CHARTE DE COMMUNE D’ERGNIES
Le 26 décembre 1210, Guillaume, comte de Pontbieu, accorda aux habitants d’Ergnies une charte de commune. Cette charte comprend trente articles, qui reproduisent exactement, jusqu’au vingtsixième, les dispositions de la charte d’Abbeville, ce qui nous dis-
* i4cfa SS. ordinis s. Benedicti, sœcut. secund. p. 2 1 6.
^ Lettres par lesquelles les maire et éclievins cl’Ergnies et autres localités du Ponthieu promettent au roi de France de l’assister contre Simon ^ comte de Ponthieu , et Marie , sa femme, 1 23o. Bibl. imp. Sorbonne, io3o-io3i, ch. ni, n°* 109, iio, 111. — Lettres de Jean, seigneur de Folleville, qui vidiment une ordon- Tiers état. — iv.
nance de Charles VI , par laquelle les habitants d’Ergnies sont exemptés de payer les arrérages dus pour l’impôt du sel, janvier idqS -, archives du département de la Somme. — Lettres par lesquelles Charles VIII, à la demande des habitants d’Ergnies , les autorise à former une compagnie d’archers (sans date). — Arch. imp. Trésor des chartes, Beg. 177, n° I 49.
Décembre.
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pense de les publier ici. D’après l’article 26, chaque bourgeois d’Ergnies doit au comte de Ponthieu un setier d’avoine, deux sous à la Saint-Remi et deux chapons à Noël. Les trois aides sont fixées à 4o livres, payables en monnaie de Ponthieu (27). L’article 28 Fixe les limites de la banlieue. S’il survient entre le comte et les bourgeois quelque différend qui ne puisse être terminé d’après la teneur de la charte, l’affaire sera soumise, à l’échevinage d’Abbeville (29).
Une note de dom Grenier nous apprend qu’en 12 33 le sceau de la commune d’Ergnies portait la figure d’un homme à cheval tenant une épée à la main.
En 1607, la terre d’Ergnies appartenait aux Célestins d’Amiens; la coutume locale rédigée à cette époque attribue à ces mêmes religieux toute justice et seigneurie, et, comme il n’est fait dans cette coutume aucune mention de l’échevinage, on peut croire que le souvenir de la commune était complètement effacé.
26. Nec silentio prelereundum est quod unusquisque de communia unum sextarium avene et ij solides ad festum sancti Remigii et ij capones ad natale Domini, singulis annis, michi et successoribus meis reddere teneatur.
27. Et sciendum est quod etiam tria auxilia idem homines de Hernies miebi ex debito tenentur reddere : quadraginta videlicet libras pontivensis monete ad (ilium meum militem facienduni; xl’ libras fdie mee conjugande; xP libras ad redemptionem meam de captione.
28. Concessi etiam eisdem liominibus banlivam quietam et iiberam habendam usque ad vallem Bafreoi, et usque ad angulum Joliannis et usque à Le Hastroye; ita quidem quod infra prenominatos termines nulla poterit a me vel ab alio potenti fieri munitio.
29. Ad bec, si forte, inter dictes homines meos de Hernies, aliqua emerserit querela que per hoc scriptum nequeat terminari, per communiam Abbatisville lerminabitur.
30. Et sciendum est quod, in unoquoque predictorum capitulorum, jus sancte ecclesie et meum salvum debet esse et intégré conservari.
Ut autem hec omnia firma et illibata de cetero permaneant, sub religione jurisjurandi, ego et prenominati le. mines de Hernies promisimus nos ad invicem
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observaturos ; et ad majorem confirmationem hujus rei smptum, islud autenticum ymagine sigilli mei feci communiri.
Factum est hoc in communi audientia cleri, baronum et burgensium, et apud Hernies a me approbatum et confirma tum, sexto kalendas decembris, anno dominice Incarnationis mdlesimo ducentesimo decimo.
Testes sunt : Thomas, decanus Sancti Wlfranni, capellanus meus; Hugo de Fontanis, Galterus de Halencort, Symon de Donquerre, Renerus de Durcat, milites; Hugo de Rua, tune major Abbatisville; Willelmus de Castello, tune major de Sancto Richario; Jacobus de Dorrevilie, tune major de Dullendio; Martinus de Domibus, tune major ejusdem ville de Hernies.
Datum per manum Johannis, cancellarii mei.
Archives du département de la Somme, fonds du chapitre de la cathédrale d’Amiens, armoire F, carton 5, liasse i, n® i. — Copie transmise par M. Boca, archiviste du département.