‹ Recueil de questions d'internatChapitre 702 sur 713 · V. Période de ménopause · texte numérisé non relu

V. Période de ménopause

Elle est caractérisée par l'atrophie en masse de la muqueuse et de l'utérus : le corps s'atrophie, la cavité cervicale se rétrécit et quelquefois s'oblitère. Les artères utérines deviennent athéromateuses et s'incrustent de sels calcaires. Les cellules de revêtement s'aplatissent et perdent leurs cils, le tissu conjonctif s'hypertrophie, les glandes cervicales disparaissent ou subissent la transformation kystique.

PHYSIOLOGIE

Après ce que nous avons dit des modifications de la muqueuse utérine aux diverses phases de la vie génitale de la femme, il nous reste surtout à parler des rapports de la menstruation et de l'ovulation.

Deux grandes théories sont en présence :

A. La théorie classique.

Qu'énonce la loi de Négrier : l ' hèmorrhagie menstruelle a pour point de départ la rupture du follicule ou le travail qui précède immédiatement cette rupture, suivant que l'on place l'expulsion de l'œuf au début ou à la fin dr l'hémorrhagie. C'est l'opinion de Gendrin, Coste, Bischoff.

Divers auteurs ont voulu préciser le mécanisme de la menstruation.

a) Pour Pflûger, l'écoulement menstruel est un acte

réflexe provoqué par l'excitation des extrémités terminales des nerfs du follicule due à la distension de ce dernier. Cette excitation réagirait sur les centres nerveux et amènerait par voie réflexe la congestion des organes génitaux.

b) Pour Lœivenhart, l'œuf fécondé est toujours l'œuf correspondant à la première menstrue qui fait défaut. L'œuf s'échappe du follicule avant l'hémorrhagie, et si la fécondation a lieu, Thémorrhagie manque ; si l'ovule n'est pas fécondé, il est expulsé avec la caduque menstruelle et l'hémorrhagie apparaît.

c) Lœiventhal a proposé une explication très ingénieuse. Pour lui la chute de l'ovule a lieu au moment de l'hémorrhagie cataméniale par le mécanisme suivant : après la déchirure du follicule, celui-ci arrive dans l'utérus et s'arrête, fécondé ou non, dans un des replis de la muqueuse où sa présence détermine la formation d'une caduque menstruelle. Si l'ovule n'a pas été fécondé, il meurt après un certain temps, la régression de la caduque qui se produit alors amène une hémorrhagie menstruelle et la congestion qui existe alors réagit sur l'ovaire et contribue à amener la maturation et la rupture d'un nouveau follicule. Si l'ovule a été fécondé, la caduque devient caduque de grossesse.

Cette théorie est vraiment séduisante par sa simplicité; elle a malheureusement contre elle ce fait que de Sinéty n'a pu constater l'existence d'une caduque menstruelle.

d) Laivson Tait enfin fait jouer aux trompes un rôle important.

Mais en face de toutes ces théories qui admettent la subordination de la menstruation à l'évolution se dresse une théorie absolument inverse.

/;. Théorie soutenue par Beigel, Aran, Giraudet, Williams et de Sinéty et d'après laquelle l'ovulation et la menstruation n'ont aueune influence Tune sur l'autre, mais sont l'une et l'autre la conséquence de l'impulsion sexuelle.

Leurs arguments ont certes de la force. Ils sont basés : 1. Sur la constatation de faits d'ovulation sans menstruation (grossesse chez des (illes non réglées) ;

2. Sur des faits de menstruation sans ovulation (menstruation chez des castrées).

Mais en revanche les explications qu'ils proposent de la connexité des deux phénomènes sont bien peu satisfaisantes et Ton ne peut guère admettre que cette connexité soit suffisamment expliquée par ce fait qu'ils sont tous deux la conséquence de l'impulsion sexuelle (Beigel) ou encore qu'elle soit due simplement à leur périodicité (de Sinéty).

C. En résumé : il n'y a aucune raison absolue pour ne pas admettre que V ovulation se traduise extérieurement par la menstruation, que la déchirure de V ovule se fasse ordinairement à la fin de V écoulement cataménial, et que l'œuf féconde soit ordinairement celui qui a été mis en liberté lors de la dernière menstruation.

Cependant par exception sous l'influence d'une excitation sexuelle ou d'une autre cause, un follicule peut se rompre pendant la période inter-menstruelle, l'ovule être fécondé et la fécondation empêcher la menstruation. Mais en somme, il n'en subsiste pas moins qu'on doit admettre sauf exceptions cette loi très générale : la menstruation est subordonnée à une ovulation récente.

MÊTRORRHAGIES

Bibliographie : Ribemont — Dessaignes et Lepage. Obstétrique. - - Auvard. Scméiologie génitale, in collection Léauté. — Traité de chirurgie. Duplay et Reclus. — Moynac. Manuel de pathologie générale. — Pozzi. Traité de gynécologie. — Labadie-Lagrave et Legueu. Traite médico-chirurgical de gynécologie.

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