‹ Recueil des antiquitéz du PercheChapitre 15 sur 67 · CÏÏÂRTRA.GE DE MORTAGNE · texte numérisé non relu

CÏÏÂRTRA.GE DE MORTAGNE

Chartrage de Mortagne (2), fondé en 1099 par Rotrou, quatrième comte 'du Perche (3). Les biens dépendants de la ditte léproserie, ainsi que des autres maladreries et léproseries du royaume, furent joints et incorporés à Tordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare par édit du mois de décembre 1672 4: ; ils en furent ensuitte distraits par édit et déclaration des mois de mars, avril et aoust 1693 !5: et finalement par édit du 14 janvier 1695 (6;. Les maladreries de Chartrage, paroisse de Loisey et celle de Saint-Gilles, de la paroisse de Mauves, furent réunies à l'hôpital de la ville de Mortagne.

(1) Les pages qui suivent jusqu'à la « division du Perche » sont extraites des manuscrits de Yersailles et de M. de La Sicotière, qui seuls les reproduisent. Ce sont des additions trop considérables pour être mises en notes et nous avons cru bon de les intejcaler dans le texte de Bart. Elles doivent être attribuées à Delestang (en partie du moins).

(2) Cette léproserie est dite Sancta Magdalena de Catarabia. Ainsi on doit l'écrire Chatrage et non Chartrage. (Note du Ms. de Versailles.l

(3) Nous avons déjà fait remarquer que Rotrou IV n'avait pu fonder ce Chartrage en 1099, puisqu'à cette époque il était mort. Cette fondation est due à Geoffroi III et doit se pUcer en 1090.

(4) « Par l'édit du mois de .décembre 1672, le Roi déclare que sachant que l'Ordre de Saint- Lazare de Jérusalem est le plus ancien de la chrétienté, qu'il est hospitalier et militaire, qu'il est fondé pour la défense de la foi, pour le service des malades et des pauvres et que la plus grande partie de ses biens avait été usurpée par l'envie et l'avidité de plusieurs autres ordres séculiers et réguliers, communautés et particuliers, il rétablissait cet ordre dans l'administration et la jouissance des maladreries, léproseries, hôpitaux et lieux pieux de ses Etats et qu'il unissait et incorporait les maisons, droits et possessions des ordres du Saint-Esprit de Montpellier, de Saint-Jacques de l'Epée, du Saint-Sépulcre, et pour composer des revenus de tous ces biens, des commanderies qui serviraient de récompenses aux officiers reçus chevaliers de l'ordre... » Telle est la substance de cet édit que nous n'avons pu trouver en entier. Ce passage est tiré de Gautier de Sibert. jHit-toiye des (hydres royaux hospitaliers et militaires de N.-D. du Mont-Carmel et de S^Lazare — Paris, 1772, iu-4o, p. 456.)

(5) Les édits des mois de mars et d'avriH693 ordonnaient la désunion d|e tous les biens unis à l'ordre de N.-D. du Mont-Carmel et de Saint- Lazare en exécution de l'édit du mois de décembre 1672. Celui du mois d'août 1693 mit quelques restrictions aux dispositions des autres édits de la même année.

(6) Cet édit fut enregistré au Parlement le 7 septembre 1696.

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