‹ Recueil des inscriptions juridiques grecquesChapitre 198 sur 235 · XXX. ACTES D’AFFRANCHISSEMENT · texte numérisé non relu

XXX. ACTES D’AFFRANCHISSEMENT

Les manumissores sont thesprotiens puisqu'ils datent l'acte par le nom d’un prostate natif d'Onoperna, cité thesprotienne ; or l'acte est passé à Dodone, ville que les Molosses avaient enlevée aux Thesprotes (Strabon, VII, 7, 41); d’où la nécessité de réunir des témoins des deux tribus, en nombre égal. La qualification ξενικὰ λύσις s'applique sans doute à la fois à la forme de l'acte et à ses effets. Grypon, affranchi par des « étrangers », ne deviendra sûrement pas citoyen molosse. Sera-t-il du moins un métèque ou l’assimilera-t-on à un simple étranger de passage? Nous l'ignorons.

L'affranchissement £evxät λύσει s'est également rencontré à Larissa de Thessalie (Durrbach, BCH, X, 449) et l’on doit sans doute le reconnaître également dans les nombreuses mentions d’affranchis ξενικῇ recueillies en Thessalie (Le Bas, n° 1125-35, 1305-8 ; Heuzey, Mont Olympe, n° 11 et 18; Jamot et Deschamps, BCH, XV, 338, etc.). A Métropolis de Thessalie, il est question d'un affranchi ξενιχός (Ath. Mitth., VIII, 210). De même à Larissa (ib. XI, 53, n° 26). Le sens de ces expressions est obscur. Ussing croit que l’affranchissement ξενικῇ suppose un manumissor étranger, ce qui paraît en contradiction avec l'acte de Larissa (Ath. Mitth., NIT, 226) où manque la mention ξενικῇ quoique les manumissores soient sûrement étrangers. Drachmann attribue à tort tous les actes où figure ce mot à l’époque impériale et suppose qu'il s'agit de Latins Juniens.

y. Achat à fin de liberté.

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