‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 110 sur 219 · MONTROND · texte numérisé non relu

MONTROND

privera de pouvoir cultiver leurs terres. Cette perte, suivant l'avis des experts, a, pour dégrever les fonds, excédé 2,000 livres. Les États sont suppliés de leur pourvoir de quelque indemnité, sans quoi ils sont hors d'état d'acquitter leurs impositions. Les réparations ordinaires ne peuvent résister au Buëths et sont inutiles. Il faut de nécessité une digue tutelle; sans quoi, le Buêth s'étant élevé, les prés seront emportés et les habitants forcés de déguerpir.

15. n n'existe dans la communauté que 3 paires de bœufs et 100 bétes d'avérage, les animaux étant sujets à mortalité. La plupart des habitants cultivent à bras. Misère !

16. Il n'y a dans la communauté ni aux environs aucun maréchal-vétérinaire. Les habitants sont obligés de soigner leur bétail en cas de maladie.

17. Les habitants n'ont d'autre commerce ni industrie que de tirer du plâtre à la mine en hiver, de le transporter aux environs, pour fournir à leur subsistance, étant sur une route publique. La conservation de leurs prés leur est doublement indispensable , soit pour eux , soit pour les passants.

18. La communauté est régie par un consul, un châtelain, qui est le fermier du seigneur ^^^ et par un secrétaire qui est son

* homme d'affaires. Les Etats sont suppliés de changer la forme d'administration et rendre toutes les places électives. Elle n'a aucun revenu de quelque espèce que ce soit.

19. La communauté a besoin d'imposer annuellement pour le garde-bois, le garde-champétre dans le temps de la récolte, pour l'entretien de l'église, maison curiale^^^ cimetière, pour les gages du sonneur, certificat des assises, port de lettres et paquets, gages de la sage-femme, abonnement du pied fourché et autres objets, i/io hvres, que les Etats sont suppliés de leur accorder permission d'imposer annuellement sans autre permission , sauf en cas d'événement imprévu de se pourvoir en augmentation ^^\

^^^ Hyacinthe-François-Henrid'Agoult, entretien de la maison commune, 19;

seigneur de Montrond et de Ghanousse. entretien des ponts et passerelles, 19 ;

^^ Alors occupée par François Bas- gages du garae champêtre , a5; gages

tide, curé du a mars 178/1^1791. du valet de ville, 6; gages du sonneur,

W Le détail des charges locales pour 6; reste dû au collecteur, 98 1. 16 s.;

1 789 n^est pas connu. Le total des charges \yoTi de lettres, 6, etc. (G 107, ^ 71.)

locales de 1790 est de 1 86 1. 16 s. En 1791, ce total est de 9/10 livres,

(Ordonnance du 16 nov. 1790): cierge dont Ub poiu* le mattre d'école et 68

pascal , 6 livres; entretien de Téglise, 1 a ; pour le garde-fruits. ( IhùL )

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20. Les comptes ont été reodus exactement. Les pauvres n ont aucuns revenus. La vingts-quatrième, montant trois émines blé, est distribuée exactement.

Il n'y a ni hdpital ni fondation.

Le cadastre et le coursier sont hors d'usage, étant de 1690^^^ Les papiers de la communauté sont dans un coffre, fermé à deux clefs, dans l'église ^^^

Ainsi arrêté, certifié véritable, le lo avril 178^. Avons signé.

Signé : Massot, châtMny dk Bung, conml, P. Bryuen, F. Laget, X.-D. Odemab.

^ M0YDAN8.

Arroodisaemeat de Gap, canton de Rowns, commane; 780 mètres d'altitude ; à 6 9 kilomètres de Gap ; superficie en hectares , 1,108; habitants , 1 & i .

Les habitants du lieu de Moydans, étant assemblés, ainsi qu'il a été rapporté dans la délibération , à l'effet de répondre à la lettre de messieurs les Procureurs généraux syndics, ont dicté la réponse de la manière suivante ;

1. Le terroir du lieu de Moydans comprend environ un quart de lieue de largeur du levant au couchant et environ trois quarts de lieue de longueur, sans aucune autre paroisse, village ni hameau ^^K

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