‹ Recueil des antiquitéz du PercheChapitre 33 sur 67 · LONGNY · texte numérisé non relu

LONGNY

Le dict LoDgny est un beau bourg distant du dict Mortaigne de troys lieues ; auquel lieu il y a un fort chasteau clos de haultes murailles et de grands bons fossez, remplis de l'eau d'un grand étang dedans le coin duquel il est basty et dedans iceluy étang séparé du dict chasteau est un fort donjon garni de tours et murailles batues de Feau du dict étang (1).

trompent qui ont prétendu que ce château avoit été bâti par Rotrou III pour arrêter les courses du comte d'Anjou. Orderic Vital nous apprend que c'étoit une des forteresses de Robert de Bellème (1). Henri le"" l'ayant prise avec Bellème, en '1113, la donna à Rotrou II. Son fils, Rotrou III rétablit peut-être ce château et y ajouta de nouvelles fortifications.

Après la mort de Guillaume, dernier comte du Perche, en

1225 ou 1226, Louis VIII le donna, soit en garde, soit en propriété à Pierre de Dreux, surnommé Mauclerc, duc de Bretagne, avant de partir pour son expédition contre les Albigeois. Pierre, ayant pris les armes contre le successeur de Louis VIII, fortifia de son mieux la Perrière et Bellème. Mais il se réconcilia avec le Roi. Au mois de mars 1227, le mariage de sa fille Yolande fut arrêté avec le prince Jean, qui n'avoit que huit ans. Le Roi lui donna à per})étuité, pour lui et ses descendants,

la Perrière avec ses dépendances En 1254, Pierre renonça à toutes ses

prétentions sur Bellème et la Perrière. En 1268, saint Louis donna la Perrière à Pierre, son dernier fils; mais après sa mort, elle fut réunie au domaine. En 1290, elle devint partie de l'apanage de Charles, comte de Valois, d'Alençon et du Perche. En "1312, celui-ci assigna la Perrière aux enfants de sa troisième femme. En 1319, la Perrière fut assignée pour partie du partage accordé au puîné Louis, fils de la troisième femme de Philippe de Valois. Mais, par les partages que Philippe de Valois donna, le 3 avril 1326, à Charles, comte d'Alençon, il se réserva le château de la Perrière.... Nous voyons dans la suite que le château de Bellème et celui de la Perrière se trouvent dans la maison d'Anjou.

On ignore en quel temps et par quel événement le château de la Perrière a été totalement détruit. Il eut toujours les mêmes seigneurs que le comté du Perche

Il y a à la Perrière deux chapelles, l'une sous l'invocation de saint Gilles du Vivier et l'autre sous celle de saint Michel. » (Dictionnaire (jéog. hist. et j)ol. des Gaules et de la France^ par l'abbé Expilly, il62illO.J

(1) Add. « Il est de l'ancien domaine du Perche, régi sous raesnie coustume, que Rotrou, comte du Perche, donna à Gouet, seigneur de Pontgouin, en faveur du mariage de luy et de Magdeleine sa fille, avec partie du Perche que l'on appelle à cause de luy le Perche Gouet. ); (Frag. imp. à Mortagne.j

(1) Nous n'avons pu trouver ce renseignement dans Ordéric Vital.

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