Etolie. Thermon. n° siècle avant J.-C
Lolling, Ath. Mitth., IV (1879), 391 (cf. VIT, 1883, p. 341); Dittenberger, Sylloge, 2° éd., n° 837; CIGS, III, 412. Cf. Drachmann, p. 16.
Πολύφρων Λύχου A[ivn]ouv τὴν ἰδίαν θρεπτί ἣν ἀπηλ]ευθέζρ]ωσεν ὑπ[ὸ] Δία Γῆν Ἥλιον μηδενὶ μη]δὲν προσήχουσαν κατὰ τοὺς Αἰτωλῶ[ν] νόμους ἰσοτελῇ χαὶ ἔντειμον.
« Polyphron, fils de Lycon, ἃ affranchi son esclave domestique Ainésa, sous l’invocation de Zeus, de la Terre et du Soleil, afin que nul n'ait de droit sur elle et qu’elle obtienne, conformément aux lois des Étoliens, l'égalité d'impôts et la plénitude des droits. »
C'est le seul acte connu de cette provenance. L'affranchie devient ἰσοτελής, c'est-à-dire exempte de l'impôt spécial exigé des métèques (ἰσοτελής * ὁ ἐξελεύθερος καὶ μετέχων τῶν νόμων, μετοίχιον δὲ οὐ φέρων, Hésychius). Nous ne croyons pas que l'adjectif € ἔντειμος implique qu’Ainésa devint citoyenne.
Pour la formule religieuse ὑπὸ Δία Γῆν Ἥλιον, voir, outre les actes du Bosphore Cimmérien (n° suivant), les affranchissements d'époque romaine conservés sur les papyrus d'Égypte (Oxyrhynchus papyri, I, n°’ 48 et 49).