‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 99 sur 273 · LISTE DES VILLES COMPOSANT LA HANSE DITE DE LONDRES · texte numérisé non relu

LISTE DES VILLES COMPOSANT LA HANSE DITE DE LONDRES

On a vu dans les actes du su* siècle relatifs au droit de quayage, et dans les tarifs des autres droits perçus à Amiens, la mention de plusieurs denrées nécessaires à la fabrication et à la teinture des draps cl des étoffes. Ces draps, importés aux foires de Champagne, avaient une mesure fixe et tenaient xxv aunes, ainsi que le constate, pour le xiii* siècle, un état des ntoisons des dras vendus à ces foires '. Leur réputation était grande par toute la France. Dans le fabliau du Lendit, Amiens est qualifié noble halle, et cité parmi les villes les plus renommées pour la vente de la draperie *. Enfin, dans une ordonnance des dernières années du vm' siècle , relative aux produits du hallage de Paris, Amiens figure pour une somme considérable. Ixi halle tf Amiens, y est-il dit, doit chascun an , à deux termes, vu livres Parisis. — Item, doit la ib'te halle jmur les mailles îles samedis xm s. un den. Parisis 5. Mais ce n'était pas seulement par ses envois à l'intérieur du royaume que l'industrie d'Amiens prospérait. Ses marchands entretenaient des relations habituelles avec l’étranger et notamment avec la Flandre et l'Angleterre. Ils faisaient partie de la Hanse de Londres, comme le prouve la liste des villes composant cette association commerciale, liste que nous publions d’après un manuscrit des archives de Lille*.

La Hanse de Londres, ainsi nommée sans doute parce que sou principal comptoir était à Londres, avait surtout pour objet le trafic de la laine. A la tète de cette association de villes flamandes et françaises figuraient les riches communes de Bruges et d’Ypres; c’était dans leur sein que devaient être choisis le comte de la Hanse et son écuyer ou porteenseigne. Pour devenir membre de la Hanse, il fallait avoir droit de bourgeoisie dans une des villes associées, et subir l’épreuve de l’admission par le conseil dirigeant. Chaque nouveau membre payait à son eutrée une cotisation de trente sous et trois deniers sterling s.

* Warkirnig, Hat. de la Flandre, t. II , Pi«.

ju»l. , p. 5 00. *

* Le dit du Lendit rime, Fabliaux et Contas de Barba zan rt Mcon , t. Il , p. 5o5.

i Reglements sur les arts et métiers de Paris pu- T. I.

ldiés par M. Dep ping , p. 4^4.

4 Robin , Franchises, Lis et coutumes Je la trille Je Lille, édition de M. Bnm-Lavaitn* sous presse.

5 Vojrex dans 17/à/, delà Flandre, t. II, Pièe. jus!-, p. ùoO, les Statua Je L Hante flamande

AMIENS

CJ1E SUJÎT LES XVII VILLES [ DE LE UAKSSe]1.

Cbùlons, Bains, Saint-Quentin», Cambrais, Lille en Flandres, Yppre, Douays, Arras, Tournais, Piéronne en VcrmendoU, Huwi*, Prouvin», Valenchiennes, Garni, Bruges, Sains-Omers, Monsteruel-sous- le-mer, Abbeville-eni-Pontiu, Amiens, Biauvais, Dixemue*, Bailleul en Flandres, Poupringhe en Flandres, Orchies.

Hoiiin, Franchises , lois et coutumes de la ville de iJslle , «lit. de M. Hruu-Lavainiie , p. i$(.

ENQUÊTE SUR LES DROITS DE TRAVERS DUS AU ROI DANS LE COMTE DE SAINT-PO L.

L’association dite Hume de huulres devait singulièrement favoriser les rapports commerciaux des villes qui la composaient. Amiens relira sans doute de son affiliation de grands avantages, mais des avantages généraux, et comme tels difficiles à apprécier. En voici un plus spécial, plus direct et dont la jouissance constituait pour la ville un véritable privilège.

Un droit de travers, perçu à Bapaume, d'abord par les comtes de Flandre et ensuite par le roi, frappait les marchandises qui entraient en Flandre ou qui en sortaient. Mais le payement de ce droit, obligatoire pour les marchands de certains pays, était facultatif pour d'autres; c’est-à-dire que les uns devaient suivie un itinéraire forcé, (tasser par Bapaume et y acquitter le péage, tandis que les autres, libres de choisir leur route, u'élaient sujets au droit que dans deux cas, savoir : lor squ’il leur convenait de traverser le territoire de (lapa 11 me , et lorsque les marchandises exportées ou importées par eux 11e provenaient pas de leurs pays ou devaient s'expédier ailleurs.

dite de iMndret, telle latin publié d'après les ar- et nous avons cru , avec M. Warokotsig, devuii cime* de Lille, et dan* Rouis* , n L de M, Brun- «livre le* indications qu'elle «julien t.

Luvainnc, p. (Sa et tui(M deux charte* publiées * - Ce litre n'annonce que dix-sepl ville*, et U

d'après les mèroi» archive*, el intitulé», l’une ; » liite c*t de vingt - quatre. Parmi le* sept noms

C’est li orJenance de tenir ta hanse con apte U hanse -ajoutés, six sont de la mémo écriture que Ir»

de Lnndrtt , et Vautre: Accord entre les villes - premiers, le nom seul d’Orcbi» est d’une wri-

(Tïprcs et de Lille. Le* rctHCigm-menl* fourni* par - ture aioinl ancienne. • ( M'ôte de f éditeur du

le» deux cbartr* ne concordent pas parfaitement manuscrit Je Raisin.)

avec ceux que l'on trouve dans le* Statuts ; celte » lluari, Huy.

drrnirre pièce parait ètrr d’une date plu* ancienne, 3 DUemne, Dixmude.

xill* SIÈCLE. ,0

Au nombre de ces derniers «fiaient les marchands d’Amiens. C’est ee«,m résulte de l'enquête suivante, qui eut lieu quelques années après la réunion à la couronne des comtés de Flandre et d’Amiens, sans doute sur la réclamation des villes ou pays intéressés. Nous publions deux textes de celle enquête, l’un français et daté de l'année I autre latin, sans date, et reproduit dans le cartulaire de Philippe- Auguste. Ces deux pièces ne sont pas exactement la traduction l'une de I autre, et elles contiennent chacune certaines particularités qui servent à les compléter et à les expliquer.

Leste enqueste fu faite à Ci pi pu, devant mon signeur flelreraieu de Roie'el le prevost Pierron d'Amiens et Névelon le ma restai, l,ail|iCu d'Arras. Là furem h s.erjant qui .voient cuelli le travers de «.paume., au Un. le conte de Flandres : Baudmn <1 Arras, W.llaume» Fastes, Aurris de «apaumes; et dirent que nos avo.r. de France, de Bourgongne, de Champagne, de Provence, de Saint- Jaqueme d outre les liions d'Espagne, ne puel «1er en Flandres ne cl fier de Flandres, qui ne doie passer e, aquiter à ltapaumes, pour que li avoirs soi,

ê„BFÏir ,lerr" ne a nc puee,,t

en Flandres ne u fief de Ftandres pour mener en lor terres, que ne doie passe, et aquiter a «ajuiumes; ne cil de Flandres ne del fiel de Flandre, „e prendre point d avoir en Flandres ne el fief de Flandre, pour mener es , erres devant due., qui ne do.e passer el aquiter a «apaumes; et si ne purent ..rendre point d avo.r en ce» devant dite, terres pour mener en Flandres ne u fief de Mandres, qui ne d„,e laisser et aqüitcr à «apaumes. Terewane, Fauquenhergue, Boulenois , Ternoi, , Caml.rais, Tournais, Valenciennes, Hainnaus, Empire, Pontiex , Nonnend.e, B.auvais, Amiens, Corbie, ne doivent point de eem.n se il ne ». en, baient; mais .il s'embatent en le caslellerie de «apaumes d doivent le travers, a, ns. que li autre. Ad, un nnno Domini u» ce" srcumln mensc mayo . 9

A-vh. rrir- 4. dq-ru-. du nom; dm.*, d„ «rop,„. u,«,e ^ d.„.

ud cahier de du fcuiilcu de parchemin.

Hec es, inquisitio que facta fui, apud Capiacum, milice, de transversis rems et cnn,., Sancti Pauli, coram B. ,1e Roya e, A. de Hanjes, e, P. preposito Am- ...... eu», et Nevelone marescallo. Hanc mquisitionem lecerunt burgenses Atre-

balenses, Bapalmense» et Péroné et de Roia et Compendii et MontU-Desiderii et Atnbiauen.es, et servientes qui tenebant pedagia tempore com.tis Flandrensi, ,

ÀMIE!\S

et dixerunt quod omnîa aTeria, que tran&eunt de terra Flandrie sive in Franciam, sire in Burgundiam, sive in Carnpaniam, sive ultra montes, sive in Provînciam debent pedagium opud Bapalmas; et omnia vina venientia de Francia vel de Burgundia in Flandriain euntia debent pedagium npud Bapalmas. Omîtes autcm illi qui debent pedagium apud Bapalmas debent pedagium apud Peronara , apud Aoyam, apud Compendium et Crispiacum *. Tenienses vero et Bononienses et Normanni et Corbicnses, Ambianenses, Pontivenses, Belvacenses, Tornacenses, Cameraeenses et Falqiiembergenses, omîtes isti vadunt quo volunt reddendo suas rectas consuetudines; sed si isti aportarent averia de Flandria in terras predictas, ipsi redderent pedagium apud Bapalmas, sicut alii, vel reportando vina, sicut supra dictum est *.

Bibl. Rûj. , cartiil. de Philippe- Auguste , fonds de* cellulaires n* 17* , fol. 90. — Food* du Roi n° $85a a, fol. 117 v“;— n° i)85a. 3, fol. ait**;— a* 8408.1. a. a, fol. a5i **.

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