‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 116 sur 273 · NOTICE D UNE ORDONNANCE SOMPTUAIRE DE L'ÉCHEVINAGE · texte numérisé non relu

NOTICE D UNE ORDONNANCE SOMPTUAIRE DE L'ÉCHEVINAGE

la* plus ancien des historiens de la ville d'Amiens, Lamoriière, fait connaître en ces termes les principales dispositions d’une ordonnance somptuaire rendue au mois de juin ia38 par l’échevinage d'Amiens, sous la mairie de Mathieu de Croy.

« Au mois de juin i a38 , sous ce inaieur, fut ordonné qu’aucun se « mariant ne pourroit prier à manger à ses nopces que trente personnes « hommes et femmes, au plus à quatre jouis ceux de la ville; nul bour- « geois ne viendroit aux nopces, s’il n’estoit prie, et ne baillcroit-on « que douze deniers aux menestriers ou la valeur; que nul desdits me- « nestriers ne viendroit en la maison des bourgeois, s’il n’estoit mandé, xautrement n’auroil rien; tpie celuy qui se marie ne donneroit inel « I anneau d’or ou d’argent) qu’à sa femme, et elle à son espoux, le « tout en peine de dix livres parisis d’amende »

Nous avons cherché, mais sans succès, dans les archives d’Amiens, le texte de ce document, qui aurait fourni de curieux détails sur les mœurs de la bourgeoisie d’Amiens au xiu* siècle.

< Aatiq. de ta ville d’ Amiens , liv. a, |»„ 17g. «oui ce reglement , dont il donne une ImIvk pin»

•*- Dam* , Hui. «T Amiens, 1. 1, p. 86 , meotiotUM* sommaire encore.

ACCORD ENTRE JEAN D’AMIENS ET LA CORPORATION DES MARCHANDS DE L'EAU DE LA SOMME, AU SUJET DU PONT DE L'ÉTOII.E.

Par suite de la transaction conclue, en tai8, entre l’échevinage et Aleaume d’Amiens, la commune avait dû élever et élargir le pont de l’Étoile, et les réparations et l’entretien étaient restés à la charge d’Aleaume, seigneur de l’Étoile. Un second traité, relatif à ce même pont, fut passé, quelques années après, entre la commune et Thibaut d’Amiens; nous en iguorons la date et les clauses. Enfin, en ta4o, le neveu d’Aleaume, Jean d’Amiens, s’engagea, par un acte formel, à exécuter les conventions souscrites par Thibaut mais, soit que les conditions stipulées dans ces différents actes eussent été éludées, soit qu’une plus graude activité dans les relations commerciales eût exigé quelques changements dans la structure du pont, Jean d’Amiens, seigneur de Vignacourt, faisant droit aux plaintes réitérées de la corporation des marchands de l’eau, lui oclrova la charte suivante.

Dans cette charte, Jean promet, pour lui et ses héritiers, d'entrelcnir le pont de l’Étoile, de manière à donner un libre passage aux bateaux chargés ou non chargés. Il promet, en outre, d’indemuiser les marchands de l’eau des dommages que l’état du pont leur causerait à l’avenir; cette indemnité leur sera payée à la simple réquisition du maire et des échevins, sans qu’il soit besoin d'une action en justice.

Le nom des marchands de l’eau, appliqué ici au corps des bateliers de la Somme, se retrouve à Paris et dans d’autres villes situées de même sur quelque fleuve. Il est probable que cette associatiou faisait le négoce en même temps que le roulage par eau. Des documents postérieurs montrent qu elle ne se composait pas seulement des bateliers amiennois, mais de tous ceux des villes de la Somme, depuis Corbie jusqu’à la mer.

Ego Johannes de Ambiano, miles, dominus de \inacourt, omnibus prexentibus pariter et futuris présentes litteras inspectons, notum facio, quod, cum

■ Ai ch. de l'bâtel de ville d'Amicos, reg. lin celé e, (al. ij S r*. — Bihl. Boy., «11. de D. Orechartcs coté ■ , fol. 17 r*. — Kcg. ses chartes nier, t5‘ paquet, n* », p. 190.

liio.

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AMIENS

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i.ontroversia muta csset et diu verteretur inter me, ex una parte, et mercatores aque, ex altéra, de ponte de Stella per quem naves transeunt , videlicet de altitu» «line, latitudine, longitudine et de statu ejusdem pontis; tandem, debonorum et prudeuriuin virorum consilio, super eo composuimus in hune motlum: quod ego teneur, ad custus et ad sumptus meos et heredum meorurn, dictum ponteni de Stella in tali statu altitudinis, latitudinis, lotigitudinis cttocius rei ad utilitatem dictorum mercatorum pertinentis tenere, ego et heredes inei imperpetuum , fide interposîta et per abbandonum omnium n-rum tnrarum; ita quod omnes naves per aquaiu Sunune transeuntes possinl ire et redire vacue et plene imper pet uu iu per dictum pontein de Stella, sine aliquo obstaculo, periculo et impedimenta , salve et secure ; ita quod , si dicti mercatores , occasione dicti pontis , per defectum raeum vel heredum inconnu , custus aliquos apposuerint sive danipna aliqua incurrerint, ego custus omnes et dampna omnia dictorum luercatorum teneor eisdein mercatoribus , fide interposita et per abbandonum omuium rerum mearum, per solum dictum majoris et scabinorum sine amplius e contrario dicere vel facere, plenarie restaurait*. Et ad hcc omnia prenotata firmiter et fideliler imperpetuum observanda me et meos ohligavi heredes. Et ut hec omnia supradicta hrma, stabilia et rata perpeluis permaneant temporihus, présentes litteras, sigilli inei munimine rohoratas, predictis mercatorilms tradidi in testimonium veritatis et munimen. Actum anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo , niense decemhri.

Arck de l'hôtel de ville d’Amiens, reg. aux rhartef exilé a, fol. 17 r*. — Reg. aux charte* coté », fol. 167 r* et — I original de cette pièce existait encore. au xv* siècle, dan» le* archives de l'hôtel de ville d'Amiens*, U est mentiouoé dans l'inventaire de

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