‹ Recueil de questions d'internatChapitre 694 sur 713 · C. Troisième pértode · texte numérisé non relu

C. Troisième pértode

Fœtus mort.

a) La mort du fœtus peut être précédée par un ensemble de phénomènes auxquels on donne le nom de faux travail. Le faux travail est caractérisé :

a. Par des contractions utérines et des douleurs expulsives.

Par un suintement sanguinolent, quelquefois une véritable hémorrhagie. Dans le vrai travail, à la place de l'écoulement sanguin, on assiste à l'émission de glaires (bouchon gélatineux).

p. Par la dèhiscence du col. Dilatation et effacement ébauchés. Le doigt introduit dans le col permet de constater que l'utérus est vide. Absence de la poche des eaux.

b) Le fœtus peut succomber sans que sa mort soit précédée des phénomènes du faux travail. Pour tout symptôme, la femme s'aperçoit alors que l'enfant ne remue plus et présente bientôt un gonllement des seins du à la montée du lait.

c) A la suite de la mort du fœtus, dans les cas heureux, les douleurs cessent, la menstruation redevient

régulière et tout rentre dans l'ordre. Le fœtus se momifie ou se transforme en lithopédion.

Complications.

Mais cette évolution de la grossesse extra-utérine est sinon exceptionnelle, du moins rare, et il est beaucoup plus fréquent d'assister à une des complications suivantes.

A. Rupture du kyste fœtal.

Est pour ainsi dire constante dans la grossesse tubaire, variété de beaucoup la plus fréquente de grossesse extra-utérine. Plus rare dans la grossesse ovarique, la rupture du kyste est exceptionnelle dans la grossesse abdominale.

A la suite d'une fatigue, d'un coït, vers le troisième mois d'une grossesse crue normale et assez souvent au milieu des menstrues qui ont reparu depuis trois ou quatre jours, la femme éprouve soudainement une sensation de craquements dans les reins et des douleurs extrêmement violentes, d'abord localisées dans le basventre, puis généralisées à tout l'abdomen, En même temps apparaissent des nausées, des vomissements, du ballonnement du ventre. Le pouls devient petit, filiforme, abdominal. La température tombe au-dessous de la normale. Les extrémités se refroidissent. Les téguments se décolorent. Le faciès est grippé et prend l'aspect péritonéal. Une syncope mortelle peut mettre brusquement un à cet état général effrayant.

Ces phénomènes sont dus à l'inondation du péritoine par l'iiémorrliagie qui se produit et par le contenu du kyste fœtal.

Dans les cas heureux, l'hémorrhagie s'arrête, L'épanchement s'enkyste et l'hématocèle rétro-utérine est constitué

Exceptionnellement on peut voir le fœtus survivre à ce cataclysme et continuer à se développer.

/;. Si pporation du kyste fœtal.

Le fœtus morl peut se putréfier. Le kyste fœtal s'en- Elamme et suppure. Il devient douloureux el le syn-

drome des suppurations profondes apparaît : frissons répétés, accès de fièvre vespéraux résistant à la quinine, teint pâle et terreux, face amaigrie, diarrhée fétide.

a) Il peut se rompre dans la cavité pèritonèale, si des adhérences protectrices n'ont pas eu le temps de se développer. Il en résulte une péritonite suraiguë, généralisée et rapidement mortelle.

b) Si le kyste fœtal a contracté des adhérences a /ec les organes creux du voisinage, il ne tarde pas à s'ouvrir dans leur cavité.

a. L'ouverture à la paroi abdominale, au niveau ou au voisinage de l'ombilic, donne issue à un pus fétide, au milieu duquel on peut reconnaître des os, des parties molles du fœtus, le placenta, etc.

p. L'ouverture dans le rectum « le plus souvent s'annonce par des symptômes particuliers. Il y a des douleurs abdominales, des besoins fréquents d'aller à la garde-robe. L'expulsion des matières est plus ou moins pénible et le ténesme se montre fréquemment. Les matières expulsées sont constituées par un liquide séro-sanguinolent d'une odeur repoussante, puis par des débris plus ou moins volumineux et des fragments de squelette. — Souvent des symptômes de septicémie se déclarent ; à l'amaigrissement succèdent des sueurs profuses et de la fièvre, et après une période cachectique qui dure plus ou moins longtemps, la femme succombe » (Pinard).

Y- L'ouverture dans le vagin est moins fréquente et plus favorable que l'ouverture dans le rectum.

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