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PHMATIKH KAI ΕΜΠΙΣΤΕΥΤΙΚΗ ΔΗΛΩΣΙΣ ΤΩΝ ΠΡΕΣΡΕΩΝ ΤΩΝ ΣΥΜΜΑΧΩΝ ΑΥΛΩΝ ΗΡΟΣ ΤΗΝ EAAHNIKHN ΚΥΡΕΡΝΗΣΙΝ.
Év Πόρῳ, 8 Δεκεμβρίου 1828.
Τὸ ζήτημα πεοὶ ὃ πρῶτον ἓσπ ύδασαν, ὑπάρχει τὸ τῆς ὀροθεσίας ὃν ἔκριναν νὰ προθάλωσι πρὸς κατόρθωσιν τοῦ χυριωτέρου σκοποῦ τῆς Λον” δινείου συνθήκης. Φρονοῦσι λοιπὸν οἱ Αντιπρόσωποι ὅτι, κατὰ τὴν στερεὰν, À γραμμ A μάλιστα πασῶν τῶν ἄλλων κατάλληλος διὰ τὸν ἀσφέάλειαν καὶ τὰ συμφέροντα τῆς ῥλλάδος εἶναι, À ἀρχομένη πλησίον τῆς εἰσόδου τοῦ χόλπου τοῦ Bodo καὶ χατ᾽ ἴχνος τῆς ὀορύος τῆς ὤθρνος διαπερῶσα τὸν Πίνδον, χαὶ φθάνουσα εἰς τὴν θάλασσαν διὰ τοῦ κόλπου τῆς ἄρτης. Κατὰ δὲ θάλασσαν, οἱ Αντιπρόσωποι ἀδιστάκτως ἀποφαίνοντα: ὅτι ὅλαι αἲ νῆσοι αἱ κείµεναι, ἔνθεν μὲν, μεταξὺ τῆς BG" vai τῆς 39" μοίρας τοῦ πλάτους, ἔνθεν δὲ, μεταξὺ τῆς ἡλληνικῆς στερεᾶς καὶ τῆς 20" μοίρας τοῦ µήχους (κατὰ τὸν μεσημβρινὲν τοῦ Γρημβὶξ) περιληπτέαι εἰσὶν ἐν τοῖς ὁρίοις τῆς” ἡλλάδος. ἡ Υίος δὲ καὶ à Σάμος καὶ À Κρήτη μόναι δὲν ἐμπεριλαμβάνονται. Αλλὰ τῆς μὲν πρώτης,οἱ Αντιπρόσωποι ἔκριναν ἐκ τῆς ἐγεστώσης αὐτῆς καταστάσεως ἀθύνατον τὶν εἰς τὴν Γλλάδκ προσθήκην. Περὶ δὲ τῆς Σάμου καὶ τῆς Κρήτης, ὧν À μὲν, ἀπὸ ἑπτὰ ἑτῶν διατηρεῖ τὸ αὐτόνομον, À δὲ, καὶ σήμερον ἐν πλήρει ἐπαναστάσει εὑρίσκεται, οἱ Αντιποόσωποι χρέος νοµίσουσι νὰ παραστήσωσι τὰ πολλὰ δίκανα τῶν νήσων τούτων εἷς τὴν συμμιαχίαν, καὶ νὰ ἐπικαλεσθῶσιν ὑπὲρ αὐτῶν τὴν ἰσχυ-
questions qui, depuis 8 ans, tiennent toute | Europe dans un état d'inquiétude et d'agitation, et qu Elle S'entendra avec les trois Cours dans une négociation, toute amicale et bienveillante, sur le sort et la pacification définitive de la Grèce.
(signés) ABERDEEN. Le Prince de PoriGxac. LIEvF x.
NOTE VERBALE CONFIDENTIFLLF, ADRESSÉE PAR LES REPRÉSENTANTS DES COURS ALLIÉES AU GOUVERNEMENT GREC.
Poros, 8 Décembre (26 Novembre) 1828.
Les Représentants voyant approcher le terme de la mission qui les a conduits à Poros, et dont ils avaient fait connaître de Corfou M. le Comte Capodistrias, la nature et le but, pensent lui offrir une nouvelle preuve du vif intérêt qu'ils vouent au sort de la Grèce, en l’instruisant confdentiellement ici des résultats de leurs délibérations sur les questions à l'égard desquelles les renseignements que leur a fournis S. E. les ont mis à portée de se former une opinion, et en le priant de vouloir bien aussi leur communiquer confidentiellemént la sienne, tant sur ces mêmes résultats que sur un dernier point, que sans le secours de ses lumières ils craindraient de ne pouvoir pas résoudre avec un degré suflisant de certitude.
Les Représentants croient d'ailleurs inutile de faire observer ici que leur opinion est uniquement destinée à servir de sujet aux délibérations des Cours alliées.
La question qui en premier lieu a dù fixer leur attention est celle de la délimitation, que, pour remplir essentiellement le but du traité de Londres, il leur a paru convenable de proposer pour la Grèce. Les Représentants pensent que pour la partie continentale de cette délimitation, la ligne qui parmi toutes celles qui sont offertes à leur considération satisferait le plus à la sûreté et aux intérêts de la Grèce, est celle qui commençant près de l'entrée du golfe de Volo suivrait la crête de l Othrys, traverserait le Pinde et abontirait à la mer par le golfe d Arta. Quant a la délimitation maritime, les Représentants n'hésitent point à exprimer la pensée que toutes les iles situées, d'une part, entre le 36° et le 39° degré de latitude ; et de l'autre, entre le continent Grec et le 26° degré de longitude (méridien de Greenwich}, doivent être comprises dans les limites de la Grèce ; Chios, Samos οἱ Candie, ne figurent point, il est vrai, dans cette délimitation, mais pour ce qui est de la première, sa Situation présente fait juger aux Représentants qu il est impossible de songer à la réunir à la Grèce. Quant aux îles de Samos et de Candie, dont l'une a depuis sept ans maintenu son indépendance, et dont l'autre est actuellement encore en pleine insurrection, les Représentants se feront απ devoir d'exposer tous leurs titres à la haute protection de l'Alliance, et à l'applicatiou, en leur faveur, des principes dutraité de Londres.
Δεύτερον ζήτημα ὑπῆρζς τὸ περὶ φόρου τοῦ πληρωθησθμένου παρὰ τῆς ἑλλάδος ἐτησίως εἰς τὴν Πόρταν κατὰ τὸ γράµµα xal τὸν νοῦν τῆς συνθήκης. Οἱ Αντιπρόσωποι φρονοῦσιν ὅτι φόρος 1.900.000 γροσίων δὲν θέλει εἶσθχι δυσθάστακτον βάρος εἰς τὴν Ελλάδα, ἂν μάλιστα µέλλη νὰ πληρωθῇ βαθμηδὸν καθ ὅσον αὐξάνουσι ταύτης τὰ εἰσοδήματα.
Τρίτον παρίστατο τὸ περὶ τῆς ἀποζημιώσεως, ὃν ὥρισεν À Λονδίνειος συνθήκη, ἀντὶ τῶν Τουρκικῶν ἰδιωτικῶν Χτηµάτων τῶν προσθετοµένων εἰς τὴν "λληνικὴν Επικράτειαν. Περὶ τούτου φρονοῦσιν οἱ Αντιπρόσωποι ὅτι αὐτὰ ταῦτα τὰ Χτήματα δύνανται νὰ ὑπηρετήσωσιν εἰς τὴν λήσιν ὡς ἐφεἔτς. Αφ᾿ οὗ À Πόρτα ἀναγνωρίσῃ τὴν νέαν τῆς Ἑλλάδος σύστασιν, πᾶς ἰδιοχτήτης Τοῦρκος δύναται νὰ παραστήση τοὺς τίτλους τῶν Ov ἀπώλεσεν, εἰς μικτήν τινα ἐπιτροπὴν ἐπίτηδες συστιθησοµένην, ἐκχαλουμένων τῶν κρίσεων αὐτῆς εἰς ἄλλην διαιτητικὴν ἐπιτροπὴν, Ô ιορισθησοµένην πκρὰ τῶν συμμάχων Αὐλῶν. Αν χριθῶσι τὰ ἔγγραφα ἔννομα, ὁ ἔχων αὐτὰ θέλει δύνασθαι ἐν ὡρισμένῳ καιρῷ νὰ πωλῇ τὸ κτῆμα του À μόνος δι ἐπιτρόπου. Τέλος δὲ καὶ παρελθούσης τῆς προθεσμίας ταύτης, À διαιτητυςὴ ἐπιτροπὴ θέλει ἐνεργεῖ ἐπιεικῆ ἐκτίμησιν τοῦ κτήματος χαὶ ἐχδίδει πρὸς τὸν Χτήτορα μίαν À πλείωνας ἐξοφλητικὰς ἀποδείξεις, πληρωτέας παρὰ τῆς Ἑλληνικῆς Κυβερνήσεως εἰς προθεσμίας ῥητάς.
Σήμερον λοιπὸν ἄλλο ζήτημα δὲν ἔχουσι νὰ λύσωσιν οἱ Αντιπρόσωποι πρὸς τὸ ἀποτερματίσαι τὴν ἀποστολὴν αὐτῶν, εἰμὴ τὸ περὶ τῶν σχέσεων τῆς ἐπικυριότητος (suzeraineté) Ἂν τηρήσει À Πόρτα ἐπὶ τῆς ἑλλάδος, λόγῳ τῆς γενομένης παρὰ τῶν Αὐλῶν µετιτείας, σχέσεων, τοιαύτην ἆπαιτουσῶν τὴν σύστασιν ὡς ἐκ τοῦ σχοποῦ τῆς Λονδινείου συνθήκης, ὥστε τὸν ἀσφαλισμὸν τῶν ὸ ιχαιωμάτων ὅσα ἡ συνθήκη ἀπένειμε πρὸς τὴν Πόρταν.
| Πόρῳ, 27 Nocubpiou (9 Δεκεμθρίου) 1828.
(0) Ὄρα σγµείωσιν LE’,
La question qui s'est offerte ensuite à l'examen des Représentants est celle du tribut, que, suivant les termes et l'esprit du traité, la Grèce devra payer annuellement à la Porte : ils sont d'avis qu'une somme annuelle de 1,500,000 piastres Turques n’imposerait pas à la Grèce un trop lourd sacrifice, surtout si ce tribut ne devait être acquitté que graduellement et en raison de l'accroissement des revenus.
Eo troisième lieu venait la question de l'indemnité stipulée en principe par le traité de Londres, pour les propriétés particulières Turques, dont il assure la possession à | État Grec. Les Représentants pensent que ces propriétés mêmes devront répondre de l'indémnité, que du moment où la Porte aura reconnu le nouvel ordre de choses en Grèce, tout propriétaire Turc dépossédé devrait être admis à faire valoir ses titres; qu'ils seraient examinés par nne commission mixte nommée ad Roc, sauf appel à l'arbitrage d'une autre commission nommée par les Cours alliées ; que s'ils sont reconnus légitimes, le réclamant pourra, dans un temps donné, vendre sa propriété lui-même ou par un fondé d= pouvoirs ; finalement que, passé ce terme, la commission d'arbitrage procédera à une évaluation équitable de cette propriété, et délivrera ensuite au propriétaire une ou plusieurs reconnaissances de liquidation, payables par le Gouvernement Grec à des échéances déterminées.
Les Représentants n'ont donc plus aujourd'hui, pour arriver au terme de leur mission, qu'une question à résoudre : celle des rapports de suzeraineté dans lesquels la Grèce, par une suite de médiation des Cours, serait placée envers la Porte; rapports qui, pour remplir le but du traité de Londres, devraient être établis de telle sorte que l'indépendance pratique des Grecs y fût conciliée, autant que possible, avec les garanties à offrir au Gouvernement Turc pour la jouissance des droits que ce même traité lui assure,
Mais une question si grave, et de laquelle dépend en grande partie l'affermissement de la tranquillité et de la prospérité de la Grèce, se lie nécessairement à l'organisation définitive de son Gouvernement, et c'est cette intime liaison entre l'une et l'autre, qui fait particulièrement éprouver aux Représentants le besoin de recourir, à ce sujet, aux lumières de S. E. le Comte Capodistrias.
(signés) C' GriLLEMINOT. STRATFORD GANNING. RIBFAUPIERRE,