En général , le sol est mauvais
8. En général, les grains quon récolte dans le pays consistent en blé froment, seigle, épeautre, avoine, et peu de légumes; point de vin, presque point d'arbres fruitiers, etc.
9. La consommation annudle des habitants est égale à peu près (à la quantité) des grains qu'ils récoltent.
(0 Ghapaïsse, Vauciuae. ment unie au prieuré de Notre-Dame
(^) Sous le vocable de saint Martin de Rourebel, sis au hameau de Vautfc Gfûmeta (G II, p. laA), ordinaire- cluse.
MONTXAY. 875
10. Dans les années de disette, nous tirons les grains des pays voisins.
1 1 . Dans les années abondantes , on porte les grains ou'on a de surplus 9 on les porte au marché à Serres et à Rosans, distants d'environ trois lieues.
12. La conununauté ne retire aucun produit de ses bois; ils ne lui servent que pour le chauffage.
13. La communauté a dans son terroir quelques terres gastes qui lui servent de linérage et de pâturage potir les troupeaux, dont le seigneur voudrait s*en emparer, pour [tes] avoir en son propre et d'en priver par là ladite communauté.
là. Il y a quelques torrents dans le territoire qui» en temps d'orage, inondait les vallons et font beaucoup de ravages, desquels on ne peut tirer aucun avantage pour 1 arrosage dles fonds qui les bordent.
15. La qualité du oros bétail consiste en bœufs, mulets et bourriques, qu'on tire de l'étranger, et la qualité du petit bétail consiste en moutons , brebis et agneaux , dont la quantité est d'en* viron un mille, et le revenu de ces troupeaux est très peu de chose, attendu que le pays est fort pénible, et leur laine reste en partie dans les bois touffus. Les ebèvres, qui seraient d'an produit conai* dérable, la communauté en est privée, par rapport aux ordres de la maîtrise et du seigneur du lieu , qui ont toujours sévi contre cette espèce, malgré que dans toutes les communautés voisines tous les habitants en ont trois à quatre chacun, sans qu elles portent aucun préjudice.
1 6. La communauté n'a aucuns artistes vétérinaires ni aucuns maréchaux experts. Les plus proches de cette communauté sont à Gap et à Sisteron, distants d'environ dix lieues.
17. Les habitants n'ont aucun commerce ni aucune faculté qui puisse donner une émulation pour exécuter leur industrie.
18. La forme du régime municipal. Cette communauté est régie par trois consuls et un secrétaire.
1 9. La communauté n'a aucuns revenus.
90. Quant aux eharoes locales, la communauté impose annuel* lement aoo livres ^'^ A l'égard des dettes de la communauté, elles
t*' Exactement ao5 livres (Ordon- Të^ise, la livres; loseroent du curé, naiicc du a5 nov. 178S) : entretien de 18; rcgi:»tre8 de catbolicité (iiaptéœcft ,
consistent en un vinglain au scMgneur ^^\ une censé personnelle, mouture et fournage audit seigneur, fixée à la tren [te] deuxième. La dtme au prieur ^^), sous la cote quinzième, de tous les grains et chanvre, et les agneaux de huit un. Le seigneur ne se contente pas de retirer les lods des fonds qui se vendent, il retire encore les lods de la cure.
21. Les comptes des collecteurs sont rendus, sans faute, dans la communauté chaque année, ainsi que ceux des consuls.
22. Les revenus des pauvres consistent à la vingt-quatrième, et ils sont administrés par M. le curé et les consuls.
23. Il n'y a aucune fondation pour les hôpitaux ni pour l'éducation publique.
24. Le dernier parcellaire a été fait en fjbo^^K II est en bon état, ainsi que les coursiers. Les papiers de la communauté ont été divertis et enlevés en partie, dans le temps que les aïeux du seigneur du lieu faisaient les affaires de la communauté, et ce qui reste est enfermé dans un coffre dans l'hôtel de ville, dont les consuls et secrétaire ont la clef ^*^.
Le seigneur possède en général le quart du meilleur des fonds de ladite communauté, dont il prive par ce moyen d'entrer dans leurs fonds, [parce] qu'il est noble.
A Montjay, ce i4 avril 1789, Messieurs, vos très humbles et très obéissants serviteurs.
Signé : A.-B. Siméon, consul, J.-L. Rabassb, heuienatU de châtelain, L. TiBAiL, RouY, Barn^âudy, consul, L. Albebt, secré' taire commis, P.-A. Fériaud, Faure, Marrou, Blanc, Martin.
mariages et sépultures), t&; ponts cl
Sasserelles, 6; secrétaire, 9; maitre 'école, 100; garde-bois, 4o; valet de ville, 6. En 1790, le total des charges locales est de si 9 livres, et, en 1791, de 3/16, dont i5o pour «r pension due au seigneur?). (C 107, f* 68.)
(0 François- Henn -Joseph d'Agoult, seigneur de Moiitjay et de Chanousse, encore vivant en 1817.
W Jean - François - Amoux - Marie Blanc , nommé, le 1 3 mars 1 779 1 prieur-
curé de Montjay (6 II, p. 100), archidiacre de Gap le 10 mars 1791 (L8a6) et (T vicaire cathédrale) dUgnace de Gazeneuve, évéque constitutionnel des Hautes- Alpes, le a 3 décembre. 1791 (V 48).
^'^ Plus exactement en 1766; infolio de 9/1 feuillets.
(^) Sur rétat des archives de Montjay en 1887, voir Procèt- verbaux du CorueU général de$ Hautes-Alpeë , août i888« p. i56.
Arrondissement de Gap, canton de Veynes, commune; 906 mètres d'altitude; à 99 kilomètres de Gap; superficie en hectares, ^,886; habitants, 5 3^.
Nosseigneurs,
Nous avons reçu la lettre dont vous nous avez honorés. Nous nous hâtons d'y répondre avec toute l'exactitude possible. La Providence vous ayant rendus les dépositaires du honheur de la Province , votre justice, vos lumières et votre charité nous font espérer que vous serez touchés du misérable état de cette communauté et que nous aurons lieu de bénir le (]iel de nous avoir donné de si dignes administrateurs.
Nous avons l'honneur d'être, avec le plus profond respect, Nosseigneurs, vos très humbles et obéissants serviteurs.
Signé : A. Robin, consul, Ëymery, consul.
1 . Pour répondre à la première question , par aperçu du territoire, ii y a environ une lieue. La communauté est composée d'une seule paroisse, de trois hameaux, qui sont : le Fi7/ar, la Fredière et la montagne des Hayes et quelques maisons isolées. En outre, il y a le hameau des Sauvas et celui de Veaux, qui ont été démembrés de cette communauté par le moyen des chartreux de Durbon, et par ce moyen la communauté est privée des bois et montagnes desdils hameaux et que les habitants n'entrent en aucune dépense de la communauté. Et cesdits habitants sont traités avec la plus grande rigueur, puisque ceux des Sauvas sont chassés et ceux de Veaux payent la dtme à la cote sixième en gerbes et ne reçoivent aucun service spirituel, puisqu'ils sont paroissiens à Montmaur^'^