PROTOCOLE DE LA CONFÉRENCE DE LONDRES EN DATE DU 26 SEPTEMBRE
Présens : — Les Plénipotentiaires de France, de la Grande Bretague et de Russie.
Les Plénipotentiaires des Cours de Franee, de la Grande Bretagne
(*) Les deux autres notes identiques adressées au Gouvernement Hellénique par les Résidens d'Angleterre et de Russie, portent les signatures de Mill Dawkias et C®, N. Panin. A
τῆς ῥωσσίας, συνελθόντες εἰς συνεδρίασιν, ἵνα Διασκεφθῶσι περὶ τ ὢν ζη. τημάτων, ὅσα αἱ τρεῖς Λὐλαὶ ὀφείλουσι νὰ λύσωσιν ὡς πρὸς τὰς ὑποθέσεις τῆς ἡλλάδος, συνεφώνισαν Υ ἀπευθύνωσι περὶ τούτου πρὸς τοὺς Πρέσθεις τῶν τριῶν Λὐλῶν ἓν Κωνσταντινουπόλει, πρὸς τοὺς ἐν ὑλλάδι ἀντιπρέche, καὶ πρὸς τοὺς ΑργΊγοὺς τῶν κατὰ τὸ Αρχιπέλαγος ναυτικῶν AÙτῶν δυγάµεων, τὰς ἐν τῷ παρόντι πρωτοχόλλῳ συνηµμένας κοινὰς ὁδηγίας. (ὑπογ.) TAAAEYPANAOS. ΠΑΑΜΕΡΣΤΩΝ. ΑΙΕΒΕΝ. ΜΑΤΟΥΣΤΛΕΒΙΚ. Οδηγίαι πρὸς τοὺς ἐν Κωνσταντινουπόλει Πρέσθεις τῶν Αὐλῶν τῆς Γαλλίας, τῆς Μεγάλης Βρεταννίας καὶ τῆς Ῥωσσίας, καὶ πρὸς τοὺς ἐν Ἑλλάδι ᾽Αντιπρέσθεις Αὐτῶν, Κύριε, (Απόσπασμα)
Aux διαπραγματεύσεις ἄχκρας σπουδαιότητος τὸ ἐπέτρεψαν, οἱ Πληρςξούσιοι τῶν Αὐλῶν τῆς Γαλλίας, τῆς Μεγάλης Ἡρεταγνίας χαὶ τής ῥωσσίας, συγελθύντες εἰς Συνέδριον ἐν Λονδίνῳ, ἐπανέλαθον τὰς συνδιασκέψεις αὐτῶν περὶ τῶν ὑποθέσεων τῆς ;λλάδος. |
FL συνοµολόγήησις συνθήκης μεταξὺ τῶν τριῶν Αὐλῶν, πρὸς ἐκτέλεσιν τοῦδ 11 τοῦ τῆς 3 Φεβρουαρίου 1830 πρωτοκόλλου Αὐτῶν.
ἡ παρὰ τῆς ἡλληνικῆς Κυβερνήσεως ἀπευθυνβεῖσα αἴτησις περὶ yonuxτικῆς ποοκαταβολῆς εἰς λογαριασμὸν τοῦ δανείου, ὅπερ έλουσιν ἐγγνπθῆ αἱ τρεῖς Αὐλαί.
Τὰ τέσσαρα ταῦτα ζητήματα θέλουσιν ἐξετασθῆ ἐνταῦθχ, καθ ἂν èrayθήσαν σειράν.
Περὶ τοῦ πρώτου οἱ Πληρεξούσιοι τῶν τριῶν Αὐλῶν ὁμογνωμόνως φρονοῦσιν, ὅτι, καί τοι διὰ τοῦ 11 παραγράφου τοῦ Πρωτοκόλλου τῆς 3 Φεβρουαρίου ἀπεφασίσθη h συνομολόγτσις συνθήκης, ἅμα αἱ διχτάξεις τοῦ. ἀὐτοῦ Πρωτοκόλλου ἄθελον γίνει δεκταὶ παρ ἀμφοτέρων τῶν μερῶν, εἷ ναι μολοντοῦτο καταλληλότερον νὰ μ.ἠ συνομολογήθῇ à συνθήκη αὗτη, εἰμὴ ὅταν ἀφ᾿ ἑγὸς ἔσεται δυνατὸν νὰ ὁρίζη ἀκριέῶς τὰ ὅρια τοῦ νέου Κράτους, ὑπὲρ οὗ θέλει χλεισθῆ, mai ὅταν, do ἑτέρυ, ἀποφασιοθῇ ἡ ἐκλογὴ τοῦ ἡγεμόνος. |
et de Russie, s'étant réunis en Conférence pour procéder à l'examen des questions que les trois. Cours ont à résoudre, dans les affaires de la Grèce, sont convenns d'adresser sous ce rapport aux Ambassadeurs et Ministres des trois Cours à Constantinople, à Leurs Résidens en Grèce, et aux Commandans de Leurs forces navales dans l'Archipel, les instructions com munes jointes au présent Protocole,
(Signé) TaLLEYRAND. PaLMERSTON. LiEVEN. Maruszewic.
Instructions pour les Ambassadeurs et Ministres des Cours de France, de la Grande Bretagne et de Russie à Constantinople, et pour Leurs Résidens en Grèce. Monsieur, (Extrait.)
Aussitôt que des négociations d'un intérêt majeur en ont offert Ja possibilité, les Plénipotentiaires des Cours de France, de la Grande Bretagne et de Russie, réunis en Conférence à Londres, ont repris leurs délibérations sur les affaires de la Grèce.
Quatre questions principales ont fixé leur attention :
La conclusion d’an traité entre les trois Cours, en exécution du $ 11. de Leur Protocole. du. 3 Février 1830.
Le choix d'un Souverain pour la Grèce, devenu nécessaire par la renonciation du Prince Léopold de Saxe-Cobourg ; choix que les trois Cours ont été invitées à faire par la nation et le Sénat Grec.
L'amélioration des frontières de la Grèce, au moyen d'une négociation avec la Porte Ottomane.
La demande faite par le Gouvernement Grec. d'une avance pécuniaire à compte de l'emprunt qui doit être garanti par les trois Cours.
On examinera ici ces quatre questions dans l'ordre où elles viennent, d'être rangées.
Sur la première, les Plénipotentiaires dés trois Gours ont été unanimement d'avis, que bien que le $ 11 du Protocole du 3 Février ait stipulé la conclusion d'un traité, aussitôt que les dispositions de ce même Protocole auraient été acceptées par les deux parties, il serait, néanmoins plus convenable de.ne procéder à la rédaction de ce traité, que lorsque, d'une part, il pourrait désigner avec précision les limites du nouvel État auquel. il doit avoir rapport, et que, de l'autre, le choix d'un Souverain serait déjà, arrêté. | |
La seconde question, celle de ce choix, a été prise par. les Plénipotentiaires en mûre considération. Îls ont reconnu la nécessité de la ré« soudre sans perte de tems; et déjà les trois Cours sont entrées dans les explications confidentielles dont une telle élection doit forcément être précédée.
La question de l'amélioration des limites de la Grèce, au moyen d'une négociation avec la Porte Ottomane, a donné lieu aux décisions suivantes :
Les Ambassadeurs et Ministres des trois Cours à Constantinople sont invités par la Conférence de Londres, à représenter à la Porte
Τὸ Συνέδριον εἶγε διαγράψει αὐτὴν κατὰ τὸν ὡς ἄριστον ii χάρτην τῆς Ελλάδος: ἀλλ ὁ χάρτης οὗτος εὑρέθη 7 πλήρης σπουδαίων σφαλµάτων, Ὑενομένης τῆς ἀντιπαραθέσεως τῶν ἐπ αὐτοῦ σημ.ειουμένων μετὰ της πραγματικῖς ῥέσεως τῶν μερῶν. Όντως ὁροθετικὴ γραμμὸ διήκουσα διὰ τῶν σημείων τῶν ἐν τῷ Πρωτοκόλλω τῆς ὃ Des onyagiou 1830 uyrμονενομένω», ἀντὶ » ἀποτελῇ, ὡς τότε εἶγεν ὑπολάβει τὸ Συνέδριον, συve Υβαμμἣν x βασιζομένην ἐπὶ τῆς διαμορφώσεως τῆς 5 χώρας, καὶ ATOTEλοῦσαν ὅριον ἅπ ταρτιζόμενον ὑπὸ 7 πωταμῶν, λνμνῶν, καὶ πορυφῶν ὀρέων, δὲν παρουσιάζει εἰμῆ ἑπραηγμιατοποιμτους Ἰοξοδρομέας διὰ κοιλάδων καὶ ὑψωμάτων, ἰδιοτρόπως LA σχολιῶς διατερναµένων À ὑπ) αὐτῆς ἐναντίον πάσης φυσικῆς καὶ γεωγραφικῆς διανρέσεως τῆς χώρας.
ποάζεως ταύτης γορηγεῖ εἰς τοὺς ὀροθέτας Αὐτῶν καὶ νὰ διατάξωσι τὸν ἀπὸ τῶν ἐκρολῶν τοῦ Σγερ 78105 μέχρι τῶν τοῦ Ασποοτ ποτάμιου δια) γάραξον της μόνης γραμμῆς NY À ἐπιτόπιος ἔρευνα ἀπέ Babes ὡς doiarhv, τῆς ο. frs μεταξὺ τῶν δύω à ἄκρων τῶν ὁρίων τῆς 8 Der ρουαρίου δύναταινὰ τ ρέξη ἀσφάλειαν τινα εἴς το την Τουσκέαν χαὶ τὴν Ἑλλάδα. καὶ νὰ Mel ρώση ἐν μέρει τ τὸν σκοπὸν, ὃν αἱ τρεῖς Λὐλαὶ τροέθεντο διὰ τῶν συμπλη" βωτικῶν ὁδηγιῶν τῶν ὁροῤετῶν Δὐτῶν, συνηµ.ένων εἰς τὸ τῆς À Ιουλίου 1830 Πρωτόκολλον. /
il γραμμ} αὕτη, ἄργομένη ἀπὲ τοῦ στοµίου τοῦ Σπεργειοῦ, καὶ ἄναθέουπα τὸν ῥοῦν αὐτοῦ µέγρι τοῦ ὄρους Πελουγέου, Διήχουσα διὰ τοῦ ὄρηυς “roro, καὶ παργκολουθοῦσα τὸν ῥοῦν τοῦ ποταμοῦ Μευδόδου μέ:
Αλλὰ καὶ à γοαυμ,η αὕτη, καί τοι ἐπιδεχτικὴ διαγαξάδεως, θε λε π ῥουαιάζει σπουδαῖα ἑλαττώματα χατὸ τὸ δυτικὸν αὐτῆς µέρος, καὶ Ν HAE παρέχει τὰ µέσα πλήρους ἐμπεδώσεως ἀμοιβαίας ἀσφαλείας της burn a χαὶ τῆς ἡλλάδος,
qu'il résulte de levées faites sur les lieux par un de leurs Commissaires-démarcateurs, et d'un examen de la ligne de frontière indiquée dans le Protocole du 3 Février 1830, que des raisons géographiques s'opposent à l'adoption définitive de cette ligne.
Elle avait été tracée par la Conférence d'après la carte de Grèce réputée la meilleure ; mais cette carte s’est trouvée remplie des erreurs les plus graves, quand on en a confronté les indications avec la position réelle des lieux. De fait, une ligne de frontière qui suivrait les points mentionnés dans le Protocole du 3 Février 1830, loin de former, comme la Conférence l'avait pensé alors, une ligne continue basée sur la configuration du pays, et offrant une limite marquée par des rivières, des lacs, et des sommets de montagnes, ne présenterait que d'impraticables sinuosités à travers des vallées et des hauteurs, qu'elle couperait de la manière la plus capricieuse et la plus incommode, sans aucun égard pour les divisions de territoire naturelles et géographiques.
La carte levée par le Commissaire-démarcateur dont il a été parlé plus haut, offre les preuves complètes de ces assertions.
Dans un tel état de choses, les trois Cours, pour mettre à exéeution les stipulations du Protocole du 3 Février 1830, ne pourraient qu'user du pouvoir discrétionnaire dont le 6 9 de cet Acte investit Leurs Commissaires-démareateurs, et faire tracer de l'embouchure du Sperchius à l'embouchure de l'Aspropotamos, la seule ligne que l'inspection des lieux permette de regarder comme possible, la seule qui, entre les deux points de départ des limites du 3 Février, puisse douner quelque sécurité à la Turquie ainsi qu'à la Grèce, et répondre en partie au but que les trois Cours se sont proposé dans les instructions supplémentaires de Leurs Commissaires -démarcateurs, jointes à Leur Ῥτυ-
tocole du 1°° Juillet 1830.
Cette ligne partirait de l'embouchure du Sperchins, en remonterait le cours jusqu'au mont Véluchi, traverserait ce mont, suivrait de là le cours de la rivière de Meydovo jusqu'à son confluent avec l'Aspropotamos, et descendrait ensuite ce fleuve jusqu à son embouchure dans la mer. .
Mais cette même ligne, quoique possible à tracer, présenterait en core de graves inconvéniens dans sa partie occidentale, et ne renfermerait pas les moyens de satisfaire entièrement à la sûreté réciproque de l'Empire Ottoman et de la Grèce.
Après avoir mürement pesé ces considérations dans leurs rapports avec les intérêts permanens des deux parties, et la nécessité de former entre elles des relations de bon voisinage, d'autant plus importantes quelles constituent un des principaux objets de l'intervention des trois
Cours, la Conférence a été d'avis que Leurs Ambassadeurs οἱ Mini-