‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 215 sur 273 · RESTITUTION DE LA PRÉVÔTÉ ROYALE A L'ÉCHEVINAGE D AMIENS · texte numérisé non relu

RESTITUTION DE LA PRÉVÔTÉ ROYALE A L'ÉCHEVINAGE D AMIENS

Au reçu des lettres du roi qui leur enlevaient la ferme de la prévôté, le maire et les échevius d'Amiens se luttèrent de présenter au grand conseil et à la chambre des comptes les titres qui constataient leurs droits à la jouissance de cet office. Après vérification de ces pièces, le roi Jean, par une lettre du 26 mars i36*i, déclara lever la saisie «le la prévôté d'Amiens, enjoignit au bailli et au receveur des finances «le laisser l'échevinage de cette ville jouir et user de la prévôté royale comme ils le faisaient auparavant, et de restituer ou de porter en d<kluction du fermage les sommes perçues peudant la durée de la saisie.

Jehan, par la grâce de Dieu roys de France, aus bailli et receveur d'Amiens ou à leurs lieustenans, salut. Comme la prévosté d'Amiens, par vertu de nos autres lettres ait esté de nouvel mise ad nostre main , et nos bien amés le maieui et les cschevins de ladicte ville se soient trait pardevers nos amés et féauls les gens de nostre grand conseil et de nos comptes à Parij, et requérons qu'elle leur fust mise au délivre, aient monstre à nosdictes gens pluseurs lettres, titles et autres choses faisans ad ce; savoir faisons que, veu ce que dist est, nous l'empeechement dessusdit avons osté et ostons quant ad présent, par la teneur de ces présentes lettres. Si vous mandons et enjoingnons estroitement et à chascun de vous [que] les en faites et laissiés goïr et user, en la manière qu’il en goissoient et usoient avant ledit empeeschement ; et se de par vous, durant ledit erapeechement, aucune chose en a esté prins ou levé, si leur rendes ad plein ou leur déduisiés de la ferme qu'il en doivent, nonobstant lesdictes lettres ou autres quelconques données au «contraire. Donné à Paris, le xxvi' jour de mardi avant Pasques, l'an de grâce mil trois cens soissante-un.

Par le conseil estant en la chambre des comptes, ouquel vous estiés et tnesseigneurs l'archcvesque de Sens , les esvesques de Nevers et <f Arras et le chancelier de Normandie. Gonesse.

Arch. de l’bdlel de rille d'Amieu* , r*g, lui charte* coté a , fui. 43 ?* et 4 « r*.

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NOTICE DE L'ENVOI FAIT PAR L'ÉCHEVINAGE D AMIENS, DE DEUX DÉPUTÉS AUPRES DU ROI JEAN, A REIMS.

Au mois d’octobre de l’année t363, le roi Jean adressa à la ville d'Amiens une lettre par laquelle il lui ordonnait d’envoyer des députés ii ta journée qu’il omit intention de tenir à Reims. Les deux personnes désignées pour se rendre auprès du roi furent Jean d’Yppre, maire de la ville, et Jean du Gard, échevin.

Suivant le préambule d’une ordonnance rendue le ao octobre 1 363 le roi réunit à cette époque, dans la ville de Reims, des gens élus par plusieurs bonnes villes de France, auxquels il voulait faire entendre certaines communications touehans F honneur et F estât de su personne et de son royaume. Secousse a pensé que cette assemblée de députés des provinces, dont faisaient partie les deux mandataires d’Amiens nommés plus haut, était une assemblée d’étals généraux \

Lettres envoyées par le roi à la ville d'Amiens, pour lui signifier la journée qu'il a intencion de tenir à Reims pour le bien de son royaulme, afin que l'on y envoyast; et une lettre desdis maire et eschevins qui commettent Jean d'Yppre et Jean du Gard pour aller à ladite journée.

Arrti. de l'bAttrl de ville d'Amin», reg. «ex ebertee coléSr, eolicen*

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