‹ [Recueil de traités]: Nouveau recueil général de traités, conventions et autre transactions remarquablesChapitre 19 sur 71 · LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA FRANCE

NOMS

msj ,Î843

des principales

par Calais

par

VILLES

ou Bou:

logne.

le Havre

fr. c.

fr. c.

fr. c.

fr. c.

fr. c.

fr. c.

fr. c.

l fr. r.

Paris . . . .

Rouen . . . .

Nantes . . . .

Bordeaux . . .

Marseille . . .

Je passe à l'examen des stipulations comprises sous le titre IV.

Titre IV. — Transit des correspondances étrangères.

Par sa position géographique, autant que par la précision et la variété de ses relations postales avec les difrerens Etats du continent européen, la France se trouve être intermédiaire presque indispensable de l'Angleterre et de ces Etats pour la transmission de leurs correspondances mutuelles. Les paquebots et les éta- Recueil gên. Tome V. P

226 Convention de poste entre la France

1843 blissemeus de poste que nous entretenons depuis 1837 dans la Méditerranée ont accru notre intervention dans cet échange 5 bientôt nos paquebots transatlantiques la rendront plus active et plus puissante encore.

De son côté, l'Angleterre, par ses paquebots réguliers, que seconde sa marine marchande, offre à notre commerce, comme je l'ai déjà fait: remarquer à votre excellence, des moyens précieux et multipliés de correspondance avec presque toutes les contrées du globe.

Le titre IV de la convention met en commun, pour ainsi dire, tous ces moyens divers, non - seulement au profit de la correspondance des regnicoles des deux Etats contractans, mais encore dans l'intérêt des autres pays, qui se servent de ces moyens combinés pour la transmission des correspondances de leurs nationaux.

Pour rendre plus accessible au commerce cette vaste exploitation postale, la France et l'Angleterre ont résolu de faire subir à leurs tarifs de transit ou de voie de mer une réduction au moins égale à celle qui est pratiquée sur leurs tarifs internationaux. Je signalerai tout à l'heure à votre excellence quelques-uns des résultats de cet intelligent sacrifice sur les taxes des lettres d'outremer.

Uu autre point important , qui se trouve réglé d'une manière satisfaisante par la convention, et qui est compris dans le titre du transit, c'est la continuation du passage, en dépêches closes, par la France, d'une notable partie de la correspondance échangée entre l'Angleterre et les Indes orientales; passage dont les conditions avaient été déjà le sujet d'une convention additionnelle, conclue à Paris en 1839.

L'accélération que nous nous engageons, par la con<vention nouvelle, à procurer dès ce moment à cette correspondance; la vitesse plus grande encore, et que, seuls entre tous les Etats du continent, nous pourrons imprimer bientôt à sa marche au moyen du chemin de fer qui doit traverser, du nord au midi, notre territoire, sont, avec la diminution du prix de transit à laquelle elle participe, comme autant de gages de la durée d'un arrangement dont le caractère et les avantages réciproques ne sont pas purement financiers.

Je ne pourrais, sans excéder les bornes de ce rapport, M. le ministre, faire ressortir, en détail, les effets des combinaisons neuves et variées qu'admet la conven-

tion pour favoriser le passage et le transport des corre- 1843 spondances étrangères par les postes combinées de la France et de l'Angleterre. Je me bornerai \ en présenter ici quelques exemples, qui sont pris au point de vue du temps employé pour le parcours de ces correspondances, et des taxes dont elles seront frappées.

En ce qui concerne le temps employé, voici quelques-uns des résultats les plus remarquables:

Une lettre adressée de Constantinople , pour une des possessions anglaises dans l'Amérique du Nord, pourra être expédiée, affranchie ou non affranchie, au gré de l'envoyeur , et parviendra à sa destination en trente - quatre jours. La distance parcourue est d'au moins deux milles quatre cents lieues. Les expéditions sur la Méditerranée , entre Constantinople et Marseille, ont lieu, par nos paquebots, tous les dix jours; celles sur l'Atlantique, par les paquebots réguliers de l'Angleterre entre Liverpool et Halifax, une fois par semaine.

ILie lettre de Boston au Havre, par Liverpool, peut parvenir en quinze jours au destinataire; la dislance est d'au moins dixsept cents lieues; le service est hebdomadaire.

Enfin, une lettre de Bombay, adressée à Paris, arrive en trente jours, au moyen du service mensuel établi par la mer Rouge.

Quant à la diminution du port de ces lettres, les résultats promis par la convention sont également dignes de l'attention de votre excellence; j'en présenterai ci -après quelques exemples qui intéressent plus spécialement le commerce français:

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