‹ Recueil des arbitrages internationaux (volume 3)Chapitre 8 sur 192 · AVANT -PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT -PROPOS

Assez lent dans les deux premiers tiers du XIXe siècle, plus accéléré vers la fia, le mouvement de l'arbitrage se précipite et s'étend.Tour à tour, l'affaire de VAlabama, celle des pêcheries de Behring marquent dans son histoire des phases décisives. La Conférence de la Paix, qui le dote d'un organe constant, lui communique une confiance nouvelle. La Cour permanente se réunit. Les traités généraux se multiplient. Plus loin que ses résultats immédiats, la Conférence de la Paix porte ses conséquences médiates: elles se développent en ondes successives. Un esprit nouveau se dégage: la confiance dans l'arbitrage fait partie de la foi dans le progrès et de l'espérance dans l'avenir. Au droit des gens coutumier et conventionnel s'adjoint un droit des gens judiciaire. Une curiosité plus développée s'approche de l'arbitrage, pour l'apprécier dans ses formes et dans ses tendances, dans son action sur le droit et même, éventuellement, sur la paix.

Dès 1898, les États-Unis font imprimer à leurs frais un vaste répertoire des arbitrages américains, exécuté d'ordre du Congrès dans la forme justinienne que le beau Digeste diplomatique de Wharton avait rendue classique. En deux volumes de chacun mille pages, à travers les rubriques les plus variées, la rigoureuse méthode d'un juriste profondément versé dans l'histoire diplomatique de son pays a fait entrer toute la substance des arbitrages américains. Corrigeant lui-même ce que cette méthode du Digeste, excellente pour la correspondance diplomatique, avait de défectueux pour les arbitrages dont elle rompt l'unité, M. J.-B. Moore fait précéder son œuvre de deux volumes, d'égale dimension, réunissant, d'ensemble, toutes les procédures dont les deux tomes de son Digeste offrent ensuite des morceaux détachés : Hislory and Digest of the international arbi-

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