L'ÉVÊQUE ET LA COMMUNE
En 1388, la cour du roi, dans la session tenue aux octaves de la Toussaint, eut à statuer sur un conflit de juridiction qui s'était élevé entre févéque et l’échevinage. 11 fut reconnu que Pévéque avait le droit de faire saisir les clercs de sou église dans tous les lieux du ressort de la justice municipale; niais que, dans le cas de poursuite et d'arrestation d'un clerc, le domicile de tout membre de la commune devait être inviolable, de telle sorte que nul ne pù t être arrêté par les officiers de l'évêquc dans la maison d'un bourgeois. Cette décision est consignée dans un extrait des registres du parlement que Philippede-Bel lit faire en tîio, et qu’il expédia sous forme de lettres royales, sans doute à la requête de l’une des parties intéressées.
Philippus, Dci gratis Kranconuu rex, universis présentés litteras inspecturis saluteni. Notum facimus quod ex trahi fecimus de registres parlamentnmni curie nostre accordatum quoddam , in ipsa curia tioslra factum in parlameuto octaliurum Omnium Sanciorum, quod fuit anno Domini miltesimo diicentesinio octogesimo octavo , cujus lenor sequilur in hec verba :
.Accordatum est quod episcopus Ambianensis sufficienter probavit saisinam suani capiendi rlericos in villa Anibianensi et bunleuca in justitia ville, ita la-
XIII* SIÈCLE. j6i
men quod epi&copus non poterit cos caperein doinîbus burgcnsium , setl rxtru, itou infereiido violentiam burgensibus , sed propter violentiam elericorum non dimitiel cpiscopus quin eos expiât extra domoa.
In cuÿus «xtracti teatimonium , huic preaenti transe -ripto uoslrum lecirous apponi sigillum. Actum Pariai i s, die sabhati post Brandones, anno Domini h" ccc" ikxftpo.
Arcb de l’bôtel de tille d'Aniien», ref . eux charte» coté a , fol. ni*. — Bibl. Roy., coll. de D. Oçemer, i" paquet, n* t, p* aga. — Daire, Hùtoirc J" Jmietu, t. Il, Piée. jiwt., p. lyi.