‹ Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état (volume 3)Chapitre 159 sur 223 · NOYELLES-SUR-MER · texte numérisé non relu

NOYELLES-SUR-MER

exerçaient le tabellionage comme ceux d’Abbeville, et que les bourgeois de la commune étaient pris pour témoins.

Ego, Walterus Baisars, major Nigeile, et Bernardus major, et Hugo Molnarius et Adam de Pommerol et alii scabini et jurati ejusdem ville, notum facimus omnibus presens scriplum inspecturis, quod Warmundus Ferez, in presentia nostra constitutus, recognovit se debere annnatim domino Hugoni de Olebam hereditarie très modios salis ad nativitatem beati Jobannis Baptistæ reddendos, pio gravia et monte et tenemento suo de Pommerol, que fuerunt Galteri de Pommerol, patris sui; et hoc consensu Alermi majoris, de quo tune temporis predicta gravia et tenementa ex parte ecclesie Compendii tenebantur, Quod ut ratum et inconcussum habeatur, ad petitionem utriusque partis, présentera cartam sigillé communie nostre communivimus. Actum est hoc anno Verbi incarnati miilesimo ducentesimo quintodecimo , mense februario.

Archives d’Abbeville, liasse intitulée : Privilèges, immunités, etc.

AVEU RENDU PAR LES OFFICIERS MUNICIPAUX DE NOYELLES AU SEIGNEUR DU LIEU.

Dans un acte du 26 juin i38o intitulé : Le fief de madame d’Aubmalle séant au bailliage de Rue à Noyelles, on lit que la commune de Noyelles paye, pour ses pâturages, à ladite dame, la somme de 45 livres h En 1602, elle paye 4o livres à cause de l’échevinage'^, comme le constate la pièce suivante; et elle reste encore soumise aux trois aides légales stipulées dans la charte de commune. Les limites de la banlieue sont à peu près les mêmes qu’en 1 194-

sée, arrondissement d’Abbeville, dont le nom latin est Nialla. — E. Prarond, Histoire de cinq villes, etc. t. II, p. à 229.

^ Archives de l’Empire, section administrative. — Domaine du comte d'Artois, carton /lo, titre IV, cote 648.

“ A l’origine de la commune , les habitants devaient 3o livres pour le four banal. Les 3o Tiers état. — iv.

livres furent réduites à 4 au xiv’ siècle, et au xviT elles étaient remplacées par une poule. (Ibid. Comptes de la seigneurie de Noyelles, carton 4i.) Dans le Ponthieu, comme partout ailleurs , un grand nombre de droits féodaux , fort onéreux à l’origine, s’étalent ainsi transformés insensiblement en redevances insignifiantes.

F évrier.

1 Ôoy .

) Janvier.

602 COMMUNES DE LA BASSE PICARDIE

Les mayeur, escbevins, corps et communauté de la ville de Noyelle sur mer, à cause de leur loy et eschevinage, relevent en fief de la dite chastellenie qu’ils reconnaissent, par les aveux qu’ils en ont baillé, s’estendre ès lieuz par eux limités ainsi qu’il s’en suit, sçavoir :

De})uis le circuit de la ville jusqu’à la Bouque Epine, aux tombes déport, aux carrières de Mariimont, au marquet Benoist, à la cavée de Sailly Bray vers Nouvion , à la chaussée de Bonnelle, au Demanchon, et à la rivière de Somme, jusques aux quels lieux ils disent s’estendre leur banlieue ou commune; et que pour raison de ce, des droits, privilèges, prééminence et autorité qu’ils en ont des seigneurs et des dames princesses de Noyelles, et que de tout temps et ancienneté ils en ont joui et usé, ils doivent chacun an à la recette de la dite chastellenie, au jour et terme de Noël et de la nativité de saint Jean Baptiste, la somme de trente livres aux dits jours par moitié; davantage doivent chacun an, aussy aux dits jour et termes, à la dite recette de Noyelle, la somme de dix livres, par accord et appointement faits avec les illustres seigneurs du dit Noyelle, la quelle somme néanmoins ils maintiennent estre rachetable, par les lettres qu’ils en ont.

Item, les dits maieuis et eschevins du dit lieu doivent encore au seigneur du dit lieu la somme de cent livres, en l’un de ces trois cas, sçavoir, quand le seigneur ou la dame de Noyelle fait son fils chevalier, marie sa fille aînée, et pour lachepler son corps prisonnier des ennemis du royaume, jouxte la coustume du dit comté de PonthieuL Servi en leur aveu, repris le pénulthième jour de janvier

Archives de i’lîmpire, section administrative. — Archives de la couronne. Domaine du comte d'Artois, carton 4o, titre IV, cote 648.

‘ « Par la dite coutinne de Pontliieu , quand aucun jouit d’aucun fiel’ noble, et y a aucuns ienans, soit en fief ou en coterie, à cause de son dit fief, il peut et lui ioît une fois en sa vie , soit à sa fille aînée marier, ou à son fils aîné l'aire chevalier, ou pour racheter son corps de prison, pour guerre de son prince, et au quel qu’il lui plait de lui des cas dessus-dits prendre lever et avoir droit d’ayde sur les Ienans. » (inutume de Ponlhicii, art. lxxvi. — La stipulation du payement des aides légales, à l’époque à laipielle nous sommes parvenus, n’était plus qu’une sim|de affaire de forme, et nous n’avons

rencontré dans aucun document la constatation de ce payement au xvi' et au xviP siècle.

En 1607, au moment de la rédaction des coutumes de Pontliieu , l’échevinage de Noyelles avait encore les mêmes attributions civiles et criminelles que f échevinage d’Abbeville; mais les archives de cette, commune ayant été détruites par la guerre, il est impossible de constater les actes de juridiction exercés par les .officiers municipaux.

Antérieurement à 1228, il existait à Noyelles une mairie féodale,, dont les droits furent rachetés à cette date par l’église de Conipiègne.

HIERMONT.

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HIERMONT.

Hieraiont, qui compte aujourd’hui 42 0 habitanls, avait, au moyen âge, une certaine importance. Le père Ignace a reproduit dans VHistoire des majeurs d' Abbeville un pian sur lequel figure une enceinte fortifiée percée de trois portes, un hôtel de ville, des halles, un hospice pour les malades , et deux châteaux forts. L’un de ces châteaux fut détruit à l’époque de la Jacquerie, et l’autre en i636, lors de l’invasion de Jean de Werth.

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