XXX. ACTES D'AFFRANCHISSEMENT
B. Venie à une divinité (1).
: Ce mode, employé surtout à Delphes el dans quelques villes du nord de la Grèce, ne fait son apparition qu’à l'époque macédonienne. Il a son prototype dans les achats réels d'esclaves que faisaient les administrateurs des sanctuaires grecs; mais il s'agit ici d'un achat fictif, ayant pour but la liberté de l’esclave, et dont le prix est en réalité fourni par celui-ci : c'est le détour qu'on a imaginé pour donner une forme légale au rachat de l'esclave par lui-même, rachat qui ne pouvait faire l'objet d'un contrat ordinaire, puisque l’esclave, n'étant pas personne juridique, ne peut légalement contracter. En employant ce procédé, de préférence à la consécration pure et simple, on trouvait le double avantage de constater officiellement le prix payé par l'esclave pour sa rançon, et d'entourer le contrat, c'est-à dire la liberté et ses conditions, des garanties très énergiques inhérentes au contrat de vente, notamment l'intervention des garants (βεθχιωτῆοες) et la rescision en cas d'inobservation des clauses.
Delphes.
a. A ffranrhissement immédiat.