‹ Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état (volume 3)Chapitre 25 sur 223 · XXX · texte numérisé non relu

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LETTRE DU ROI D’ANGLETERRE, ÉDOUARD III, AU SUJET DE DIVERS POINTS DE L’ADMINISTRATION D’ABBEVILLE.

Nous possédons le texte de quatre lettres adressées le même jour, . 24 mai i365, par le roi d’Angleterre, Edouard 111, à ses principaux officiers dans le comté de Pontliieu. Elles attestent les efforts faits par Edouard pour affermir et pour assurer dans le Ponthieu son autorité, compromise pendant les guerres entre la Grande-Bretagne et la France. Nous nous bornons à les analyser; elles ont été toutes les quatre publiées dans le recueil de Rymer.

Dans l’une de ces lettres, le roi, après s’être plaint des entreprises faites par les maire et écbevins d’Abbeville contre ses droits et sa juridiction, donne ordre à Nicolas de Louvain, sénéchal de Ponthieu, de faire cesser ces empiétements et de rétablir ses droits et sa juridiction dans toute leur plénitude L

Dans une autre lettre, Edouard III enjoint au sénéchal de Ponthieu de contraindre les maire, écbevins et bourgeois d’Abbeville à refaire le pont et plusieurs parties de fenceinte du château de Ponthieu, qu’ils avaient abattus durant la guerre des Anglais avec la France, et qu’ils étaient tenus de remettre en bon état^. '

Par une troisième lettre, le roi notifie au même fonctionnaire l’envoi d’un rôle contenant les plaintes des habitants d’Abbeville contre diverses infractions qu’ils prétendent avoir été faites à leurs droits et privilèges, et lui mande de donner, s’il y a lieu, satisfaction aux réclamants^.

’ « Pro hominibus Abbatisvillæ. » (Rymer, Fœdera, convcntioncs , litterœ, édit, de Londres, I 83o , l. ni , part, ni , p. 767 ).

* (I De ponte et muro castri civitatls reparandis. I) ( Rymer, ibid.) Castriwi cioilalis paraît désigner le cliâleau qui se trouvait dans la ville, et à

cette date il n’y avait point d’autre forteresse que celle dite Cour de Ponthieu. Le château de la porte Marcadé ne fut bâti que dans le siècle suivant.

* «De gravaminibus. » ( Rymer, i6id.)

Enfin, dans une quatrième missive, adressée au sénéchal et au trésorier de Ponthieu, Édouard lil se plaint que l’impôt sur les boissons, octroyé le 12 novembre 1 36 1 , n’ait point été, comme il devait l’être, appliqué aux fortifications; il ordonne à ces deux officiers, de mettre les deniers levés en la main du roi et de leur donner la destination voulue, et il les autorise, s’ils trouvent trop onéreux le chiffre de fimpôt, à le réduire dans telle proportion qu’ils jugeront convenable b

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