XXI. LOI DE DRACON SUR LE MEURTRE
Traduction.
Diognétos de Phréarrhos était secrétaire, Dioclès était archonte.
Le Conseil et le peuple ont décidé. La tribu Acamantide exerçant la prytanie, Diognétos étant secrétaire, Euthydicos épistate, Xénophanès ἃ proposé : la loi de Dracon sur le meurtre sera publiée par les commissaires chargés de la publication des lois, sur une stèle de marbre. La loi leur sera fournie par le roi, assisté du secrétaire du Conseil, et ils placeront la stèle devant le Portique Royal. Les pôlètes mettront la stèle en adjudication, selon la loi, et les hellénotames fourniront l'argent.
Première table.
81. — Pour le cas de meurtre commis sans préméditation, la peine sera l'exil. Les rois connaîtront des causes de meurtre et des accusations de meurtre indirect, et les éphètes décideront.
δ 2. — Pour transiger, s’il y a un père ou un frère ou des fils, il faudra le consentement de tous; le refus d’un seul prévaudra. S'il n'existe aucune de ces personnes, il faudra le consentement unanime des parents jusqu’au degré de cousin, et ils préteront le serment. S'il n'existe aucune de ces personnes et que le meurtre soit involontaire et que les Cinquante et un — les éphètes — aient décidé que le meurtre a été involontaire, le meurtrier sera rappelé par les membres de la phratrie, s'ils le veulent, au nombre de dix. Ceux-ci seront choisis par les Cinquante et un, parmi les meilleurs.
8 3. — Cette loi est applicable même aux meurtres commis antérieurement.
δ 4. — L'interdiction contre le meurtrier sera proférée dans l'agora par les parents en deçà du degré de cousin. Concourront à la poursuite les cousins, les fils de cousins, les gendres, les beaux-frères, les beaux-pères et les membres de la phratrie.
86. — Si quelqu'un tue le meurtrier ou s’il est cause qu'un autre le tue, alors que le meurtrier s’abstenait des marchés qui sont sur la frontière, des jeux et des sanctuaires amphictyoniques,
ρί[α]ς [καὶ ἄθλον καὶ huepôv ἀμφικτυονικᾶν, Πόσπερ (1) τὸν ᾿Αθεναῖ]ον χ- [τέναντα ἐν τοῖς αὐτοῖς ἐνέχεσθαι " διαγιγνόσχεν δὲ τὸς ἐφ])έταϊς.
30 (ξ 7). Τὸς δὲ ἀνδροφόνος ἐχσεῖναι ἀποχτένεν καὶ ἀπάγεν ἐν] τέ[.] ἐμε[ὃ- [ansi, λυμαίνεσθαι δὲ μέ, μεδ᾽ ἀποινᾶν, À διπλόν ὀφέλεν Πόσ]ο[ν ἂν χ- [αταδλάφσει, ........................... ΝΣ ΝΥ ΕΕΞΈΕΈΈΕΈΕΞΕΞΕ (8 8). ᾿Εὰν δὲ τις ἄρξαντ]α ye[pὅν ἀδίχον xtéver, . . ...................... ἐὰν] ἀέκον x-
33 τέ[νει, δικάζεν δὲ τὸς βασιλέας αἱτιῦν φόνο, διαγνὄναι ÔJE τὸς ἐ-
Commentaire.
L'importance de ce texte, qui renferme une partie des lois de Dracon sur le meurtre, nous a décidés à l'admettre dans notre Recueil, bien qu’il soit très mal conservé. Le marbre sur lequel il a été gravé est fortement usé et il suffit de comparer le texte épigraphique ci-joint au texte restitué pour se rendre compte de l'étendue des lacunes. Puisqu'il en est ainsi, nous devons, avant d'aborder le commentaire, justifier les restitutions que nous avons admises et celles que nous proposons : en regard de chacun des articles de l'inscription, nous placerons les textes sur lesquels nous nous sommes fondés, nos devanciers et nous, pour combler les lacunes.
L'inscription est gravée στοιχηδόν et compte cinquante lettres à la ligne. L'esprit rude est généralement exprimé par le signe de l'aspiration (H), qui manque pourtant à la 1. 30 devant ἐμεδαπέι, Dans une inscription qui date, comme cellei, des dernières
(1) La L. 28 a cinquante et deux lettres, au lieu de cinquante, si l'on maintient le signe de l'aspiration devant ἱερόν et devant ὅσπερ.
(2) 11 faut admettre une faute, soit du lapicide, soit des copistes modernes, ἃ la 1. 38 où on lit encore un Y pour un K.