‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 123 sur 273 · ARRÊT DU PARLEMENT QUI MAINTIENT UN IMPOT ÉTABLI PAR L'ÉCHEVINAGE · texte numérisé non relu

ARRÊT DU PARLEMENT QUI MAINTIENT UN IMPOT ÉTABLI PAR L'ÉCHEVINAGE

> j66. Pour amortir les dettes de la commune d’Amiens, le roi avait accordé au maire et aux échevins la faculté de lever un denier par livre sur les ventes et achats faits dans là ville. L'évêque bernard d'Abbeville protesta contre cet impôt, qu’il appelait une maletûte, et en demanda l'abolition, disant qu'il était contraire au privilège de son église, qui seule avait droit de percevoir sur les marchandises vendues le droit vulgairement ap|>elé répit dr saint Firrnin. Le maire et les échevins protestèrent à leur tour contre cette réclamation de l'évèque. Ils affirmèrent que le droit d’un denier sur les marchandises avait été établi à la demande formelle des bourgeois d'Amiens, dans l'intérêt de leur commune, et que tous consentaient à le payer, sans préjudice des droits antérieurs. La cour décida que l’cvêque serait débouté de la plainte, et l'impôt maintenu.

Le* Olim. 1. 1, p. 644» n* *.

1 Bernard <T Abbeville occupa le ttége épiscopal d'Amiens de n5q à 137s.

Page 1