle-même dans la jugulaire interne. En haut et en arrière, une veine verticalement ascendante, décrite par Sebileau et Dernoulin, traverse l'apophyse basilaire et fait communiquer le plexus veineux rétro-pharyngien avec la circulation intra-cranienne ;
3° Des gang lions lymphatiques, bien étudiés par Luschka, Sappey et surtout Gillette. Ce dernier a décrit au-devant des parties latérales des vertèbres cervicales, chez l'enfant en bas âge, des ganglions lymphatiques pairs et latéraux, dont les plus constants sont situés audevant de l'axis et dont l'existence éphémère éclaire la pathogénie des adéno-phlegmons rétro-pharyngiens de la première enfance.
p. Faces latérales. — Nous avons gardé pour la fin l'étude des rapports des faces latérales du pharynx pour pouvoir y insister à notre aise et en montrer toute l'importance.
Tout d'abord unedivisionnaturelles'impose.
La partie supérieure des faces latérales du pharynx est cachée par la branche montante du maxillaire inférieur, la partie inférieure esl au contraire facilement accessible. Nous
94 QUESTIONS D'iNTERNAT
devons donc distinguer à cette face deux portions : l'une céphalique, l'autre cervicale.