‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 111 sur 219 · La population est d'environ 80 personnes · texte numérisé non relu

La population est d'environ 80 personnes

3. Les médecins les plus près sont ou h Serres, distant de trois lieues et demie, ou à Nyons, distant de sept Keues. Sans aucune femme accoucheuse instruite, même dans le voisinage.

à. Les maladies épidémiques ne sont pas fréquentes. On ne pratique point l'inoculation.

5. Les maisons sont bâties de la manière la plus simple et fort peu élevées. Le sol continuellement en mouvement dans les grandes chaleurs et la détresse des habitants ne permettant pas une plus

<*) lis sont égarés ou perdus. (Cf. CmM ffMnU du Hautêê'^Alp»», août

Liêtê de$ ancieiu eadoiireê , 1 885 , p. 8. ) 1 8o9 , p. 1 36.

. . ") Sur rétat des archives de Mont- ('> Krarts: rErès,iesHoate«,Riioui,

, .; t \ <*ond en 1891, voir Frocèt-vêrbaax éa ou mieux Rison.

MOYDANS. 891

ample perfection. Elles sont toute» couvertes en tuiles; sans aucune fabrique ni carrière, de sorte que nous sommes obligés d'aller prendre les tuiles et la chaux à plus d'une lieue. Le prix des tuiles, our une canne de couvert, coâte 6 livres, au rapport des maçons, es difficiles charrois non compris.

Un mauvais grès blanc étant notre unique ressource pour le sable.

7. Le sol situé autour du village et en pente, qui s'élève depuis le torrent qm le partage jusqu'au milieu du penchant d'une colline, est une marne grise et âpre, ne produisant qu'à force de tr«* vuil et d'une grande quantité de fumier.

8* Nous percevons du blé, peu d'épeautre ou gros blé, un peu d'avoine, fort peu de seigle. Les pommiers et les poiriers y produisent assez souvent quelques fruits. Sans argent, faute de abouché pour les vendre. Nous avons ausei des noyers dont la récolte en est rare a cause de la gelée du printemps. Le vin > petit et vert, suffirait à peine pour la provision de six habitants. Nous allons chercher k quatre ou cinq lieues celui qui nous manque.

9. Année commune, la nourriture des habitants est fort triatet qui est du pain grossier et des fa^uits et pommes de terre.

10. Dans les années de disette, nous tirons le blé du cAté du RhAne ou du c6té du Briançonnais.

11. Les productions surabondantes sont un peu de bié« fort rarement un peu d'huile de noix; quelquefois aussi des poires et des nommes t que nous sommes obligés de laisser pourrir. La vUle de Nyons, éloignée de sept lieues et celle du Buis de six, étant les seuls endroits où se vendent toutes nos productions, les chemins étant presque impraticables. Sans aucune foire dans l'emdroit. Rosans, pays voisin, ayant trois petites foires dans le mois de janvier, mars et mai, et Saint-André ayant une foire au mois d'avril, lesquelles foires ne sont utiles que pour les marchandises vivantes. Les bétes de charge sont les seuls moyens d'exportation de nos marchandises mortes dans lei deux endroits sosindiqués.

12. Nous n'avons qu'un très petit bois de hêtre en commun et mauvais état et continudlement dévasté • oii l'on ne peut prendre aucun bois de charpente, pas même aucun soliveau* Vétendue du pays suffit pour connaître le besoin du bois de charpente et le mauvais état de cet unique coin de bois pour en faire la disproportion avec les besoins du pays.

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