NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR BART DES BOULAIS
Nous croyons, avec M. de La Sicotière, que c'est justice de placer Bart des Boulais au premier rang des historiens du Perche, bien que la plupart des biographes ne le mettent qu'au second (1).
Tout d'abord Bart ne nous paraît être qu'un simple amateur de chroniques locales, ses trouvailles il les notait et complaisamment les prêtait à ses amis. Un de ses cousins, curieux comme lui de connaître les faits et gestes des Percherons dans l'antiquité, sut profiter indiscrètement, ainsi que nous le verrons plus loin, de ses travaux. Il n'est donc point étonnant de- le voir oublié de ses contemporains qui, dans la crainte d'avoir le même sort que le geai paré des plumes du paon, passèrent sous silence l'homme et ses œuvres et s'attribuèrent toute la gloire d'un travail qui n'était point le leur.
Il faudrait une plume autre que la nôtre pour réparer cet oubli et rendre à Bart des Boulais l'hommage qui lui est dû.
Le lieu et la date de sa naissance nous sont inconnus. Mais selon toute probabilité, il naquit à Mortagne (2). La première fois que nous rencontrons son nom, c'est le 13 juillet 1566. Il comparaît dans un acte notarié au nom et comme procureur des prieur et religieux du Val-Dieu, où il demeurait alors. En 1566, Bart avait donc au moins vingt et un ans. Que faisait-il en cette abbaye? Peut-être ses études; l'acte que nous venons de citer ne lui donne aucune qualification (3). A cette époque les écoles étaient rares, et le jeune Bart, désireux de s'instruire, était sans doute allé demander aux charlreux le grand bienfait de l'éducation.
(i) Coup d'œil sur les historiens du Perche, p. 6.
(2) Les registres paroissiaux de cette ville ne remontant pas au-delà de l'année 1587 ; il ne nous a pas été possible de vérifier cette assertion.
(3) Minutes de M^ Delorme, successeur de Bart.
Nous ne sommes plus étonné de le voir dans la suite si familier avec les vieux grimoires, des « moustiers » ses premiers livres de lecture.
Il quitta le Yal-Dieu pour entrer dans le monde : au mois de septembre 1573 il est grefTier en l'élection du Perche.
Nous le trouvons en même temps membre de la Confrérie de la Charité de N.-D. et nous le voyons accepter comme échevin une donation de 70 livres faite à la Charité par messire Guillaume Legendre. L'acte est du 29 novembre 1575.
Dans un précédent acte de remboursement d'une rente de 3 sols fait à la Charité par les sieurs Tessier et Gesbert le 1 7 novembre 1574 , Bart comparaît comme échevin futur. Une obligation nous apprend qu'il exerçait encore la même fonction le 11 juin 1576. A ce moment il modifie quelque peu sa signature à laquelle il ajoute un paraphe sans changer la forme des lettres (1). Il comparaît comme témoin dans un acte de vente du 4 février 1576 avec le titre de « greffier de Vélection du Perche et chasiellenie de Nogentle-Rotrou ». Au mois d'août suivant, on le qualifiait « greffier du Perche es eslection de Nogent-le-Rotrou ». En 1578 il était greffier hérédital en la vicomte du Perche.
Dès cette époque Bart nous paraît avoir une certaine fortune. Il a de nombreuses relations avec de grandes familles de la région qui le font leur mandataire. Souvent il agit au nom des Abot et des Catinat et il réalise des bénéfices qui lui permettent d'acheter quelques lopins de terre dans les paroisses de Saint-Langis et de Courgeon. Il nous paraîtrait d'après plusieurs actes que sa principale propriété était au Bas-Boulay. Le 28 mai 1585, J. Fret, marchand, demeurant paroisse de Coulonges, province de Normandie, vend à « Léonard Bart, sieur des Boulay, greffier hérédital en la vicomte du Perche, demeurant paroisse Nostre-Dame de Mortaigne, certains immeubles scis au Bas-Boulay ». L'acte ajoute qu'il' possédait déjà des biens à cet endroit au moment de la vente. De là sans doute la qualification qu'il prit de sieur des Boulay ou Boulais.
Le 17 avril 1586, il fait l'acquisition de divers immeubles situés au faubourg de Saint-Eloi parmi lesquels une maison. Le même
(i) Pour ce qui est de l'orthographe du nom nous croyons, d'après les observations que nous avons faites, conclure ainsi: la véritable orthographe est Bart. Dans les actes notariés et dans ceux de l'état-civil le t final existe et se confond souvent avec le paraphe. Bart signe avec un t. C'est seulement ses écrits privés qu'il signe Bar sans t et sans paraphe.
jour il loue des biens qu'il possédait dans la paroisse du Pin, au lieu de la Sejardîère.
Puissent ces (juclquos indications faire retrouver la trace d'une source de documenis sur notre historien et compléter ce petit travail (1).
Nous arrivons en 1588. A partir de ce moment, et, avec l'aide des registres paroissiaux de Notre-Dame, nous pourrons être mieux renseignés. Le 4 février de cette aunée, Léonard Bart est lui-même parrain de Marguerite Michel; la marraine était l'épouse de Jean Abot, lieutenant-général du Perche (2).
Jusqu'en 1593 nous n'apprenons rien de nouveau sur lui ni sur sa famille. Le 27 juin de cette année a lieu la cérémonie du baptême de Michelle Besnard, filie de Jean Besnard, avocat. Les parrains sont messire Bouc, lieutenant-général au vicomte du Perche, sieur de la Gocherie, et Noël Catinat, avocat, sieur de Champs, et les marraines Guillemine de Boyères, veuve de Nicolas Catinat et Michelle Bœuf, femme de messire Léonard Bart, grelfier au baillage du Perche. Eu môme temps qu'il nous apprend le nom de l'épouse de notre historien, cet acte nous montre jusqu'à quel point il fréquentait les Catinat. Mais ce n'est pas la seule fois que nous le voyons, ainsi que sa femme, tenir un enfant sur les fonts baptismaux avec un membre de cette famille. Le 17 mars 1594, on baptise Michelle Grattesac. Bart est parrain ; Sébastieune Delliaucourt, veuve de messire Louis Catinat, sieur de la Rivière, est marraine (3).
En 1601 et en 1602, il agit dans plusieurs actes au nom et comme procureur des religieuses de Sainte-Claire de Mortagne. Au mois de janvier 1605 il était encore greffier hcrédital. En parcourant les registres du tabellionnage de Mortagne nous voyons au commencement de l'un d'eux une note manuscrite qui nous dit que « le 10 octobre 1603 a été commencé le registre et protocolle des actes passés par Guillaume Toustain, tabellion commis par Léonard Bart, sieur des Boullais, tabellion royal et hérédital en la chastellenie deMortagne (4) ». Dans un acte de baptême du 24 janvier 1606 il est qualifié
(1) Tous ces détails ont été empruntés aux minutes de Me Delorme.
(2) Nous trouvons son nom et sa signature dans un acte passé le 25 juin 1589 en l'étude de Me Leblond, à Mortagne, et fait en faveur des religieuses de Sainte-Glaire.- {Arch. nat., ZZl, 264, corn, de M. H. Tournoùer.)
(3) Arcli. mun., reg. parois.
{A) Minutes de Me Delorme.
« principal tabellion de la chastellenie de Mortagne, sieur des Boulais (1) ». A partir du jour où il devient notaire, les liens d'amitié qui semblent l'unir ainsi que les siens aux familles Abot et Gatinat, se resserrent. Sa femme et ses enfants, dont nous parlerons tout à l'heure, comparaissent, ainsi que lui, dans les actes de baptême de Saint-Jean et Notre-Dame comme parrains et marraines avec des membres de ces deux familles.
Bart s'était reposé sur Guillaume Toustain du soin de son tabellionnat. Rarement il signait les actes, si ce n'est en l'absence de celui-ci. Gomme notaire, ses relations devinrent plus étendues. Il eut la clientèle des monastères et communautés de la ville et des environs. Pendant les longues années qu'il passa au greffe du baillage du Perche, il eut maintes fois l'occasion de fureter dans les archives, car à cette époque les maisons religieuses étaient souvent en procès. Pour mettre les plaideurs d'accord il fallait avoir des pièces justificatives. Bart profita de ces circonstances et recueillit des notes pour lui-môme en même temps qu'il les prenait pour le baillage. En 1611 il avait amassé assez de renseignements pour composer une histoire complète du Perche.
Gomme nous venons de le dire, il était complaisant, son plaisir était de montrer à ses parents le fruit des nombreuses recherches qu'il avait faites non tant pour son propre contentement que pour satisfaire la curiosité de la famille Gatinat dont il était l'intime. Se défiant de ses propres forces, Bart, dont l'instruction n'était sans doute qu'élémea taire, crut bon de réclamer le concours de son cousin, François Gourtin, avocat du Roi, à Bellême, et lui confia ses manuscrits. Peu de temps après, Gourtin mourait (1611) et sa veuve ne voulut point restituer, à son parent, le fruit de ses longues et pénibles recherches, en disant qu'elle les gardait pour son fils, René.
Le pauvre Bart fut obligé de faire ou refaire son travail et, s'il n'avait point conservé ses notes, de recommencer ses recherches dans les archives des églises et des monastères de la province. En 1613, il pouvait enfin offrir à M. de Gatinat, seigneur de Mauves, conseiller du Parlement de Paris et aïeul de l'illustre maréchal, son Recueil des Antiquitez du Perche, des comtes et seigneurs de la dicte province, etc..
Le 23 novembre 1614, Bart écrivait à « Monsieur Catinat, conseiller du Roy en son Parlement à Paris », une lettre
(1) Arch. mun., reg. parois.
que nous reproduisons ici à cause des intéressants détails qu'elle contient.
« Monsieur,
« J'ay extraict du papier velu de la Trappe tout ce qui m'a semblé de cousé(iuenco, comprins ce qui en estoit ja couché en voz antiquitez, que je vous envoyé pour l'y faire mettre au lieu de ce qui y est concernant la dicte Trappe, commençant en l'an 1 185 soubz le nom de Rotrou, troisiesme du nom (que vous en ferez rayer s'il vous plaist; c'est tout ce que j'y peu plus, oultre les mémoires que je vous ay cy-devant envoyez). Quelque autre, qui aura le crédit de veoir les tiltres de Tiron et d'Arcisses et autres et qui aura plus leu que moy, y pourra adiouster. Ce m'est assez d'en auoir trouué l'inuention pour vostre contentement et après que l'aurez poly et passé par vostre alambic.
« Ceux qui ont escript anciennement du Perche et noz tiltres ne s'accordent poinct.
« Guillaume Gemeticense et Sigebert, en ce qu'ilz en ont escript de l'an 1158, dient que Rotrou rendit au Roy Henry, Moulins et Bonsmoulins et que en recompense le Roy luy donna le chastcau de Bellesme que Guillaume Taleuaz auoit tenu.
« Noz croniques de Normandye tesmoignent la mort de Taleuaz par justice en l'an 1 1 15 et le don de Bellesme par Henry à Rotrou, son gendre, en ce temps ; lequel Rotrou en print possession comme le contient le tiltre que j'en ay, en l'an 1126. Leurs daptes et ces temps sont trop esloignez; le tiltre est le plus véritable.
« Il ne peult estre aussy que Rotrou ayt rendu à Henry Moulins et Bonsmoulins pour ce que depuis ce temps Rotrou, filz du dict Rotrou, comme seigneur du dict Moulins, y commença les fondations et basliemens du prieuré Sainct-Laurens que Geoffroy, son filz, acheua (vous en auez les tiltres) et Matilde, veufue du dict Geofroy, en la fondation de Toussainctz de ce lieu en l'an 1203, donna à ladicte esglize treize liures de rente à prendre sur sa prouosté de Moulins, présence de Thomas, comte du Perche, son filz. Hellissende estoit fille du dict Thomas qui tous ont jouy de Moulins jusques à l'union du Perche à la coronue.
« Aymonius, liure 50 de ses annales, auec plus d'erreur dit que Robert, filz d'Estienne, mourut sans enfans et laissa à sa sœur seulle héritière la comté du Perche qu'elle donna à Phillippes Auguste vers l'an 1235. Nous ne trouuons poinct en noz croniques ny en noz tiltres de Robert, comte du Perche, ny d'aulres Estiennes,
1" Série 21
aussy comtes du Perche, que ceulx que je vous ai naguères envoyez. Il est vray que Rotrou II eut uag filz nommé Estienne, qui fut chevallier du Roy de Gicille qui ala auec les Ciciliens à la Terre-Sain de, y fut euesque de Panorme en Palestine, mourut et fut enterré en Hierusalem comme le tesmoigne l'Histoire de la Terre-Saincte. Geofroy, filz du dict Rotrou, eut aussy ung filz nommé Estienne qui fut Vicomte de Chasteaudun mais poinct du Perche.
« Noz tiltres lesmoignent que Geofroy, dernier du nom, eut de Matilde, Thomas qui après la mort de son père fut comte du Perche ; que Hellissende fut fille de Thomas^ qui fut tué en Angleterre en 1218. Phillippes Auguste mourut en l'an 1223; son filz Loys, père de Sainct-Loys, en 1226, et il se trouve des dons et confirmations de Hellisende de l'an 1230, séparément, et encorres de Guillaume, euesque de Chàlons, son oncle, conjoinctement avec elle, tellement que le dict don ne peult auoir esté faict à Phillippes Auguste qui esloit mort douze ans auparavant. Le temps du don qu'il cotte de l'an 1235 est fault que ce ayt esté à Sainct-Loys qui viuoit lors, car Loys, son père, estoit mort neuf ans au préceddent âgé de 35 ans, et de faict ce fut Sainct- Loys qui en print possession en l'an 1256. Il fait encorres ung autre erreur en ce qu'il dict que Sainct-Loys en donnant à Pierre, son filz, par apanage, Alencon, il y establit l'eschiquier, parceque Teschiquier fust estably en l'an 1225, régnant Charles de A^allois, plus de cinquante ans depuis Sainct-Loys. Je leur demande pardon, protestant que ce que je dis n'est seullement que pour me deffendre contre ceulx qui vouldront me sensurer pour n'adjouster foy qu'à leur antiquité. Jamais les seigneurs de Bellesme ne se sont nommez ny qualifiez comtes du Perche, mais souvent les comtes du Perche se sont nommez comtes de Mortagne et se trouuent des tiltres où aujourd'huy ils se sont dictz comtes du Perche et demain comte de Mortagne. Ces antiquitez sont sy obscures que l'on s'y esguare; le désir que j'ay de leuer tous les doubtes qui s'y ofrent me faict vous en tant importuner, ce que je n'eusse faict sy j'eusse bien conceu le dire des dictz antiens auteurs, ausquelz j'eusse respondu par ung auant-propos, et le ferey s'il vous plaist me renvoyer la minutte, sinon le ferez faire s'il vous plaist par celluy a qui en auez communiqué.
« Je n'en désire autre gloire que vostre contentement. Mais' je ne veuU, s'il est possible, que l'on die que j'aye corrigé ces
an tiens autheurs sans preuue aparente qu'il est nécessaire faire cognoistre, je croy néanlmoings mieulx les tiltres que eulx.
« C'est la vérité que feu Monsieur Gourtin auoit faict quelque chose de ces antiquilez sur les mémoires que je luy en auois baillez et en a encorres de mesliures, mais il n'en auoit recherché la quarte parlye que j'ay depuis recouuertz. J'ay veu chez luy ce qu'il en auoit faict qui estoit peu de chose je le dis, par mon auant-propos, j'ay pensé les retirer de la veuve, mais poinct de moyen, elle les garde pour son filz.
« Je vous baise humblement les mains et suis, Monsieur,
« Vostre très humble et affectionné serviteur,
« BAR [sans t final].
« De Mortagne, ce 23 novembre 1614. »
Non seulement cette lettre confirme tout ce que nous venons de dire, mais elle nous dépeint encore notre historien. En effet, nous connaissons mieux maintenant la persévérance de Bart dans ses recherches, son dévouement à la famille Catinat, sa bonté pour son cousin Courtin. Loin de le blâmer de son indéUcatesse, il semble vouloir amoindrir les bruits qui circulaient alors. Aucune réflexion sur le refus de la veuve de Courtin. Par cette lettre nous voyons encore qu'une personne avait été chargée par M. de Catinat de la correction de son manuscrit. Quelle était cette personne ? Nous l'ignorons.
Outre les Antiquités du Perche, nous attribuons à Bart un autre travail, qui, s'il est moins important que le premier, n'en est cependant pas moins intéressant. Ce manuscrit que nous avons eu le bonheur de trouver en compagnie de la lettre ci-dessus, a pour titre « La préséance de Morlagne ». Voici en quelques lignes à quelle occasion ce mémoire fut rédigé et les raisons qui nous font croire qu'il a pour auteur le sieur des Boulais.
Trois fois déjà, en 1550, 1557 et 1588 et pour des causes tout accidentelles, l'Assemblée provinciale, qui devait se réunir à Mortagne, avait tenu ses séances à Bellème.
De l'exception, les Bellômois firent la règle et, dans la suite, se crurent seuls investis du droit de réunir dans leurs murs les trois ordres de la province.
En 1614, lors de la convocation des Etats-Généraux à Paris, le Perche fut, comme les autres provinces, invité à nommer ses
308 ANTIQUITES DU PERCHE.
représentants. Le bailli d'alors, ennemi juré des principaux officiers de la ville de Mortagne avec lesquels il avait eu maints procès et qui d'un autre côté mettait tout en œuvre pour faire élire son beau-frère, convoqua les délégués du baillage à Bellême. Pour motiver sa détermination, il prétexta de certaines querelles qui existaient entre les maisons de la Frette et de Lavardin.
Lésés dans leurs prérogatives, les habitants de Mortagne présentèrent une requête au Roi. Mais le temps pressait, les délais allaient expirer et la réunion se fit à Bellême.
Cependant les Mortagnais ne se tinrent pas pour battus. Leur cause fut introduite le 25 juillet 1614 au Conseil du Roi, et ils obtinrent l'autorisation de se défendre. Dès lors il ne leur restait plus qu'à réunir tous les éléments de nature à établir leurs droits, ou plutôt ceux de leur ville, au titre de capitale du Perche (1).
Quel autre mieux que Bart, qui donnait à ce moment (1614) le dernier coup de plume à ses « Anliquitez du Perche », eût été plus capable de mener à bonne fin un aussi laborieux travail ?
Aussi n'hésitons-nous pas, bien que le manuscrit que nous comptons publier ne porte pas de signature, à lui en attribuer la paternité.
D'un autre côté, l'écriture est absolument identique à celle des nombreux documents écrits de sa main, que nous avons sous les yeux.
Enfin, si un doute pouvait s'élever, la strophe suivante, postérieure au manuscrit et écrite par une main étrangère qui voulut rendre hommage à son auteur, achèverait, croyons-nous, de le faire disparaître :
Perche petit, grand de renom,
Mortagne est conjoinct à ton nom.
Que sur le marbre et sur riuoire,
Avec une pointe d'airain,
Vos beaux noms et Bart, mon parrain,
Soient à jamais gravez au temple de Mémoire.
Ce filleul de Bart ne peut être autre que celui qui a écrit sur le verso de la troisième feuille des Antiquitez (manuscrit du Vatican) la dédicace suivante (2) :
(1) D'après les mss. que nous possédons des « Préséances de Mortagne » par Bart et Le Forestier.
(2) Nous devons ces renseignements au R. P. Edouard, d'Alençon, qui, dans un voyage à Rome, les a recueillis sur le manuscrit conservé à la
A Monsieur Bar, sur ses Antiquitez du Perche, par Rodolphe Le Sieur, son filleul (1).
Bar, tu as mérité que ta chère Patrie, Ayant r' appris de toy ses antiques honneurs, Aye de toy mémoire après tant de faveurs, Faisant vivre ton nom d'une immortelle vie.
Autre de luy-même.
Perche, tu croupirois sous les cendres d'oubly Et tes antiquitez ne se verroient revivre Sy Bar n'eust rebasty ta ruyne en son liure. Qui jamais ne feront son nom estre en oubly (2).
Ces vers, tout à fait semblables aux précédents quant à l'esprit et à la forme, rendent noire assertion presque irréfutable. Cette « Préséance » a-t-elle été recopiée et en même temps modifiée ? Toujours est-il que M. le vicomte de Romanet a retrouvé à la Bibliothèque Nationale (3) un mémoire à peu près identique, mais que par récriture et l'orthographe il a reconnu être du milieu du xviii" siècle. Le manuscrit que nous possédons a 18 pages petit in-4°.
De 1614 à 1618, la vie de Bart s'est écoulée si paisiblement que nous n'avons rien trouvé qui puisse mériter une mention. Mais cette dernière année devait lui être bien pénible. Le 4 février 1618 « est décédée dame Michelle Bœuf, femme d'honorable homme messire Léonard Bart (4) », Il survécut encore quelques années à son épouse et mourut lui-même dans la première moitié de l'année 1620. Il est à présumer que c'est à Morlagne qu'il termina ses jours.
bibliothèque du Vatican (fonds reginensis 950). Nous le remercions de son intéressante communication.
(1) Rodolphe Le Sieur fut baptisé à N.-D. le 9 septembi'e •1595 et eut en effet Bart des Boulais pour parrain. [Arch. mun., reçj. parois.}
(2) D'après l'abbé Fret(1) ce quatrain serait de 1\I. François Bailly, compatriote et admirateur de Bart des Boulais; ou l'abbé Fret se trompe, ou Rodolphe Le Sieur est un plagiat. Quant à M. de La Sicotière, il aUribue à AudoUent, notaire à la Lande-sur-Eure, la pièce de vers tout entière (2). Pour nous, Audollent fut simplement transcripteur des vers comme il le fut du manuscrit. Mais au lieu de les transcrire fidèlement il se permit d'en changer c{uelques-uns.
(3) Ms. fr. 16652, p. 437.
(4) Arch. mun., reg. parois.
(1) Le Diseur de Vérité, 1842, page 151.
(2) Coup d'oeil sur les historiens du Perche, page 8.
310 ANTIQUITÉS DU PERCHF.
Une lacune dans les registres de décès de la paroisse N.-D., qu'il a toujours habitée, existe malheureusement à cette époque. Nous devons donc, à notre grand regret, passer sous silence sa mort aussi bien que sa naissance. Si tout semble s'être concerté pour cacher à la postérité les actes de cet homme de bien qui possédait avant tout l'amour de son pays, rendons à sa mémoire l'hommage qui lui est dû. Si l'oubli a été une faute, la réparation devient tût ou tard un devoir.
Bart était donc mort le 24 juin 1620, date à laquelle ses héritiers ratifièrent plusieurs obligations qu'il avait consenties précédemment à une dame Gratesac (1). Nous lui connaissons quatre enfants :
1° Françoise Bart, sa plus jeune fille, qui épousa François Thibault, sieur de la Morlière ;
2° Marguerite Bart, épouse de Jean Martin, sieur de la Breton nier e, avocat ;
3° Anne Bart, mariée à Etienne Thibault;
4'' Michelle Bart qui épousa Michel Turgeon, le jeune sieur de la Bourdinière, avocat.
Toutes résidaient à Mortagne (2).
Parmi les religieuses de Sainte-Glaire qui comparurent dans les actes notariés, nous avons remarqué, de 1601 à 1663, le nom de Marie Bart qui sans doute était la fille de messire Léonard Bart (3).
Parcourant les registres de l'état-civil de Mamers (Sarthe), M. de La Sicolière vit que « le 5 mars 1679 a été baptisé un fils pour M* Michel Bart, sieur des Boulais, advocat en parlement, et pour damoiselle Catherine Mercent, ses père et mère, nommé Julian par Julian Lunel, sieur des Essarts, cappitaine de son Altesse royale. Monsieur le duc d'Orléans, et par dame Catherine Lefévre, espouse de messire Jacques de Boullemer, chevallier, conseiller du Boy, bailhf et gouverneur pour Sa Majesté de la ville et château d'Alençou, ses parrain et marraine. H. Busson, curé de Mamers, Des Essarts, Lunel, Catrine Lefevre, Martin. »
Ce Michel Bart, également sieur des Boulais, était-il petit-fils de l'historien Bart ? Nous ne saurions l'affirmer car sur les registres
(1) Cette obligation fut passée devant M* Mullard, notaire en la cliasftellenie de Mortagne. Elle est citée dans un jugement du baillage rendu entre les héritiers de Bart et ceux d'un nommé Chevalier. fArch. de l'Orne. J
(2) Arch. mun., reg. parois.
(3) Minutes de Me Delorme.
de l'état-civil, comme dans les minutes de notaires, rien ne nous a même fait présumer que Bart eut eu des fils.
Si nous avions pu retrouver les minutes de M* Mullard, qui a passé l'acte d'obligation précité et sans doute l'inventaire et le partage des biens qui furent faits après le décès de Bart, nous aurions moins de points d'interrogation. Là encore l'oubli a triomphé en faisant égarer les papiers qui contenaient certainement de précieux détails sur notre chroniqueur qui, jusqu'à sa mort, ne cessa de compléter ses antiquités. Si en 1614 son ouvrage était capable d'être offert à M. de Catinat, il ne le crut point pour cela achevé. En 1618, époque à laquelle semble remonter le manuscrit du Vatican, il ajoutait les détails qu'il connaissait sur la fondation du couvent des Capucins (1).
Si rinsuffisance des documents nous empêche de retracer aussi longuement et aussi dignement que nous le voudrions la vie de Bart des Boulais, efforçons-nous au moins de conserver sa mémoire en marchant sur ses traces, en imitant son exemple et en continuant ses travaux.
J. Besnard.
(1) Communication du R. P. Edouard, d'Alençon.
DES NOiMS
NOTA. — Les noms de personnes sont en caractères romains, les noms de lieux en italiques. -- Les noms précédés des articles Du, Des, Le, La, Les ou du mot Saint sont classés aux lettres D, L et S.
Abbeville (Bernard d'), abbé de Saint-Savin et de Saint-Cyprien
de Poitiers, 16, note 8. 124, note 3.
Abbon (Chronique d'), 9, note 4.
Abot (Chapelle), 54.
Abot (famille), 302. 304.
Abot (Gilles), écuyer, sieur du Reray, la Chaize et de Champs, 51
et note 10. 52, note.
Abot (Guillaume), sieur de la Chaize et du Jarrossay, président
de l'échiquier d'Alençon, 51, note 10.
Abot (Guillaume), sieur de Gournay, 16G. Abot (Jean), lieutenant-général du Perche, 303. Abot (Jean), archidiacre du Corhonnois, 58, note 1. Abot (JeanV sieur du Buat, 54.
Abot (Jean), habitant de Mortagne, 243.
Abot (Pierre), écuyer, 51.
Ahot (les prés), Orne, 166.
Aché (village d'), Orne, 210.
Adam, chancelier de Rotrou IV, 140, note. Adélaïde de Vermandois. Voir Vermandois.
Adèle, femme de Rotrou II, 109 et note 2. Adèle d'Angleterre. Voir Angleterre.
Adelinus, évêque de Sées, 56.
Aecion ou Aecien, émir turcoman. Voir Antioche. Agatte, femme de Hugues de Courcerault, 134. Agde (évêque d'). Voir Roupy (Etienne III de). Agénois (comté d'), 192. 195.
Agnès, femme de Georges de Lorme, 105, Agnès de Bourgogne. Voir Bourgogne.
Aimon le Moine (annales d'), 10, note 1. Ainard, évêque du Pug, 117 et note 8. 119. Aire (évêque d'). Voir Albret (Louis d'). Alain de Bretagne. Voir Bretagne.
1" Série 22
314 ANTIQUITÉS DU rERCHE.
Alharie, Albare (ville d'), Syrie, 122 et notes 1 et 3.
Albigeois (les), 86, note.
Albret (Charles II, comte d'), 219.
Albret (Jeanne d'), femme du duc de Clèves et d'Antoine de Bourbon, 232. 236. 258. 262.
Albret (Louis d'), évêque d'Aire, 214, note. 215.
Alencon (Anne d), femme de Guillaume YII, marquis de Montferrat, 12, note 1. 227. 231, note 2. 238, note 2. 262. 276. 278.
Alençon Tarmes des comtes d'), 155, note 1. 191. 197.
Alencon (Catherine d'), femme de Pierre de Navarre et de Louis de Bavière, 193. 199.
Alençon (Catherine d'), femme de Gui XV, comte de Laval, 204. 267. 268. 270. 271. 272.
Alençon (comtes d'), 10, note 1. 40, note 2, 61. 77, note 2. 173. 187. Voir Perche (comtes du), Montgommery (Robert de).
Alençon (conseillers du duc d'), 241, note.
Alençon (dame d). Voir Bellême (Mabile de).
Alencon (ducs d"), 7, note 2. 10, note 1. 62. 96, note 2. 206. 232. 262. 282, note 2. Voir Perche (comtes du).
Alençon (François de Valois, duc d'), duc d'Anjou, 79, note 3.
Alençon (Françoise d'), femme de François II d'Orléans et de Charles de Bourbon, 12, note 1. 227 et note 6. 231, note 2. 236, note 2. 238, note 2. 262. 276. 278.
Alençon (Jeanne d'), femme de Jean de Boisguyon, 193, note 5. 198, note 1. — Son Epitaphe, 199. 201. 229.
Alencon (la Louve d'), 76, sous-note 3.
Alençon (maison d'), 9 et note 1. 191. 193. 198. 204. 238, note 2.
Alençon (Marguerite d'), religieuse, 193.
Alençon (Marie d'), femme de Jean VII, comte d'Harcourt,193.198.
Alençon (mesdames d'), 208, note 2.
Alençon (Philippe d'), patriarche de Jérusalem, archevêque de Rouen, 189. 191, note 3. 192.
Alençon (Pierre, bâtard d'), 201. 204. 205.
Alençon (seigneurs d'), 12, note 1. Voir Bellême (seigneurs de).
Alençon (arrondissement d'), 208, note 1. — bailli d', 221. — bailliage d', 37. — bibliothèque d', 15, note 5. — canton d', 208, note 1. — capitaines du château d'. Voir Coullonges (Jean de), La Forrest (Artus de), Manthelon (Jean de). — chambre des comptes d', 231 et noie. 236. — chapelle S'-Joseph dans le parc d', 229 et note 4. — chapelle S'-Louis à, 224. — chapelle S'e-Catherine au faubourg de Montsort à, 221. — château d', 72. 218. 220. 222. 225 et note 3. 228. 229. 243. 277. — commissaire de la généralité d'. Voir Marie (de). — comté d', 184, note. ■185. 187, note 3. 188, note. 189, note. 192. 201. 202 et notes. 257. — couvent des Clarisses à, 273, note 1. 275 et note 2. 277. — domaine d', 199. —duché d', 202 et note 1. 206. 223. 227, note . 228, note 2. 230. notes 2 et 4 231. 232 et notes 1 et 4. 236. 237. 239 et note 1. 240, note 3. 258. 262. — échiquier d', 40, note 2. 52, note. 189 et note 3. 199. 231. 236. 239. 306. Voir Abot (Guillaume). — église Notre-Dame d', 225. ~ éghse S'-Léonard d', 229. — faubourg de Montsort à, 221. — forêts d', 191. — généraux d', 46, note 3. — gouverneur d'. Voir Boullemer (Jacques de). — monastère des filles de l'Ave Maria à, 229. — parc d', 221. 229. — pays d', 39, note 2. 221. — portes d',
210. 221. — président de l'échiquier d'. VoirVileray (Gilles de).
— siège présidial d', 37. — sièges d', 72. 208. 210. 211. 221. 241. 243. — trésoriers généraux du bureau des finances à, 46, note 1. — vicomte d', 218. - ville d', 38. 73. 167. 186. 198. 202, note 218 219. 220. 222. 223. 224. 225. 226, note 3. 231, note 1. 233. 275. 277. 278. 279. 280. 281. 306.
Alençonnois (F), 192.
Alençonxois (les), 210.
Alep (ville d') Syrie, 122, note 2. 138.
Alexandre III, pape, 65, note 1. 97, note 2. 140, note.
Alexandi-e VllI Ottoboni, pape, 294. 295.
Alexandrine (bibliothèque), 295, note 3.
Alexis Icr, empereur de Constantinople, 118. 119. 120 et note 1.
Alexis IV, empereur de Constantinople, 160, note. 171.
Alix, femme de Robert de Réveillon, 163.
Alix de Bretagne. Voir Bretagne.
Alix de Champagne. Voir Champagne.
Alix de France. Voir France.
Allemagne (Henri VI, empereur d'), 148. 150.
Allemagne, 239. 295, note 1.
Allemands, 137.
Allet (Geoffroy), 135.
Alluïes (sieur d'), 87 et note 1.
AUuïs. Voir AUuye.
Alluye ou AUuïs (baron d'), 88 et note 1.
AUuye (Mahaut, dame d'), 87 et sous-note 5.
AUuye (baronnie d'), Eure-et-Loir? 34, note 3. 87, sous-note 5.
— village d', 125. 126.
Almenèclies (moniales d'), 74, note 2.
Alphonse de Castille. Voir Castille.
Alphonse de Toulouse. Voir Toulouse. Amasson (Guillaume), 119.
Amaury, sénéchal d Anjou, 173.
Amaury (moulin d'), Eure-et-Loir ? 170.
Amhiaires ou Amhrières [Ameshury], (couvent d'), Angleterre,
142, note 3 et sous-note 1.
Amhières. Voir Amhrières [Mayenne] .
Amboise (Pierre II d'), vicomte de Thouars, 193, note. Amhoise (ville d'), Indre-el-Loir , 236.
Amhriëres (ville d'), Mayenne, 206.
Amesbury (église d'), Angleterre, 142, sous-note 1. Ameshury (ville d'), Ambesbiria, Hambesbiria, Ainbrosius vicus,
district de Wiltshire, Angleterre. 142, sous-note 1. Amille ou d'Orville (Geoffroy d'), 178 et note 1. AmUly (GuUlaume d'), 206.
Anceaume, cousin de Rotrou IV, 141.
Anceline, femme de Hunault du Bouchet, 107. Ancenis (traité d'), 226, note 3.
Ancosme \^Ancône\, Italie, 180.
Andibières, Andiborne (paroisse et église d'), Angleterre, 142 et
note 3.
Andrinople (bataille d'), 160, note. 172, note 2. Angers (traité d'), 183, note, Angers (vUle d'), 11. 38.
Ancflais (les), 41 et note 1. 88, note. 91 et notes 2 et 3. 148. 171.
175. 190. 192. 194. 201. 202. 203. 204. 205 et note 1. 206. 207.
208 et note 2. 209. 210. 211. 227. 261. 262. Angleterre (Adèle d'), femme d'Etienne, comte de Blois, 112,
note 1. 117, note 7.
Angleterre (Edouard I'^'', roi d'), 165, note 2. Angleterre (Guillaume le bâtard, roi d'), 109 et note 1. 110,
note 2. 257.
Angleterre (Guillaume le Roux, roi d'), 123 et note 4. Angleterre (Henri \'\ roi d'), 35. 36. 73. 76, note. 86, note.
115. 116. 123. 124. 126 et note 5. 127, note. 128. 129, note 4.
Angleterre (Henri II, roi d'), 129 et note 4. 139. 145. 146 et note 6.
147, note et note 1. 148 et note 3.
Angleterre (Henri III, roi d'), 171.
Angleterre (Henri V, roi d'), 126, note 3. 204, note 4. Angleterre (Henri VI, roi d'), 88, sous-note 3. 207, note 3. 212. Angleterre (Jean-sans-Terre, roi d'), 148. 150 et note 2. 151 et
notes 1 et 4. 159, note 1. 171. 181.
Angleterre (Mathilde d'), femme de Rotrou III, 97, note 2. 115
et note 8. 116. 124. 257.
Angleterre (Mathilde d'), femme de Geoffroy V, 17, note 1. 145.
151 et note 4. 156. 159. 160. 161. 169 et note 1. 170. 206. 305. 306. Angleterre (Richard Cœur de Lion, roi d'), 147 et note. 148. 149
et notes 1 et 2. 150. 151. 159, note 1. 182, note. Angleterre (conquête de F), 109. 257. — couronne d', 124. —
émigration en, 42, note 2. — histoire d', 10, note 1. — rois d',
9. 14. 194. 255. — royaume d', 73. 88, note et sous-note 3. 116.
124. 142 et note 3 171. 172 et note 2. 192 194. 195. 204, note 1.
Anglia (Angleterre], 9, note 4.
Angoulême (Marguerite d'), femme de Charles IV, comte du
Perche, et de Henri d'Albret, 230 et note 4. 232 et note 1. 233.
Angoulême (comte d'). Voir Orléans (Jean d'). Angoumois (province d'), 192.
Anguien [Nogent-le-Rotrou] (ville d'), 89, note 1. Anguyan le François [Nogent-le-Rotrou] (ville d'), 89, note 1. Anjou (Charles d), comte du Maine, seigneur de Nogent-le-Rotrou,
Anjou (comtes d'), 40, note 2. 85, note 3. 86, note. Anjou (ducs d'), 96, note 2. Voir Alençon (François, duc d'), Beth-
ford (duc de).
Anjou (Foulques V, comte d'!, 116. 126, note 5. Anjou (Geoffroi II Martel, comte d'), 104. Anjou (Geoffroi III le Barbu, comte d'), 103. 104. Anjou (Geoffroi V dit le Bel, comte d'i, comte du Maine, duc de
Normandie, 129, note 1.
Anjou (Hélie I^" dit de la Flèche, comte d'), comte du Maine, 115,
note 9. 180, note.
Anjou (Louis, duc d'), comte du Maine, 195. Anjou (Marguerite d'j, femme de Charles le^, comte du Perche,
188, note et sous-note 1.
Anjou (René I<^>- dit le Bon, duc d'I, duc de Lorraine et de Bar, roi
de Naples, de Jérusalem, d'Aragon, comte de Provence. 274. 275.
Anjou (Yolande d'), femme de Ferry de Lorraine, comte de Vaudemont, 204, note 1. 227, note 1. 274. 275.
Anjou (comté d' , 104. — coutume d', 9 et note 3. — marchands d', 63. — province d', 11. 188, note. 204. 223. 240, note.
Anne d'Alençon. Voir Alençon.
Annery i sieur), 140, note.
Anqueville iColin), maréchal de René, duc de Lorraine, 274, note.
Antenayse (seigneur d'). Voir Champmaillard (Guillaume de).
Anthonius (histoire d'i, 8. 92.
Antiodie (ville d'), Turquie d'Asie. \oiv Orfa.
Antioche (Aecion, Baghisiam ou Aecien, émir turcoman, seigneur d'i, 121 et note 4.
Antioche (prince d'i. Voir Toulouse (Raymond V de.
Antioche (ville d'i, Syrie, 73, note 8. 121. et note 8. 123, note 3. 138.
Antiochus, 420, note 8.
Antoine de Bourbon. Voir Bourbon.
Anvers (ville d'), Belgique, 240.
A^ninie (province d' , 122.
Appenay [Aiypenai-sous-Bellême, Orne] (paroisse Saint-Germain d'i, 23. 33. 84, notes 6, 9, 22, 24. 178. 254.
Apres (Girard d'i, 145. 153.
Apres ibois d'), Orne, 128. Voir Saint-Martin-d' Apres.
Apulia [La Fouille], 9, note 4.
Aquitaine (Boggis, duc d'), 271.
Aquitaine (Charibert, roi d'), 271.
Aquitaine (province d'), 11, note 1. 204. 271.
Aragon (Jacques I"" dit le Victorieux, roi d'), 183, note.
Aragon (rois d'i. Voir Anjou (René d').
Aragon (royaume d'), 117, note 2.
Archambault de Bourbon. Voir Bourbon.
Arcisses (Odo d'i, 106.
Arcisses (abbaye d'), Eure-et-Loir, 16. 60, note. 124, note 3. 180. note. 193, note. 248. 293. 305. — abbé d', 253. — couvent du petit, 60, note. — religieux d', 93. 253. — ruisseau d'^ 39, note 2.
Ardayne (Pierre d'), 146.
Ardèche (département de l'I, 59, note 1.
Ardelle [Hermengarde], femme de Geoffroy de Chateaulandon, 104.
Ardenay (Chrestien d'i, seigneur de Grissey, 92 et note 3.
Ardeimes, près de Caen (procureur de l'abbaye d'i, 30, note 1.
Ardille ou Odelina, femme de Girard de Sassy, 103 et note 2.
Argentan (château d'), Orne, 203, note 3. — couvent des religieuses de Sainte-Claire à, 229. 274, note. 281. — jacobins d', 268. — le clos Pépin à, 229. — maison-Dieu ou hôpital d', 199. 229. ^- président du grenier à sel d'. Voir Montfort (Lautour de). — seigneurie d', 198. — siège d', 211. — vicomte d*, 226, note 3. — ville d', 196 et note 1. 198. 206 et note 2. 261. 278. 280. 281. 282. 300, note.
Argentan (maréchal d'), 206.
Argenville (Marie d'), femme de Henry de Bubertré, 146.
Argenvilliers (église et paroisse Saint-Pierre d'), Eure-et-Loir 26. 112, note 2. 249.
Argillier (terre d'), Orne? 132.
Argine, femme de Geoffroy IV, vicomte de Châteaudun, 99, note 10. Armagnac [armes de la maison d' , 155, note 1.
Armagnac Cliarlotte d'i, femme de Charles de Rohan, 91, note 6.
Armagnac Jean IV, comte d'), comte de Fezensac et de Rodez, 204. 219. 261, notel.
Armagnac Louis d' , duc de Nemours, vice-roi de Naples. 227 et note 3. 262. 271.
Armagnac maison d' , 271.
Armagnac Marguerite d' , femme de Pierre de Rohan, 91, note 6.
Armagnac Marie d'i, femme de Jean II, comte du Perche, 204. 263. 264 — épitaphe de, 264, note 1, — miracles de, 264. — oraison à, 266. — testament de, 266. 267. 268. 269. 270. 271. 272. 283. 293.
Arménie iprovince d'i, 120.
Ar)nentière,-< prieuré d' Eure, 35, note.
Armorique mer , 12, note 1.
Arnoul de Rellème. Voir Bellême.
Arondel (Jean Fitz Alan, comte d'i, 208.
Arouez le Binai, Arrois, Orouez [Orrouer, Eure et-Loir?^ paroisse d' , 113 et note 15.
Arrou ou Arro Foulques ou Foucaud d', 102 et note 2.
Arrou ivillage d' , Eure-et-Loir, 102, note 2.
Arsendis, femme de Symon de Ceton, 106, note 5.
Artémise, reine de Carie, 260, note.
Artésie, Arlassac, ancienne Choisis, 121 et note 2.
Arthus, duc de Bretagne. Voir Bretagne Arthur de).
Artois (Charles d' . Voir Eu îcomte d'i.
Artur de Bretagne. Voir Bretagne.
Arundell comtes d''. Voir Bellême ffalvas de).
Ascalon ville d', Syrie, 149 et note 2.
Asie, 137, note 1.
Astine le danois. Voir Hasting.
Aubery iPierrel, 206.
Auddllent, notaire à La Lande-sur-Eure, 309, note 2.
Augustins ordre des , 44, note 5.
Aulaynes [^Aulaines'] (paroisse d':, Sarthe, 33.
Aulbin (Ale.Kandre , lieutenant-général de la vicomte de Mortagne, 52.
Aulerci [kulerques, peuple d'Evreux], 12, note.
Aulnay seigneur d' . Voir Bonvoust.
Aumaîe comte d'). Voir d'Harcourt Jean d'i.
Aumale Etienne, comte d'), 118.
Aumale (Jean V ou VI, comte d'), 205. "
Aumale Simon de Dammartin, comte d'), 151. 159, note 1.
Aunay Jean d'j, écuyer, capitaine, 220. 221.
Anneau |canton d'i, Eure-et-Loir, 104, note 6.
Aunelle (Louis , lieutenant du château d'Alençon, 222.
Aunis province d' , 192.
Auroyau 'métairie d'i, Or)ie, 82.
Aussigni Thibaud d';, évêque d'Orléans, 215.
Austrasie Thierry, roi d' , 14.
Aiitheuil i^iaroïsse d'), Orne, 2b2.
Auihon (baronnie d'j, Eure-et-Loir, 34, note 3. — canton d', 18,
note 5. 26, notes 8, 12, 15 et 19. — prieuré Saint-André d', 34,
note 3. — village d', 125. 126. 182, note. Autreson i chapelle d') ou de N.-D. de Pitié, 174. Autreson (métairie d'), Eure-et-Loir, 174. — terre d', 174. Autriche (duc d'I, 150.
Auvé François!, 67.
Auvé iFrancoisel, 68, note 6.
Auvé (Gilles), 67.
Auvé Louis), 67.
Auvé (Marguerite, dame de la Ventrouse, Feuillet "et Charencey,
50, note 9. 67.
Auvé [Nicolas ou Gervais\ seigneur de Genetay, 67 et note 3. Auvé (Simon*, 67.
Auvergne (comte d'). Voir Berry, Jean, duc de). Auvergne (province d'', 148. 194.
Auxerre (évèque d'). Voir Seignelay (Guilaume II de). Avangour (Gilles d'), 221.
Aveline, femme de André de Prulay, 164. Ave Maria (religieuses do D, 44, note 5. Avesnes seigneur d'i. Voir Blois (Gautier de). Avezé (ressort), Sartlie, 24.
Avezel (cardinal d'i, 194.
Avitus, abbé, 29, note 2.
Avoyse, femme de Hugues de Saint-Amant, 134, Avra)iches jabbaye d'i, Manche, 74. — diocèse d', 32. Avre (rivière d'i, Perche, 34. 35. 37 et note 3. 38. 39, note 2. 218. Azincourt (bataille d'), Pas-de- Calais, 202.
Babylone (sultan de). Voir Saladin.
Baillet (Jean), conseiller de Charles V^II, roi de France, 216.
Baillet (M'-|,31.
Bailleul (armes de la famille de), 155, note I.
Bailly (François), 309, note 2.
Ballon (Guillaume de', 140, note.
Ballon (château del, Sarthe, 72 et note 3. 255.
Ballij [Voilly, Aisne'] (village de), 207.
Balsac(j d'Antragues (Henriette de), 37.
Bar (duc de) Voir Anjou (René d').
Baratte (abbé), curé de Chaillouè, -273, note 1.
Barbançon (Anne de», femme de Louis-Antoine de Prat, 96, note 4.
Barberotte (Angenotl, 133.
BarberoLte (Guérin), 132.
Barberotte (Nicolas!, 178.
Barberotte (Rodolphe), 154.
Barberotte (eau), Orne, 135.
Barcé (ville de), Syrie, 122.
Barlay (Hugues de), 106.
Barneville ou Beurneville Roger de), 118 et 10.
Bart (Anne^ 310.
Bart ^Françoise), 310.
Bart (Julian), 310.
Bart (Léonard), sieur des Boulais, 5 et notel. ff, note 1. 8, notes 3
et 5. 9, note 4. 28, note i. 34, note 3. 35, note 2. 40, note 5. 41,
note 1. 44, note 1. 63, note 3. 65, notel. 66, notel. 74, note 4.
75, note 5. 94, note 3. 96, note. 125, note 3. 246, note 2. 264,
note 2. — œuvre de, 289 à 293. — manuscrits de, 294 à 300.
— vie de, 301 à 311.
Bart Marguerite , 310. Bart (Marie ,310.
Bart Micliel, sienr des Boulais, 310, Bart (Michelle), 310.
Barville (Anne dei, femme de Anceaume de Fontenay, 242, note 1. Barville (famille de), 80, note 5.
Barville paroisse dei, Orne, 25. 250.
Baslen, Baslin ou Bassire Herbault ou Ernault), 132 et note 7, 133, Baulny (baron de), 80, note 1.
Bavière Henri le Lion, duc de), duc de Saxe et de Brunswick, 151.
note 4.
Bavière Louis, comte palatin du Fihin, ducde\ seigneur d'Ingols-
tadt, 193. 199.
Bavière (Ysabeau de'i, femme de Charles VI, roi de France, 193. Bayeux larchidiaconé de), Calvados, 39. — évêques de. VoirHar-
court (Louis d' , Lorraine d'Armagnac [F. -A. de). Bazoches-siir-Hoëiie canton dei, Orne, 15, note 4. 17, note 1 1 .
20, notes 9, 15, 16, 17 et 20. 21, notes 7, 9 et 11. 50, note 2.
51, notes 3 et 8. 53, sous-note 12. — église et paroisse de, 19,
note 4. 20 et notes 12, 13 et 14. 21, note 10. 53, sous-notes 7
et 10. 144. 164. 244. 254.
Béarn (Gontran de', 119. 122.
Beatrix, femme de Galeran du Pin, 134.
Beatrix, femme de Gautier Gruel, 102, note 7. Beatrix, femme de Georges de Lorme, 105, note 7. Beatrix, femme de Fienaud III, sieur de Chateaugontier, 9i et
note 3. 129. 182, note.
Beatrix, femme de Silvestre Carel, 163.
Beatrix de Roucy. Voir Roucy.
Beauce pays de , 207. 248. — haute, 261. Beaucens (Gautier , 178.
Beaucens t.Jeani, 178.
Beaudouin (M'' Henri , 30, note 1.
Beaudouin de Flandre. Voir Flandre.
Beaugenci Lancelin ou Landri II, sire de), 1 18, note 3 Beaugenci iPiaoul I^'', sire de, 1 18 et note 3. Beaujeu (Philippe, comte de), 214.
Beaumarchais (métairie de', Orne? 132.
Beaumesnil isire de), 205.
Beaumont comte François de la Bonninière de), 81, note 2. 83,
note 20.
Beaumont (comtes de', 73. 148. 173.
Beaumont Jean, comte de, 193.
Beaumont Marguerite de), 67.
Beaumont [Marie de), femme de Guillaume de Champmaillard, 193. Beaumont (vicomte dei, 76, note.
Beaumont ^duché dei, Sarthe, 227, note 6. — seigneurie de, 299,
note 3.
Beaumont-le-Chartif (paroisse de), Eure-et-Loir, 26, note 12. 253. Beauinont-le-Roger (Henri dc^ 110, note 5. Beaumont-le-Vicomte (baronnie del, Sarthe, 227, note 6. --
vicomte de, 193. 222, 231, note 2. — ville de, 147, note. 193.
204, note 4. 208.
Beaurepos iPierre del, 176.
Beauvais (Geoffroy de) , écuyer de cuisine de madame Marie d'Armagnac, 269.
Beauvais (arrondissement de), Oise, 147, note 1. — évèque de.
Voir Hellande (Guillaume IV de).
Beauvays (métairie de>, Orne, 158.
Beauviliier iRobert de), 177.
Beauvoir (lieu de), Orne? 135.
Beauvoys (Philippe de), 173.
Becket (Thomas!, archevêque de Cantorhéry, 145, note 5. Belgique, 1 1 .
Belgius, roi des Gaules, 1 1 .
Belismense [de Bellème] (territorium^, 33, sous-note 1. Bellanger (Magloirel, sculpteur, 298.
Bellanger, sieur de la Troche, habitant de Mortagne, 246, note. Bellaviller (Gervais de), 178.
Bellaviller ^la damoiselle de), 157.
Bellavilhers (Odo del, 145.
Bellavilliers (église et paroisse Saint-Hilaire oii Sainte-Marie de),
Orne, 25. 1 12, note 2. 127 et note 8. 256. — seigneurie de, 84.
— terre de, 154.
Bellefont (sieur de), écuyer de Marguerite de Lorraine, 281 . Bellème (Arnolph ou Arnoul de), 76, note. ' Bellême (comtes de), 255.
Bellème (Foulques ou Fouquet de), 71 et note 5. 72 et note 2. 76,
noie. 255.
Bellème (Gaultier ou Gouhier de), 72 et note 1. 255. Bellème (Guérin de), seigneur de Domfront, 71 . 72. 76, note. 255. Bellème (Guillaume I^'", seigneur de), seigneur d'Alençon, 30. 71.
75, note 5. 76. 255.
Bellême iGuillaume II Talvas, seigneur de), seigneur d'Alençon,
18, note 9. 71 et note 6. 72. 73. 76, note. 78. 126. 255. 256. 305. Bellême (Mabile de), dame d'Alençon, 73. 76, note et sous-note 3.