XLV
REPONSE DU SÉNAT AU MESSAGE CI-DESSUS DU PRÉSIDENT. Le Sénat a pris en considération le message sous le N° 497, que V. E. lui a adressé, ainsi que les pièces qui l'accompagnoient, savoir ; 1”. Le protocole signé à Londres le 3 Fevrier par les Plénipotenbaires de la France, de la Grande Bretagne, et de la Russie.
Γ΄. Τὸ συνοδεῦον τὰ εἰρημένα ἐπαγγελματικὸν ἔγγραφον τῶν παρὰ TA Ἑλληνικῇ Κωβερνήσει Κυρίων ἀντιπρέσθεων τῶν Συμμάχων Αὐλῶν'
A. Tv πρὸς τοὺς εἰρημένους Κυρίους Αντιπρέσθεις ἀπάντησιν τῆς}. E.
Μ΄ ὅλον τοῦτο ἐγχρίνει παμψηφεὶ τὴν πρὸς τοὺς Kuplous Αντιπρέσθεις τῶν συμμάχων Δὐλῶν ἀπάντησιν τῆς Y. E. καὶ ὁσονούπω θέλει ἐκφράσει τὰς λεπτομερεῖς σκέψεις καὶ παρατηρήσεις της, ὅσας ἔχαμεν εἰς τὸ πρωτόχολλον τῆς 3 Φεθρουαρίον, εἰς τὰ ἐπισυναπτόμενα αὐτῷ ἔγγραφα, καὶ εἰς τὴν ἐπαγγελματικὴν διακοίνωσιν τῶν Κυρίων Αντιπρέσθεων.
Év Ναυπλίῳ τῇ à Απριλίο, 1830.
ΑΠΑΝΤΗΣΙΣ ΤΗΣ ΕΛΛΗΝΙΚΗΣ ΚΥΒΕΡΝΗΣΕΩΣ ΕΙΣΤΗΝ ΓΕΝΟΜΕΝΗΝ AYTHI ΠΛΡΑ ΤΩΝ ΑΝΤΙΠΡΕΣΒΕΩΝ ΚΟΙΝΟΠΟΙΗΣΙΝ ΤΩΝ ΠΡΩΤΟΚΟΛΛΩΝ ΤΗΣ 3 ΦΕΒΡΟΥΡΑΡΙΟΥ, 1830.
ή ἀπόφασις τῶν συμμάχων Δυνάμεων τοῦ γ᾿ ἀναγνωρίζεται ἡ Ἑλλὰς Κράτος ἀνεξάρτητον, ἐπλήρωσε τὰς νοµίµους εὐχὰς τῶν ἑλλήνων, χαὶ ἐπεσφράγισε τὰς ἀμέτρους εὐεργεσίας τὰς ὁποίας Foouy νὰ ἐπιδαψιλεύσωσιν εἰς βοήθειαν αὐτῶν. Κινούμεναι δὲ ἀναμφιδόλως ἀπὸ λόγους ὑψηλῶν πολιτικῶν συμφερόντων ἔθεσαν τὴν μέλλουσαν αὐτῆς τύχην ὑπὸ TV
2°. Les actes annexés au protocole sub Lit. A, B, C, et E.
3°. La notification officielle que les Résidens des Puissances alliées, accrédités auprès du Gouvernement Grec, lui ont adressée, pour porter à sa connaissance le protocole et les actes susmentionnés.
4°. La note par laquelle V. E. a répondu à Messieurs les Résidens.
Le Sénat aurait désiré se trouver en position de pouvoir exprimer à Leurs Majestés les Augustes Protecteurs de la Grèce, la vive reconnoissance que: lui inspirent les généreuses intentions dans lesquelles Leurs Majestés se sont proposé d'opérer le bonheur de la Grèce.
Toutefois il approuve unanimement le contenu de la réponse adressée, par V. E. à Messieurs les Résidens des Cours alliées, et il va consigner dans un Mémoire les observations qu'il a faites sur le protocole du 3 Février, sur les actes qui s'y rattachent, et sur la communication officielle de Messieurs les Résidens.
Nauplie, le 617 Avril, 1830.
Le Président, GEoRGEs Sissini.
Le Secrétaire, P. Soutzo.
RÉPONSE DU GOUVERN. GREC Α LA COMMUNICATION QUI LUI À ÉTÉ FAITE PAR LES RESIDENS DES TROIS COURS, DU PROTOCOLE DU 3 FÉVRIER, 1830.
Le Gouvernement provisoire de la Grèce a reçu la note officielle que Messieurs les Résidens des Cours alliées lui ont fait l'honneur de Jui adresser en date du 27 Mars (8 Avril.)
Il a médité dans un profond recueillement l'acte du 3 Fevrier, ainsi que les ex»lications et les développemens dont Messieurs les Résidens ont bien voulu en accompagner la communication. Pénétré du sentiment de ses devoirs, et du désir le plus sincère de s'en acquitter de manière à justifier la confiance des Hellènes, et celle dont les A ugustes Souverains alliés Se plaisent à l'honorer, le Gouvernement a tâché d'approfondir la grande et généreuse pensée des Augustes fondateurs du nouvel Etat Grec ;
Et il a cherché en second lieu, comment il pourrait prendre part à son accomplissement, en se conformant, ainsi qu'il en est requis, aux transactions de la Conférence de Londres, et aux déterminations spéciales que Messieurs les Résidens ont portées à sa connaissance.
En reconnaissant que la Grèce formera un État indépendant, les Puissances alliées ont mis le comble à ses vœux légitimes, ainsi qu'aux nombreux bienfaits qu'Elles ont daigné répandre sur elle. Des considérations d'un haut intérêt politique Les ont sans doute portées à placer ses destinées sous la sanvegarde d'un Gouvernement mo-
αἰγίδα μοναρχικῆς καὶ διαδοχικῆς Κυθερνήσεως, καὶ ἐξελέξαντο T γεμόνα τοιοῦζον, διὰ τοῦ ὁποίου δύνανται νὰ ἐκτελέσουν τοὺς ὑπὲρ τῆς ἕλλάδος γενναίους σκοπούς Των, καὶ ἱκανὸν νὰ δώσῃ τὰ πιστὰ σταθερᾶς eiprvoποίήσεως τεθεμελιωμένης ἐπὶ τῆς πράξεως τῆς 3 Φεβρουαρίου.
ἀλλ’ ὅσον À Κυβέρνησις τῆς ἑλλάδος ἐπιθυμεῖ νὰ γενῇ πιστὸς disour- VEUTAS τούτων τῶν αἰσθημάτων, τοσοῦτον ἀναγχάκεται νὰ ἐκφράσῃ τὴν ὁποίαν αἰτθάνεται λύπην, 1h δνναμένη νὰ ἐκπληρώσῃ τὸ ἐμπιστευθὲν εἰς αὐτὴν ἔντιμον χρέος κατὰ τοὺς ὁποίους ὥρισαν τύπους αἱ πράξεις τῆς τελευταίας Εθνικῆς Συνελεύσεως. |
ᾗ Κυβθέρνησις λοιπὸν ὤφειλε νὰ συγκαλέσῃ 40n τοὺς Πλη εξουσίους αὐτοὺς, καὶ δὲν ἤθελε διστάσει νὰ πράξη κατὰ τὸν ὅρον τοῦ ψηφίσματος, ἐάν τινα ρθρα τῆς πράξεως τῆς À Φεθρουαρίου, καὶ à διάληψις τοῦ ἐπιchou ἐγγράφου τῶν Kuplwv Αντιπρέσθεων, δὲν ἦσαν τοιαῦτα, ὥστε νὰ φέρωσι τοὺς Πληρεξουσίους Αντιπροσώπους εἰς τὴν χαλεπὸν ἀνάγκην, à νὰ ἀπομακρυνθῶσιν ἀπὸ τὰ ὁποῖα ἔλαβον ἐντάλματα παρὰ τῶν Επαρχιῶν, À νὰ περιορισθῶσιν εἰς τὸ νὰ ἐξηγήσωσι αὖθις τὰς δικαίας εὐχάς των τοῦ νὰ ἴδωσι τέλος πάντων τετελεσμένους τοὺς ὑπὲρ αὐτῶν γενναίους σκοποὺς , τῶν συμμάχων Αὐλῶν,
narchique et héréditaire, et à faire également le choix du Prince qui deviendrait l'organe de Leurs intentions généreuses à l'égard de la Grèce, et donnerait ainsi des gages de stabilité à l'œuvre de paix dont l'Acte du 3 Fevrier vient de po ser les bases.
Cette immense tâche est confiée désormais au Prince Léopold de Cobourg ; et en l'acceptant, Son Altesse Royale a voulu prouver au monde civilisé que la Grèce trouverait aussi dans les qualités éminentes qui Le distinguent, et dans les nobles sentimens qui Le caractérisent, les gages de l'avéair que lui assurent déjà les droits qu’elle a acquis au prix de ses longs malheurs et de ses sanglans sacrifices, et les inst:tutions que ses Représentans ont adoptées en principe, et qui seules peuvent lui en garantir la jouissance.
Considéré sous ce paint de vue général, le sort que dans Leur haute sagesse et Leur bienveillance, les Augustes Souverains alliés destinent à la Grèce, lui impose à jamais le devoir d'une gratitude et d'une confiance sans bornes.
Plus le Gouvernement désire d'être interprète fidèle de ces sentimens, et plus doit-il aussi regretter de ne pouvoir pas s'acquitter de cette honorable mission dans les formes que lui sont préscrites par les actes du dernier Congrès national.
Messieurs les Résidens des trois Cours se sont trouvés à Argos du rant la session du mois d’Août, et le premier décret de l'Assemblée a mérité sans doute leur attention. Ils n'ignorent donc pas que les arrangemens définitifs dont il s'agit maintenant, devraient être soumis préalablement aux Députés pléoipotentiaires de la nation, et se trouver rarabifiés par eux.
Le Gouvernement devait donc avant tout les réunir aujourd hui, et il n'aurait pas hésité à se conformer à cette disposition, si quelques unes des clauses de l'acte du 3 Fevrier, et la teseur de la note de Messieurs les Résidens, n'étaient pas de nature à placer les Députés plénipotentiaires de la nation dans la pénible alternative, vu de manquer au mandat qu ils ont reçu des Provinces, ou de se borner à énoncer encore une fois respectueusement les vœux qu'ils doivent former pour que les intentions magnanimes des Cours alliées puissent enfin s'accomplir.
Cependant, les ordres dont Messieurs les Résidens sont munis n’admettant que la stricte exécution des arrangemens arrêtés, 1] ne reste au Gouvernement Grec, après avoir recueilli l'opinion du Sénat, qu à déεἶατετ à Messieurs les Résidens : |
. Que la publication officielle de l'armistice qui existe de fait, se trouve dans la . copie ci-jointe de la circulaire que le Gouvernement a adressée aux Commandans des forces de terre et de mer.
Β΄. ὅτι à ἑλληνικὴ Κυθέρνησις θέλει συµπράξει ὅσον ἕνεστιν εἰς πᾶσαν περίπτωσιν, ὥστε νὰ χενωθῶσιν οἱ τόποι, µέρη, καὶ νῆσοι, τὰ ὁποῖα δὲν θέλουν συμπεριληφθῃ εἰς τὸ νέον Κράτος, χατὰ τὴν πρᾶξιν τῆς ὃ Φεβρουαρίου, ἀπὸ τὰ ἑλληνικὰ στρατεύματα, καὶ τὰς θαλασσίους Ἑλληνικὰς µοίpas, ἅμα οἱ Τοῦρχοι ἀποσυρθῶσιν ἀπὸ τὴν Αττικὴν καὶ τὴν Εὔθοιαν. Εἷναι δὲ ἐπίσης ἀναγκαία καὶ ἡ ἐπὶ τῶν τόπων παρουσία τῶν ἐκ µέρους τῶν τριῶν Δυνάμεων ὁροθετῶν, οἱ ὁποῖοι δύνανται νὰ προλάθωσιν, À τοῦλάχιστον νὰ µετριάσωσι τὰ ὀλέθρα ἐπαχόλουθα, τὰ ὁποῖα ἐνδέχεται νὰ προχύψωσιν εἰς τὴν ὁροθεσίαν, καὶ ὅτι εἶναι ἐπάναγκες ἐπίσης τὸ νὰ τεθῃ À ἑλληνικὴ Κυβέρνησις εἰς ατάσιν, ὥστε va βεθαιώσῃ µέσα πρὸς ζωάρκειαν ἱκανὰ, καὶ ἁρμοδίαν τινὰ χατάστασιν εἰς τὰς πολυαρίθµους οἱχογενείας, αἵτινες θέλουν συῤῥεύσει ἀναζ ητοῦσαι πατρίδα ἐντὸς τοῦ νέου ἑλληνικοῦ Κράτους.
Év Ναυπλίῳ, τὴν 4/16 Απριλίου, 1830, Ὁ Κυθερνήτης, L. A. ΚΑΠΟΔΙΣΤΡΙΑΣ.
Ὁ ἐπὶ τῶν Ἐξωτερ. καὶ τοῦ ους rar Γραμματεὺς, L Ῥ(ζος.
MZ.
ΕΓΙΡΑΡΟΝ ΤΗΣ ΓΕΡΟΥΣΙΑΣ EYNOAEYON TO ΠΕΡΙ TON ΠΡΩΤΟΚΟΛΛΩΝ ΤΗΣ 3 ΦΕΒΡΟΥΔΡΙΟΙ, 13530, ΥΠΟΜΝΗΜΑ ΑΥΤΗΣ.
Αποχρώντως µελετήσασα τὸ Πρωτόχολλον τῆς 3 Φεθρουαρίου, τὰ εἰς αὐτὸ ἐπισυναπτόμενα ἔγγραφα, τὴν περὶ τούτου ἐπαγγελματικὴν διαχοί-νωσιν τῶν Κυρίων Αντιπρέσθεων τῶν τριῶν συμμάχων Αὐλῶν παρὰ TA Ελληνικῇ Κυθερνήσει, καθὼς καὶ τὸ ὑπ Δρ. 497 διάγγελμα τῆς Υ. E. ἐχθέτει κατὰ τὸ πρὸς αὐτὴν ὑπ᾿ ἀρ. 67 διάγγελµά της τὰς παρατηρή-σεις της, στηριζοµένας εἰς τὰς voulwous εὐχὰς τοῦ Ἓθνους, τοσάχις ἀτεὸ αὐτὸ τὸ ἤθνος ἐκφρασθείσας, καὶ περιεχόµένας εἰς τὸ ὑπ᾿ ἀρ. À, ὑπόμνημας.
9), Que dans tous les cas l'évacuation par les troupes et escadres Grecques de tous les pays, points et îles qui, d'après l'acte du 3 Février, ne doivent pas faire partie de la Grèce est une mesure à laquelle le Gouvernement Grec devra concourir, du moment que les Turcs se retireront de l'Attique et de l'Eubée. 11 est aussi urgent que les Commissaires des trois Puissances puissent par leur présence sur les lieux, prévenir ou du moins mitiger les conséquences funestes qui seront le résultat probable de la nouvelle délimitation, et que le Gouvernement soit mis à même d'assurer des moyens de subsistance et un sort convenable aux nombreuses familles qui viendront chercher une patrie dans le nouvel État.
3. Que les Musulmans qui se trouvent maintenant en Grèce jouissent non seulement d’une parfaite sécurité personnelle, mais aussi d'une partie des propriétés que, sur leur demande, le Gouvernement s’est empressé de leur faire rendre.
Pour ce qui est de l'ensemble des actes de la Conférence de Londres et des déterminations spéciales dont fait mention la note de MM. les Résidens, le Gouvernement se réserve de mettre sous les yeux de 5. A. R. le Prince Souverain de la Grèce, avec la copie de la présente note, les observations qu'il ne pourrait Lui laisser ignorer sans trahir ses devoirs envers la Grèce, et envers Son Altesse Royale Ellemème,
Son Altesse Royale est dépositaire de toute la confiance des Cours alliées. Elles ne lui refuseront donc pas d'accueillir favorablement les démarches que Son Altesse Royale fera en faveur du pays dont il est appelé à opérer le bonheur, sous les auspices d'une paix durable etsolide.
Le Gouvernement Provisoire de la Grèce profite de cette occasion pour offrir à MM. les Résidens des trois Cours alliées, accrédités auprès de lui, l'assurance de sa haute considération.
Nauplie, le 4,16 Avril, 1830.
Le Président, J. A. Caponisrrias.
Le Secrétaire pour les affaires Etrangères οἱ la Marine marchande,
J.R:izo.
LETTRE DU SÉNAT, ACCOMPAGNANT SON MEMOIRE RELATIF AU PROTOCOLE DU 3 FÉVRIER, 1830.
Aprèsavoir profondément médité le protacole du 3 Février, les pièces y anoexées, la notification officielle des Résidens des trois Cours alhées, accrédités auprès du Gouvernement, ainsi que le message sous le N° 497 de V.E, le Sénat s'est empressé, par sa réponse sous le No. 67, d'exposer ses observations basées sur les vœux légitimes de la nation, vœux qu'elle a déjà exprimés tant de fois, et qui sont conteaus dans le mémoire sub Lit, A.
ὁ διακκῆς πύθος τοῦ ν ἆπαλλα 197 ἀπὸ δεινὰ πολυχρόνια, καὶν ἆπολαύστ τὴν ἀνοξαρτησίαν του, ἔφερε τὸ [λληνικὸν Έθνος εἰς τὸν κατὰ Τουοxiaç πόλεμον, καὶ 240 ὅλον αὐτὸν τὸν ἄνισον ἀγῶνα, τοῦ ἐνέπνευσε τὴν καταφρόνησιν τοῦ θανάτου καὶ τήν πρὸς τὰς δεινοπαθείας καρτερ ερίαν του. Ἑλέπουσα À Γερουσία σήμερον τὸ πολύτιµμον αὐτὸ εἰς ὅλους τοὺς ἤλληνας ἀγαθὸν, χορηγούμθνον ἀπὸ τοὺς ση αστοὺς Μονάρχας, τοὺς γενναίρυς ὑπεβασπιστάς των, δὲν δύναται εἰμὴ μεθ ὅλου τοῦ θνους νὰ αἰσθάνηται δικαΐαν καὶ βαθυτάτην εὐννωμοσύνην.
Τὸ ἡλληνικὸν θνος, ὁ άμα λαβὸν τὰ ὅτπλα, ἐξελέξατο τύπον διοικητικὸν, τὸν ὁποῖον ἐνέκρινε τότε ᾿ἁρμόδιον εἰς τὴν στάσιν του, χαὶ τελευταῖον διὰ τῆς ἐν Τ ouf ηνι Εὐνοσυνελεύσεως, Κυῤεργήτην του ἑπταετῇη, ἄνδρα, τὸν ὁποῖον ἐθεώρει καὶ θεωρεῖ ἄξιον τῆς ἐμπιστοσύνης του. Σχέψεις σήμερον ὑψπλᾶς πολιτικῆς, ἀφορώσης τὴν ἀποχατάστασιν τοῦ Élvouc εἰς ψοναργικὸν καὶ διαδο) χικὸν σύστημα, μεταβάλλουσι τὸν τῆς Κυθερνήσεως σι Ἠμακτισμὸν, καὶ ήγε μόνα τῆς ἡλλάδος παθιερόνουσι τὸν Β. A. Ἱ. τὸν Πρίγκηπα Αονπόλλην, ᾗ Ελλὰς δὲν Ἀμπορεῖ παρὰ νὰ τρ έφη χρηστὰς ἐλπίδας LE γάλων ἀγαθῶν διὰ την ἐκλογὴν ἀνδρὸς, τοῦ Le À φήμ.η Σηβύττει τὰς ἀρετὰς καὶ τὴν φρόνησιν, καὶ πολλῷ μᾶλλον, διότι µανθάνε. ότι À A. B. Y. ἐζήτησε νὰ μὴν ἄναδεχθῇ τὸ ἔνδοξον χαὶ ἐπίπονον βάρος τοῦ νὰ χαταστήση ἓν ἠβνος εὐτυχὲς, πρὶν περὶ τούτου ἐξτΥτθη αὐτοῦ τοῦ [θνους ἡ Don. ή ἀρχὴ, Ἶτις τὸν ἔφερεν εἰς τόσον εὐγενῆ ἀπόρασιν, καθὼς καὶ ὁ φιλοδίχαιος γαρακτήρ Του, ἐκ. τῆς σήμερον ἐγγυῶνται εἰς τὸ θνος πεοὶ τῆς σττρίξεως τῶν ἐσωτερικῶν δυκαμμάτων του, χαθιεοωθέν των ἀπὸ τέσσαρας Εβνοσυνελεύσεις,, La μὲ τὸν ζωὴν ἐξίσου ἀναγκαίων εἰς αὐτὸ καὶ πολυτίμων.
r 4 , - s + \ 4 ee Nu » .
Αλλο οὐσιῶδες ἐπίσης συνδέει τὸ vos μετὰ τῆς B. Α. Υ. dr αἰσθημάτων αἰωνίου εὐγνωμοσύνης" ἔμαθε τὰς ἐπιπόνους προσπαθήσεις Της περὶ τῶν μεγάλων συμφερόντων του.
il Γερουσία θεωρεῖ τὸν ἔχτασιν τῶν ὁρίων τῆς ἡλλάδος τόσον στενῶς συνενωμένην μὲ τὸν πραγματικὴν ὕπ ταρξιν τὶς ἡλληνικῆς ἀνεξαρτησίοις, τόσον σημαντικῶς ἀναγκαίαν εἰς τὸν ἐκτέλετιν τῶν γενναίων καὶ dr À
C'est à V. E. à les mettre sous les yeux de Son Altesse Royale le Prince Léopold.
Quant à la députation que vous nous proposez d'envoyer au devant de Son Altesse Royale, le Sénat la considérant et comme un devoir et comme étant de l'intérêt de la natiou, il est prêt à se’concerter avec VE. sur son envoi, dès qu'il sera jugé convenable.
Nauplie, le 10,22 Avril, 1990.
Le Président, GronGrs Sissinr.
Le Secrétaire, Ρ. Soutzo.
Mémoire du Sénat.
Le désit ardent de se soustraire au joug d'un long esclavage, et de recouvrer son indépendance, détermina la nation Grecque à entreprendre la guerre contre la Turquie ; ce mème sentiment, durant cette htte régale, lui inspira du courage pour affronter la mort, lui prêta des forces pour endurer les plus cruelles privations. Le Sénat, qui voit aujourd'hui que ce bien, si cher à tous les Grecs, leur est accordé par la magnauimité de leurs Augustes protecteurs, est pénétré, avec la nation entière, d’une profonde reconnaissance.
La Grèce n'eut pas plutôt pris les armes, qu'éprouvant le besoin de l'ordre, elle adopta la forme du gonvernement qu'elle jugeait la plus convenable à sa situation d'alors. Plus tard. au Congrès de Trézène, elle plaça pour 7 ans, le timon des affaires entre les mains d'un homme qu'elle regardait, et qu'elle regarde encore, comme digne de sa confance, Des considérations de haute politique changent aujourd'hui ce système d'administration ; et la Grèce, destinée à être régie monar- ‘hiquement, va prosséder dans son sein Son Altesse Royale le Prince Léopold. Le choix d'un Prince sage et vertueux, que devance la renommée, offre à la Grèce la perspective d'un avenir heureux; elle s'en f6licite d'autant plus qu'elle apprend que Son Altesse Royale s'est noblement refusée à accepter la tâche aussi glorieuse que pénible d'opérer le bonheur d'une nation, avant de S'assurer de l'assentiment de cette même nation. Le principe qui a porté Son Altesse Royale à une résolution si généreuse, ainsi que la loyauté de Son caractère, sont les plus süres garanties de Sa disposition à valider les libertés nationales que la Grèce a consacrées dans quatre Assemblées, et qu'elle estime aussi nécessaires, aussi précieuses que l'existence même.
D'autres liens, également formés par la gratitude, attachent déjà la Nation à Son Altesse Royale. Les Grecs ont appris avec émotion le vif empressement qu Elle a mis à défendre les intérêts majeurs de l'Etat.
Le Sénat considère l'extension des limites comme si étroitement liée avec l'indépendance réelle de la Grèce, il la juge tellement nécesfaire pour l'accomplissement des intentions généreuses des Puissances
σκοπῶν τῶν προστατῶν τῆς ἡλλάδος Ηγεμόνων, ὥστε dv δύναται νὰ τὸ διατρέξη χωρὶς τὰς ἀκολούθους παρατηρήσεις της:
τος Ἐπαρχίαι, περιέχουσαι περίπου ἑκατὸν γιλιάδας κατοίκων, ἐκράτησαν πολλάκις τὸν γείμαχρῥον τῶν κατὰ τῖς ἑλλάδος συῤῥευσάντων χατὰ Υῶν στρατευμάτων τῆς Τουρχίας. Εἰς τὴν θάλασσαν, À ἐννέα ἔτη ἀδικκότιως αἱματονομένη Κρήτη, À ἀκαταδάμαστος Σάμος, αἱ μετὰ Ἱρωϊκὴν ἀνθίστασιν χαταδαμασθεῖσαι νῆῶτοι τῶν αῤῥὼν καὶ Κάσσου, ὑπῆρξαν τὰ θαλασσινὰ προπύργια χατὰ τῶν Βυζαντινῶν χαὶ Αλεζανδρινῶν στόλω». Οἱ ἄνθρωποι τῶν μερῶν αὐτῶν μὲ ποῖον ὄμμα θέλουν ἰδεῖ, ὅτι αὐτοὶ μὲν οἱ προµαχόμενοι ὑπὲρ τῆς ἐλευθερίας τοῦ ἤθνους δουλόνονται, οἱ δὲ λοιτοὶ συναγωνισταί των ἐλευθερόνονται; Πῶς θέλουν ἀφήσει Av, ἄλλην ζνμωμένην μὲ τὸ alud των καὶ ἀνακκλοῦσαν εἰς αὐτοὺς τὰς λαμπροτέρας γίκας των, τὰ λαμπρότερα ὀνόματα τῶν στρατηγῶν των, καὶ ἄλλην διαµείνασαν ἀνέπαφον ἀπὸ ἐγθρικὰς ἐπιδρομάς ; δὲν εἶναι φόβος μὴ εἰς τὴν ἀπελπισίαν των ἀνανεώσωσι τὰς αἱμοσταγεῖς σχηνὰς τοῦ Μεσολογγίου καὶ τῶν Ψαῤῥῶν; Huet υνωρίζηντες τὴν ὑπὲρ πάντα λαὸν ἄλλον µετ ἐνθουσιασμοῦ προσήλωσιν αὐτῶν τῶν κατοίκων εἰς τῆς γενν ήσεώς των τοὺς τόπους, γνωρίζοντες ἐπίσῃης Lai τὸν ζαρακτῖρα τῶν πολεμικῶν αὐτῶν γενεῶν, τρέμ.ομεν μήπως ἐνταφιασμοὶ ἑκούσιοι ὁλοχκλήρων λαῶν λυπήσωσι µετ ὀλίγον τὰς συμπαθιτικὰς ψυγὰς τῶν φιλανθρώπων προστατῶν µας
Β’. Εἰς τὴν στερεὰν ἡ;λλάδα τὰ ἀποφααιαθέντα ὅρια δὲν ἐξασφχλίζονται οὔτε ἀπὸ δὐσύατα ὅρη, οὔτε ἀπὸ βαθεῖς ποταμούς. ὁ À EXO χαὶ ὁ Σπερχειὸς, περὶ τὸ θέρος μάλιστα, γίνονται διαβατοὶ καὶ χαταντῶσι ρυακες. Ἡ ὁροθετικὴ γραμμὴ δὲν δικπερᾷ διὰ στενῶν καὶ ἀποκρήμνων µερῶν, ἀλλὰ δι ἐρήμου καὶ ἐπιπέδου πολλάκις χώρας, μὴ περιεχούσης καvèv εἶδος ὀχυρώματος' χρειάζονται λοιπὺν χιλιάδες πολλαὶ στρατευμάτων καὶ δαπάναι πρὸς χατατκευὴν διαφόρου εἴδους οἰκοδομημάτων. Εἰς τὴ» θάλασσαν, ἐπειδὴ ἐκτὸς τοῦ Κράτους À Κρήτη μένει, τὸ Αἰγαῖον πέλαγος ἀφίνεται ἐκτεβειμένον εἰς ἐχθρικὰς ἐπιδοομᾶς, καὶ πρὸς ὑπεράσπισίν του χρειάεται στόλος ἰσχυρός. Ai ἐθνικαὶ πρόσοδοί µας, σήμερον, ἐνῷ À ἕλλὰς εἶναι ἀκολόθωτος, καὶ δὲν ἔχει πολνεξόδους διπλωματικὰς σχέσεις, οὔτε ὀργανισμὸν ἐσωτερικὸν ἐντελῆ, δὲν ἐζαρχοῦν οὔτε εἰς τὸ ἓν τρίτον µέρος τῶν ἀναγκαίων ἐξόδων τοῦ Κράτους θέλουν ἐξαρκέσει μετὰ τοιαύτην κολόόωσιν, καὶ μὲ τοιαῦτα ὅρια δαπανηρά .
Γ΄. Τὰ δύο τρίτα τοῦ κατὰ Enpav στρατεύματος σύγχεινται σήμερον ἀπὸ τὴν ἐκτὸς µένουσαν Στερεὰν Ελλάδα. Âv ἐπιστρέφωσιν εἰς τὸν τόπον βον µέρος τῆς δυνάµεώς της τοὺς βραχίονας, οἵτινες ὑπερασπίσθησαν τὸ
signataires du protocole du 3 Février, qu'il ne saurait passer sous silence les observations suivantes :
1. Sur le Continent, les provinces qui, avec une population d'environ 100,000 âmes, viennent d'être détachées du nouvel État Grec, ont souvent opposé une digue au torrent dévastateur des troupes Ottomanes. Sur mer, l'ile de Candie, qui a été exposée pendant 9 ans à toutes les calamités de la guerre, ‘Samos, où tant de fois sont venues se briser les forces de l'ennemi, Ipsara et Cassos, qui n’ont suecombé qu'après une résistance héroïque, ont été comme autant de houlevards contre les flottes de Byzance et d'Alexandrie. Les babitans de ces malheureux pays de quel œil verront-ils qu'eux, les premiers défenseurs de la cause, retombent dans l'esclavage, tandis qu’o rend leurs compagnons daos les combats, à la liberté? Doivent-ils s'arracher, les uns à un sol que jamais les Turcs n'ont osé fouler, les autres à une terre teinte de leur sang, qui leur rappelle de glorieuses victoires, et les noms de leurs Capitaines les plus illustres ? Ne serait-il pas à craindre que daus l'excès de leur désespoir ils ne renouvelassent les scènes sanglantes de Missolonghi et d'Ipsara ? Nous sommes à même de connaitre l'enthousiasme avec lequel les habitans de ces contrées tiennent à leur sol natal; nous connaissons aussi le caractère de ces races belliqueuses, et nous frémissons en pensant que des massacres de populations entières viendront bientôt affliger les âmes compatissantes des Augustes Souverains qui nous protègent.
2. Les frontières assignées à la partie continentale de l'État ne sont garanties ni par des montagnes d'un accès difficile, ni par de profondes rivières. L'Achéloüs et le Sperchius sont, surtout pendant l'été, deux faibles ruisseaux, guéables en plusieurs endroits. La ligne de démarcation, loin de traverser des précipices et des ravins, passe par un pays plat et désert, qui n'offre aucun moyen de défense. Pour couvrir des frontières semblables, il faudrait donc un cordon de plusieurs milliers de soldats, et des sommes énormes pour élever, soit des fortifications, soit des abris, pour les troupes. L'ile de Candie étant exclue de l'État Grec, l'Archipel restant ainsi à découvert du côté de l'Afrique, l'on sera obligé d'entretenir constamment une force navale considérable. Or, dans son état actuel, la Grèce, quoique possédant encore les provinces qui vont être séparées d'elle, et dispensée encore des frais qu'exigent les relations diplomatiques, et une organisation parfaite dans l'intérieur, peut à peine subvenir avec ses propres revenus à un tiers des dépenses annuelles. A plus forte raison ses revenus lui suffiront-ils, lorsque la Grèce sera démembrée, et constituée avec des frontières, dont la défense exigera des frais exorbitans ?
3. Les provinces de la Roumelie cédées à la Porte fournissent les deux tiers de notre armée de terre. Si ces soldats rentrent dans leurs foyers, la Grèce se verra privée du nerf de ses forces, de ces mêmes bras qui ont si héroïquement défendu Missolonghi et Athènes. S'ils re-
Μεσολόγγιον καὶ τὰς Αθήνας μὲ τόσον ἠρωϊσμόν; ἂν µείναντες τεθῶσιν ñ ἐντὸς τοῦ Κράτους, À περὶ τὴν ὄροθε τικὴν vrai του, θέλουν εἶσθαι ἀπαθεῖς θεαταὶ τῶν δυστυχιῶν των, À πιστοὶ φύλακες τῆς εἰρήνης τῆς Κρήτης, τῆς Σάμου, τῶν Ναῤῥῶν, τῆς ἸΚάσσου, τῆς Χίου, ο. [καρίας, τῆς Πάτμου, τῆς Λέοου, τῆς Καλύμνου, τῆς Αστυπχλαίας, τῆς K αρτιάθο», καὶ ἄλλων νήσων h ἐγκατάλειψις, ἐπιφέρουσα διαακάφτιοιν + πολλῶν µαχίμων καὶ ἀπηλπισμένων ἀνθρώπων, δὲν θέλει καταγεμέίσει ἀπὸ πειρατὰς τὴν Ελληνικὴν θάλασσαν, ἐπ πιδεχτι LADY πειρατείας διὰ τὰς πολλὰς ἐρημονήσους της, καὶ ᾿ διὰ τὸν γειτνίασίν της μὲ ἄφθλακτα πας Aux; Καὶ τότε εἰς τὸ νεοσύστατον Κράτος, πο πηοῦ χατὰ vi à houyia, ποῦ χατὰ θάλασσαν ñ ἀσφάλεια τοῦ ἐμπορίου; ποῦ τὰ μέσα τῆς ἀνεξαρτήτου Ελλάδος εἰς τὸ νὰ κρατῇ ἄγρυπνον διὰ παντὲς κατὰ μὲν την θάλασσαν σημαντικΏν ναυτικὴν δύναμιν, κατὰ δὲ τὴν γην στρατεύματα πολυάριθμα;
A’. Αἱ ἀποσπώμεναι της Στερεᾶς ἡλλάδος Ἠπαρχίαι εἰς την ὀθωμανι- LV Επικράτειαν δὲν ἐχορήγουν ποτὲ πόσους οὐσιώδεις. Φωλεαὶ ἀθιώπων ἐλευθέρων καὶ πολεμικῶν. ὑτ πῖρξαν εἰς τὴν Τουρκίαν αἰτίαι αἰωνίου dard
γης, αἰωνίου ἀνησυχίας. Ai αὐταὶ ἴἶπα αργίαι, παραλαμρά ἄνουσαι ἀπὸ ἐννεαετῆ ἀγῶνα κατὰ πολλὰ αὐξημένον τὸ αὐτὸ Dior τόλεμον καὶ gtheuk Uθερον πνεῦμα, δὲν θέλουν εἶσθαχι εἰς τὰς θύρας τῶν δύο ἑ Επικρατειῶν ὕλαι χαυστιχκαὶἱ, περιμένουσαι τὴν μικοοτέραν περίστασιν διὰ νὰ μετανάγωσι καὶ αὖθις τὸ πῦο τοῦ χατασθε εοδίντος- πολέμου;
Âc ὑποθίσωμεν ὅ ὅμως καὶ καταδαμασθέ έντας αὐτοὺς τοὺς πολεμ.ικοὺς κά: τοίχους, χαὶ διὰ τοῦτο πᾶσαν αἰτίαν πιθανῆς καὶ Ta Lis ἐκρήξεως Ad GAGAY, τί θέλει cout 07; Οἱ ὀθωμανοὶ, χρατοῦντες τας ὑψελὰς χαὶ ἂυνατὰς θέσεις θέλουν ἔ γε ὑπὸ κόλας των τὸ ἡλληνικὸν Κράτος, καὶ θέλουν εἰς αὐτὺ διατηρεῖ à ἐπιῤῥοᾶς μὴ συμθιθαζ ομένας μὲ τὸ Dr dv πνεῦμα, καθ 0 οἱ Σεβαστοὶ προστᾶται τῆς ἑλλάδος συνέταζαν τὰ κατ αὐτήν.
νησιν, μὲ τὴν τοιαύτην γνωστὴν πρὸς τὰς θελήσεις της πολλά άχις ἀπείθειαν τῶν ὑππκόων της, μὲ τοικῦτα ἀπὸ τὴν φύσιν οἀνυπεράσπιστα ὅρια τῆς É?λάδος, ὁποία ΜΗ νὰ - τπχραγοῇ ἀσφάλεια εἰς τοὺς ἐντὸς τοῦ Κράτους, πλὴν ἐγγὺς τῶν συνόρων ἕλληνας, } χατὰ τῆς αἰωνηδίου ἐπ ride CO'LTS Ασιατιχῶν καὶ Αλβανικῶν φυλᾶ Ov, καὶ δι’ αὐτὸ τοῦτο ποῖα ἐγγύησις μονίμου εἰρΊνης μεταξὺ ὑλλήνων καὶ ὀθωμανῶν;
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Δίδεται κἂν εἰς τοὺς χατοίκους αὐτῶν τῶν ἀφινομένων εἰς τοὺς Τοῦρους μερῶν τρόπ τος ἀληθηῆς καὶ πραγματικὸς «ob νὰ un στεριθῶσι τὰς ἰδιοκτησίας των, ἂν στερηθῶσι τὸν πατρίδα των; ὄχι” ἐπειδὶ, ἂν κατὰ Τὸ πρωτόκολλον τῆς ὃ Φεβρουαρίου ἐπίσης 10pnyT Ta ἄδεια εἰς τὸν Τομ τὸν εὑρισκόμενον ἐντὸς τοῦ ἡλληνικοῦ Κράτους, καὶ εἰς τὸν ἕλληνα τὸν ἐντὸς τῆς Τουρκίας, τοῦ νὰ πωλήσωσι τὰ Κτήµατά των καὶ ν ᾿ ἀπέλθωσιν, εἰς μὲν τὸν πρῶτον, ὡς τὸν Τοῦρκον τῆς Εὐθοίας, ἐ επ πειδὴ τὰ κτήματά του εὑρίσχονται εἰς Εθνος ἀνακαλούμενον εἰς ἀπόχτησιν εὐνομίας, ἡ τοιαύτη πώλησις εἶναι - πραγματικὴ χαὶ ὠφέλιμος, εἰς δὲ τὸν ἕλληνα ὁ ὡς τὸν Αχαρμάνα, εἶναι σχεδὸν ἀνωφελὴς, à παντελῶς Φαντασιώδης" διότι ποῖος Des:
ftent parmi nous, placés dans l’intérieur de l'État ou sur les frontières, seront-ils spectateurs impassibles de leurs infortunes, fidèles observateurs de la paix ? L'exclusion des îles de Candie, de Samos, d'Ipsara, de Cassos, de Scios, d'Icaria, de Patmos, de Léro, de Calymnos, d'Astypalée, de Carpathos et autres, ne manquera pas de pousser à l'émigration des hommes aguerris et réduits au désespoir, lesquels infesteront les mers de la Grèce en se livrant à la piraterie, à la faveur de tant d'ilots inhabités, et de la proximité de côtes désertes et non gardées. Que FAR ΝΕΗ alors l'État naissant de la Grèce ? Quelle serait la sureté du commerce sur mer? Où la Grèce indépendante trouverait-elle des moyens sullisants pour entretenir une flotte considérable, et pour solder de nombreuses tronpes ?
4. Les provinces détachées de la Roumélie, lo‘n de donner à l'Empire Ottoman des revenus importaos, ont toujours servi d'asyle à des peuplades libres et guerrières, et causé à la Porte des inquiétudes et des dépenses presque continues. Ces mêmes provinces, dont l'esprit indépendant εἰ belliqueux a pris un uouvel essor pendant 9 années de guerre, placées pour ainsi dire aux portes des deux États, n’offrirontelles pas une matière prête à s'enflammer au moiudre incident, et à rallumer le feu d'une guerre à peine éteinte ?
Supposons, cependant, que tout motif d'une rixe prochaine ait cessé, et qu'on soit parvenu à dompter le caractère martial de ces peuplades abandonnées à la Turquie. Les Ottomans -occuperont toutes les fortes positions dans les montagnes, et menaceront à chaque instant l'État Grec. Ils exerceront dès lors sur lui une influence inconciliable avec les vues élevées d'après lesquelles les Augustes Monarques viennent de fixer ses destinées.
5. Quand même la Porte désirerait sincèrement une paix durable, Ses sujets accoutumés de tout temps à l'insubordination, se conformeraient-ils docilement à Ses volontés, et les Grecs indépeudans des provinces limitrophes n'étant point défendus par des limites naturellement fortes, ne seraient-ils pas continuellement exposés aux invasions subites des hordes Albanaises et d'Asie? Où serait donc la garautie d'une paix permanente entre les Grecs et les Ottomans ?
A-t-on au moins offert aux habitans des contrées séparées de l'État Grec un moyen ré] de ne pas perdre leurs propriétés, au cas où ils voudraient renoncer à leur patrie? Non, car si, d'après le protocole du 3 Février, il est permis aux Turcs, habitans de l'État Grec, comme aux Grecs, habitans des États Tures, de veadre leurs biens et d'émigrer, il est évident qu'aux premiers, tels que les Tures de l'Eubée, une pareille vente deviendrait possible et profitable, attendu que leurs biens se trouvent dans un pays qui est appelé à jouir des bienfaits d'une admiuistration régulière. 11 en serait tout autrement des Grecs, de ceux de l'Acarnanie par exemple, pour lesquels la vente serait, ou peu avantageuse ou illusoire. En effet, quel serait l'homme sensé qui voudrait
Ἐκτὸς τούτων τῶν δεινῶν ἐπακολουθημάτων, τοιαύτη ὁροθέτησις θέλει ἐπισύρει ἀφεύχτως εἰς τὴν ἑλλάδα ἐνδεεῖς φυλὰς ἀνθρώπων ἀνεστίων, dptνόντων μὲ δάκρυα χαὶ ὁδυρμοὺς την δουλωμένην YAV των. Αδελφοί των ‘ οἱ ἐντὸς τοῦ Κράτους ἥλληνες, συμπατοιῶται ὁρχωμένοι ἐνώπιον Θεοῦ χαὶ ἀνθρώπων νὰ συμικοιρασθῶσι τὴν τύγην των, θέλουν ἀνιλεῶς τοὺς ἐγκαταλείψει v ἀποθάνωσιν εἰς τὰς δεινοπαθείας, καὶ μὲ τὸν θάνατόν των à μὲ τὸν ἐπίμοχθον ζωήν των νὰ ἐπιφέρωσιν ἐπιδημίας à κλονισμὸν εἰς τὴν τοσάχις δεχατισθεῖσαν ἀπὸ τὸν θάνατον Χοινωνίαν των» Μέλη τῆς xs οἰκογενείας δὲν γρήζουσι περιθάλψεως: Τὰ µέσα τῆς περιθάλψεως αὐτῆς τὰ ποῖα; Ἡ ἐθνικῇ γῆ, À τὰ χρήματα τοῦ ταμείου; à ἐθνικὴ VA!
Αφίνομεν ὅτι, ἂν εἰς ἡμᾶς À ἀμνηστεία ὑπάργηῃ ἐκ τῆς σήμερον πθαγματικὴ καὶ θέλῃ ὑπάρξει, εἰς τὴν Tovoxiav ὅμως οὔτε ὑπῆρξε τοιαύττ. οὔτε θέλει ὑπάρξει διὰ λόγους γνωστούς’ ἀφίνομεν, ὅτι τῆς ἀμνηστείας τὸ ἄρθρον τοῦτο δὲν περιέχει τὴν ἀπολύτρωσιν τόσων δυστυχῶν Ελλήνων αἰχμαλωτισθέντων καὶ πωλιθέντων εἰς τὸ Τουοκικὸν Κράτος, καὶ περὶ τῆς τύχης τῶν ὁποίων εἶναι πικρὸν εἰς τὸ Εθνος νὰ μὴν ἔγῃ κἀμμίαν θετικὴν παρηγορίαν’ ἀφίνομεν τοιαύτας παρατηρήσεις σημαντικοῦ συμφέρον τος, καὶ εἰς µίαν ἄλλην ἐμβαίνομεν μεγαλητέρας φύσεως.
Τὸ ἄρθρον τοῦτο ἐννοεῖ τάγα δύο περιστάσεις µόνον, καθ ἃς αἱ ἰδιοκτησίαι τῶν Οθωμανῶν ἤβελον εἶσθαι ἀσφαλεῖς, τὴν πρώτην, ὅταν ὡς ἔμποροε, ὡς βιομήχανοι, ὡς πρόαφατοι ἀγορατταὶ γαιῶν, ἀποδειγθῶτιν οἱ Τοῦρκοι ἐκ νέου εἰς τὴν ἑλλάδα, καὶ τὴν δευτέραν, ὅταν, ὡς οἱ Τοῦρχηι τῆς Eρίπου, εὑρεβῶσι πολλοὶ αὐτῶν ἐκ τῆς σήμερον ἰδιωκτῆται; à περιλαμθάνε. διφορουµένως (πρᾶγμα, τὸ ὁποῖον δὲν δυνάµεθα νὰ τιστεύσωμεν) καὶ ἅλλην τρίτην ἰδέαν χαταστρεπτικὴν ἐκ θεμ.ελίων τῆς Ιλληνικῆς κοινωνίας, τὴν ἀπόδοσιν τῶν Τουοκικῶν κτημάτων, κτημάτων ἡλληνικῶν, ἁρπαγέν των ἀπὸ τοὺς Τούρχους πρὸ τῆς ἐπαναστάσεως, ἀνακτηθέντων εἰς τὴν ἐπκνάστασιν ἀπὸ τοὺς ἥλληνας μὲ χειμάῤῥους αἱμάτων, ἄλλων ἤδη ἐκποιηθέντων, ἄλλων ἐξασφαλιζόντων τὰ δύο δάνεια τῆς Λόνδρας, ἄλλων τρθφόντων τὰ τρία τέταρτα τοῦ λληνικοῦ γυμνοῦ ἴθνους, καὶ ἄλλων que λαττοµένων διὰ νὰ περιθάλψωσι τοὺς δυστυχήσαντας διὰ τὸν πατρίδα των
acquérir les propriétés d'un Acarnanien, là eù l'arbitraire seul existe, et daus des contrées en proie au désordre ?
Indépendsmment de ces résultats funestes, la restriction des limites fera affluer daus la Grèce indépendante des indigens en grand nombre, qui quitteront avec les larmes du désespoir leur sol natal mais esclave. Les habitans de l’État Grec, liés comme ïls sont avec eux par les nœuds de Ja fraternité et par des sermens solennnels, devront-ils les abandonner à leur misère ? Laisseront-ils livrer à tous les malheurs et au fléau des épidémies, une population tant de fois décimée par la mort? Membres de la famille Grecque, ces infortunés ne mériterontils pas d'être soulagés dans leurs maux? Mais quels sont les moyens de les soulager 2 Est-ce la terre nationale, οι les ressources de la caisse publique ? La terre nationale !
Le 5 article du protocole porte : «L'acte d'amnistie de la Porte proclamera qu'aucun Grec dans toute l'étendue de Ses domaines ne pourra être privé de ses propriétés, ni inquiété aucunement, à raison de la part qu'il aura prise à l'insurrection de la Grèce.
α L'acte d'amnistie du Gouvernement Grec proclamera le même principe en faveur de tous les Musulmans ou Chrétiens qui auraient pris parti contre sa eanse, et il'sera de plus entendu et publié que les Musulmans qui voudront continuer à habiter les territoires et îles assignés à la Grèce, y conserveront leurs propriétés, etc. ν
Nous omettrons de faire observer que l'amaistie, existant déjà de fait chez les Grecs, n'a été, et ne sera jamais, qu'illusoire chez les Turcs. Nous passons sous silence que ce même article concernant l'amnistie pe fait aucune mention de tant de Grecs qui, tombés en esclavaze, ont été vendus en Turquie, et dont il est douloureux à la nation d'ignorer le sort. Nous n'abordons point ces sujets, quoique d’une grande importauce, et nous nous arrêtons sur un autre point qui mérite une attention toute particulière.
L'article en question, en établissant l'inviolabilité des propriétés Mu sulmanes, prévoit-il deux cas seulement ? Le preunier, lorsque les Turcs reparaitront en Grèce en qualité de négocians, d'artisans, ou de prepriétaires de terres récemment acquises par enx; le second, lorsqu'ils se trouveront, tels que les Turcs de l'Eubée, propriétaires de fait au moment de l'exécution du protocole? Ou bien s'agirait-il aussi de la restitution des anciennes propriétés Tureques, restitution entièrement incompatible avec l'existence du nouvel État ? Ces propriétés appartenant jadis aux Grecs, usurpées ensuite par les Tures durant leur domination, et rachetées aujourd'hui au prix de flots de sang, ont été ou aliénées à différentes époques, ou hypothéquées lors de la négociation des deux emprunts de Londres. Elles servent maintenant à nourrir les trois quarts d'une population presque nue, —elles ont enfin été destinées, soit
Έλληνας χαὶ νὰ ἐξασφαλίσωσι γρέη τῆς λλάδος ἐπωτερικά. Αθεράπευτος δυστυχία, καταστροφὴ αἰώνιος τῆς ὑλλάδος, ἂν ζητηθῇ µόνον À πραγµατίωσις τοιχύτης ἀποδόσεως. ΠΠ Γερουσία προθλέπουσα δεινὰ ἐπαχολουθήµατα, νομίζει ἓν τῶν ἱερωτέρων γρεῶν της νὰ μὴν ἀποσιωπήσῃ εἰς τὴν B. A. Y. ὅτι ὁ ἡλληνικὸς λαὸς θεωρῶν τὰ πολυτιµότερά του δικαιώµατα καὶ συμφέροντα προσθαλλόμενα κατ αὐτὸν τὸν τρόπον θέλει τάχα διατηρήσει τὴν ἀπαραδειγμάτιστον ὑπομονὴν τοῦ νὰ στερηθῇ μὲ σιωπὴν τὰς ἀμοιθὰς τῶν ἀγώνων του, τὸ παρόν του, τὸ μέλλον του, χαὶ ἂν εἰς τοιαύτην διαγωγὺν τὸν ὑποχρεώσῃ ἡ σύνεσις, γέννημα τῶν περιστάσεων, δὲν θέλει per ὀλίγον γενῆ σωρὸς εἴλώτων σπαρµένος μεταξὺ Οθωμανῶν, δυναµένων νὰ τὸν τυραννήσωσι, καὶ διότι πατὰ συνέπειχν τῶν ἀναφερο-
ποτιθεμένης καὶ τῆς à ἀποδόσεως τῶν ἐθνικῶν κτημάτων, À ἐθνικὴ ἄρα γε vf θέλει μόνη ἐξαρκέσει εἰς τὴν ἀναχκούφισιν τῶν μελλόντων νὰ χαταφύγωσιν εἰς ἡμᾶς ἀδελφῶν µας; δὲν εἶναι χρεία γοημάτων δι ὄχι ὀλίγα ἔτη πρὸς ἀναπλήρωσιν τῶν ἐξόδων τοῦ Κράτους, μὴ δυναµένων νὰ ἐκπηγάσουν ἀπὸ τὰς ἐθνικὰς προσόδους; Οἱ Κύριοι Αντιπρέσθεις τῶν τριῶν Συμμάχων Αὐλῶν παρὰ τῇ Ἰζλληνικῇ Κυβερνέσει εἰς τὸ συνοδεῦσαν τὴν πρᾶξιν τῆς 3 Φεβρουαρίου ἐπίσημον ἔγγραφόν των παρέστησαν, ὅτι τὸ νέον τῶν προστατῶν µας εὐεργέτημα, τὸ δάνειον θέλει χρησιμεύσει εἰς µισθοδοσίαν καὶ διατροφὴν τῶν στρατευμάτων, τὰ ὁποῖα ὁ Ηγεμὼν, ἐν ἀνάγκη, Ἴθελε στρατολογήσει πρὸς ἰδίαν ὑπηρεσίαν. Εὐέλπιδες ὅμως εἶναι οἱ Ελληνες, ὅτι αἱ ὀγειλόμεναι ἀποζ nues πρὸς τὰς VAUT ικὰς νήσους, πρὸς τὸν κατὰ ξηρὰν στρατὸν, πρὸς πολλοὺς ἄλλους διὰ τὸ ἔθνος
Οἱ Κύριοι Αντιπρέσθεις τῶν τριῶν συμμάχων Λὐλῶν παρὰ τῇ ἑλληvx? Κυβερνήσει εἰς τὴν ἐπίσημ.ον διχκοίνωσίν των εἰδοποίησαν πεοὶ ἰδιαιτέρας πράξεως ενοµένης μεταξὺ τῆς Χριστιανικῆς A. Μεγαλειότητος καὶ της B. A. Y. πράξεως καθιερονούσης δικαιώµατα εἰς τους Δυτικοὺς τοῦ Ελλη-
à x . D à γικοῦ Κράτους: ñ καθιέρωσις αὕτ», σύμφωνος κατὰ μέγα µέρος μὲ τοὺς ενυπαρχοντᾶς µας νοµους, προσδιορίζοντας τὰ πολιτικὰ δικαιώµατα, ἀρχεῖ µόνη νὰ μᾶς πιστοποιήση, ὅτι τοῦ ἀνατολικοῦ δόγματος ñ θρησκεία θέλει shox: ἡ ἐπικρατοῦσα τῆς ἀνεξαρτήτου ἑλλάδος. Πλὴν πόσης χαρᾶς δά--
à des indemnités, soit à la liquidation des anciennes dettes de l'État contractées dans l'intérieur. Ce serait un malheur irréparable, unecatastrophe dont Ja Grèce ne se relèverait jamais, que d'entreprendre la restitution de ces propriétés. Le Sénat, qui ne voit dans cette mesure que les résultats les plus funestes, croit s'acquitter d'un devoir sacré, en représentant à Son Altesse Royale, qu'il a peine à se convaincre que le peuple Grec, se voyant ainsi lésé dans ses droits et dans ses intérêts les plus chers, puisse sc résigner patiemment à perdre le fruit de ses travaux, et à voir compromis le présent et l'avenir. Mais quand même, par l'effet d'une prudence que dicteraient des circonstances impérieuses, il se condamnerait au silence, ne deviendra-it-il pas bientôt un troupeau d'esclaves dispersé au milieu des Turcs assez puissans pour l'opprimer, puisque d'un côté, par suite des actes qui complètent le protocole du 3 Février, les Ottomans seront admissibles à toutes les charges publiques, et que de l’autre ils auront, en qualité de citovens Grecs, et au moyen de leurs richesses, le droit exclusif de suffrage? Dans ce cas, l'indépendance, ce don précieux des Souverains Alliés, serait-il pour la Grèce un avantage réel? Qu’aurait gagné l’Hellène après 9 ans d'une Jutte sanglante ? Vivant dans un désert, au milieu des ossemens de ses parens massacrés, il n'aurait fait que légitimer son éternel esclavage.
Nous disons plus; quand même la restitution n'aurait pas lieu, les terres nationales ne sufliraient pas à soulager ceux de nos frères qui se réfugieront chez nous. Ne faudrait-il pas encore des ressources pécuniaires, pour per'ectionner et consolider l'organisation intérieure, et combler, durant plusieurs années encore, le déficit dans les recettes de l'Etat ? Dans la note oflicielle de MM. les Résidens des Cours alliées, qui accompagne au Gouvernement Grec l'acte du 3 Février, il est dit que l'emprunt, ce nouveau gage de la bienveillance de nos prot-cteurs, sera affecté à la soldeet à l'entretien des troupes que la Prince Souverain Se trouvera dans le cas de lever à Son service. Les Grecs cependant aiment à espérer, que la rennaissance des lettres, l'encouragement de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, les indemnités dues à la marine et à l'armée, ainsi que les recompenses que méritent un grand nombre de citoyens signalés par leurs exploits, et que leur patriotisme a plongés dans la misère, seront les premiers objets de la sollicitude paternelle de Son Altesse Royale.
Il ne nous reste plus qu'une seule observation à faire:
Messieurs les Résidens des Cours alliées, dans leur communication oflicielle, ont annoncé au Gouvernement Grec, qu'un acte stipulé entre S. M. très- Chrétienne et Son Altesse Royale, assurait la jouissance : des droits politiques aux Grecs de l'Église d'Occident, Cette concession, conforme en grande partie aux lois existantes du pays, qui fixent les droits civils, suflit seule pour nous convaincre que la religion Grecque sera !a religion dominante de l'État. Mais quelle serait l'allégresse nationale, si Ja religion à laquelle les Hellènes doivent leur existence Ρο”
172 MEPOZ ΠΡΩΤΟΝ.
χρυα she χύσει τὸ ᾽λληνικὸν Ébvos, ἂν à θρησχεία του, εἰς τὴν ὁποίαν χβεωστεῖ τὴν πολιτικὴν ὕπαρξίν του, τὰ ὀλίγα του φῶτα, τὴν γλῶσσαν τῶν προγόνων του, τὸ συνήνονὲ καὶ διὰ θείων δεσμῶν μετὰ τῆς Β. A. T. Πόσον ñ ἀφοσίωσις τοῦ Ελληνικοῦ λαοῦ ἤθελεν αὐξηβη, ἂν ἔθλεπ μεθ) ἐκυτοῦ εἰς τοὺς ναρὺς τοῦ οὐρανίου Πκτρὸς τὸν ἐπίγειον πατέρα του προσφέροντα την ἰδίαν λατρείαν !
Év Νανπλίῳ, τὴν 10 Απριλίου, 1830.
ΚΟΙΝΟΠΟΙΗΣΙΣ ΤΩΝ ΠΡΩΤΟΚΟΛΛΩΝ ΤΗΣ 3 ΦΕΒΡΟΥΑΡΙΟΥ. 1830, ΕΙΣ ΤΗΝ A. Β. Y. ΤΟΝ ΠΡΙΓΚΗΠΑ ΛΕΟΠΟΛΔΟΝ ΤΟΥ ΣΑξ KOBOYPF.
Év Λονδίνῳ, τῇ 3 Φεβρουαρίου (22 ἰανουαρίου) 1830.
Οἱ ὑπογεγραμμένοι Πλτρεξηύσιοι τῶν τριῶν Αὐλῶν τῶν χυρωσασῶν τὴν συνθήκην τῆς 6 loulou, 1827, διετάχθησαν ἕκαστος παρὰ τῆς ἰδίας αὐτοῦ Κυβερνήσεως νὰ διακοινώσωσι πρὸς τὴν Β. A. Υ. τὸν Πρίγκηπα Λεοπόλδον τοῦ Σὰζ-Κοβοὺργ τὰ ἑξῆς: αΕπιθυμοῦσαι αἱ Σύμμαχοι Δυνάμεις, va δώσωσι νέα πιστὰ σταθερότητος εἰς τὸ ἔργον τῆς εἰρήνης, περὶ τὸ ὁποῖον καταγίνονται, καὶ θεωροῦσαι τὰ παρὰ τῆς Οθωμανικῆς Πόρτας ὦμολογημένα, συνεφώνησαν μεταξὺ Αὐτων περὶ τῶν βάσεων τοῦ τελειωτικοῦ ὁρ- Ὑανισμοῦ, τὸν ὁποῖον ἄθελε δεχθή ἡ ἑλλὰς. ὅθεν καὶ ὥρισαν νὰ τεθῇ ἐπὶ χεφαλῆς τῆς νέας Πολιτείας ἠγεμὼν, τοῦ ὁποίου 6 χαρακτὴρ νὰ παρέχγ εἰς τὴν ἑλλάδα καὶ εἰς ὅλην τὴν Εὐρώπην βεβαίαν ἐγγύπσιν. Απεφάσισαν δὲ νὰ προσφέρωσιν εἰς τὸν Πρίγκηπα Λεοπόλδον τοῦ Σὰξ-Κοβοὺογ τὸν διαδοχικὴν κυοιαρχίαν τῶν τόπων ἐκείνων, μὲ τὴν ἐπίκλησιν, Ηγεμὼν "άρχων τῆς ‘Edlaädoc. :
Εἰδοποιοῦντες οἱ ὑπογεγραμμένοι τὸν Πρίγκηπα Λεοπόλδον περὶ τῆς ἀποφάσεως ταύτης τῶν Αὐλῶν των, λαμβάνουν τὴν Tv νὰ κοινοποιήσωσιν ἀποῤῥήτως πρὸς αὐτὸν τὰ πρωτόκολλα, À, B καὶ Γ, εῆς 22 ίανουαρίου (3 Φεβρουαρίου) 1830, ἐν οἷς περιέχονται αἱ βουλαὶ τῶν Ἡ ψηλῶν Δυνάμεων περίτε τῶν ποὸς τὴν Β. A. Y. ἀναφερομένων, γαὶ περὶ τοῦ ὀῤγανισμοῦ τῆς ἠλλάδος. ἐλπίζουν δὲ ὅτι h B. A. Y. θέλει συγκατατεθη εἰς τὰ ὁριζόμενα ἐν ταῖς τρισὶ ταύταις πράζεσι, καὶ ὅτι θέλει δεχθῆ τὸν λαμτρὰν µαρτυρίαν τῆς τιμῆς καὶ ἐμπιστοσύνης, τὰς ὁποίας Deus ἐπι-
(bay) ΜΟΝΤΜΟΡΕΝΣΙ-ΑΛΒΛΔ. ΑΒΕΡΔΗΝ. ΑΙΕΒΗΝ.
Me.
ΑΠΑΝΤΗΣΙΣ ΤΗΣ Α. B. Y. TOY ΠΡΙΓΚΗΠΟΣ ΛΕΟΠΟΑΔΟΥ ΕΙΣ ΤΗΝ ΑΝΩΤΕΡΩ ΚΟΙΝΟΠΟΙΗΣΙΝ.
litique, quelques lumières, et la langue de leurs ancêtres, les unissait par des liens sacrés à Son Altesse Royale ? Quel serait leur enthousiasme, s'ils voyaient celui qui doit être le père de la patrie offrir au Père éternel, dans leurs temples, la même adoration ?
Nauplie, le 10 Avril, 1830.
Le Président, Groncrs Sissini.
Le Secrétaire, Panayoti Soutzo.
COMMUNICATION DES PROTOCOLES DU 3 FÉVRIER, 1830, A 5. Α. R. LE PRINCE LÉOPOLD DE SAXE-COBOURG.
Londres, le 3 Février, 1830.
Les soussignés Plénipotentiaires des trois Cours signataires du traité du 6 Juillet, 1827, ont reçu de leurs Gouvsrnement respectifs l'ordre de faire à S. A. R. le Prince Léopold de Saxe-Cobourg, la communication suivante: «Les Puissance alliées, désirant donner de nouveaux gages de stabilité à l'œuvre de paix dont Elles s'occupent, et prenant en cousidération les déclarations émises par la Porte Ottomane, sont convenues entr'Elles des bases de l'organisation définitive que recevrait la Grèce. Elles ont en conséquence arrêté qu'il serait placé à la tete du nouvel Etat, un Prince dont le caractère füt pour la Grèce, et pour Europe entière, une garantie rassurante. Elles ont résolu ‘de faire au , Prince Léopold de Saxe-Cobourg, l’offre de la Souveraineté héréditaire de cette contrée, avec le titre de Prince Suuverain de la Grece.»
Les soussignés, en instruisant le Prince Léopold de cette détermination de leurs Cours, ont l'honneur de lui communiquer confidentiellement les protocoles Nos. 1, 2, et 3, du 3 Février, 1830, daus lesquels sont consignées les intentions des Hautes Puissances. tant en ce qui concerne S. A. R. qu'en ce qui regarde l'organisation de la Grèce. Jls se flattent que S. A. R. donvera Son adhésion aux dispositions arrêtées dans ces trois actes, et qu'Elle acceptera le témoignage éclatant d'estime et de confiance que l'Alliance désire Lui conférer.
Les soussignés se félicitent beaucoup d'être les interprètes de leurs Augustes Souverains, et ils en profitent pour avoir l'honneur d'offrir à S, A. R. le Prince Léopold, l'hommage de leur profond respect.
(Signé) Monrmorency-Lavaz. ABERDEEN. LIEVEN-