La nourriture ordinaire des habitants est du blé, souvent
qa'Mi 1789 elle fût considérée comme (') Autres haoïMux ou écarts : les
appartenant à Téleciion de Grenoble , et Comtes, les Ferauds, les Guérias,
à la subdéiégation de Gap. Manse - Vieille , la Montagne , Pont-
t') On Pstil-Latra, distinct du (7ra»iif- Sarrasin, le Plan, les Remoloas, les
Larra, hameau de la Bâtie- Vieille. Robins,
mêlé d'cpeautre rousse; le blé et grains qu'on perçoit suffisent à peu près , année commune, à la consommation des habitants, mais la dtme du blé se percevant en gerbes, à la cote douzième, est une charge qui écrase les habitants.
10. On tire les grains du Champsaur, parce que , quoique plus à portée de la ville de Gap, le droit de cosse est un grand obstacle aux marchés.
11. Quelques agneaux ou bétes d'avérage qui se vendent dans Gap, n'y ayant dans le lieu ni foires ni marchés.
12. Il n'y a point de forêts dans le terroir de la conununauté, mais seulement des blaches ou bois taillis, appartenant au seigneur du lieu et à quelques particuliers. La production de ces bois ou de quelques broussailles ont peine à suffire aux besoins des habitants.
13. Il est des communes dans l'étendue du territoire, telles que le quartier de Mance, etc.; elles ne sont d'aucune production, à l'exception du pacage des troupeaux, n'y ayant que peu de gazon. Le terrain serait d'assez bonne qualité, mais pour le mettre en valeur et le rendre fertile, il faudrait des engrais et des travaux considérables, ce que la misère actuelle des habitants ne peut leur permettre. Il y a dans la communauté , indépendamment des communes , une très grande quantité de fonds abandonnés, depuis plusieurs années, par différents particuliers, qui ont déguerpi, pour n'avoir pu pourvoir au payement des charges publiques et subsister; ces fonds se trouvent sur les bras de la communauté, incultes et agréptSy sans pouvoir en tirer parti.
14. Nombre de torrents ravagent cette conununauté, par rapport à la position et à la pente du territoire, qui est rempli de ravins. On espère que MM. les Procureurs généraux syndics vérifieront par eux-mêmes ces objets, et qu'ils se prêteront aux besoins que le cas exigera. Il y a un torrent appelé le Béai de Sarrazin, qui sépare la conununauté de la Rochette de celle de Remette, que la route de Gap à Embrun traverse, qui intercepte toute espèce de communication , pendant l'hiver, et lorsqu'il use des pluies dans les
autres saisons. Cet objet ne peut être connu qu'à l'aspect des lieux.
15. On croit qu'il y a environ trente paires de bœufs ou bêtes de labour, et deux ou trois cents bêtes d'avérage. Le seul moyen d'augmenter le nombre des élèves et d'améliorer les espèces , à ce que l'on pense, serait une diminution sur le prix du sel.
LA ROCHEÏTË.
16. Il ny en a aucun dans la communauté, mais il y a à la Bâtie-Neuve, distante d'une lieue, le nommé Blanc, maréchal à forge, élève de l'école vétérinaire, jouissant d'un grande confiance, justifiée par des succès.
17. On ne connaît aucun commerce, parce que tous les habitants de la communauté, écrasés par les charges publiques, ne peuvent rien entreprendre.
1.8. La communauté est administrée à l'instar des autres communautés: un châtelain, deux consuls et tous les habitants, con*« Yoqués lors des délibérations.
19. Elle n'a d'autres revenus qu'une rente de i3 1. i s s. 1 1 d« due sur les tailles, dont les arrérages sont dus depuis 1781. On faisait espérer que le remboursement de cette rente serait fait , et , en conséquence, sur l'avis de M. Bernard, commis à la recette générale, on lui adressa la procuration et les titres de propriété le 18 juillet 1786, mais depuis lors il n'a pas été possible d'avoir aucune satisfaction , pas même des nouvelles sur cet objet, quoiqu'il ait été fait différentes démarches et qu'il ait été écrit à M. le Contrôleur général à ce sujet. On supplie Messieurs de la Commission de vouloir bien, par une suite à leur zèle, se joindre aux vœux de la communauté pour cet article, aux fins de s'en procurer des renseignements.
20. Les charges locales arrivent, année commune, à i63 livres ^^\
21. Les comptes dans leur courant, sauf quelques comptes consulaires anciens qui n'ont pas été rendus relativement à leur peu d'importance.
22. La vingt-quatrième de la dime, arrivant, année commune, de deux à trois charges blé; un grenier d'abondance, dont le fonds est de vingt charges grain, pour être distribué à titre de prêt; on observe que, depuis plus de huit années, la modicité des récoltes et la misère des habitants n'ont pas permis aux débiteurs de restituer
'*) Le détail de cette somme, pour 1789 et 1790, no nous a pas été conservé. En 1791, le total des cliarges est de ^76 livres, savoir : enl retien de Téglise, 3o livres; entretien de la maison commune, la livres; gages du secrétaire-grefiier, hk livres; gages du maître d*école, ho livres; gages du garde
iLBCTIOlT DE GAP.
champêtre, 9/1 livres; gages du sonneur, 6 livres; port de lettres, 13 livres; « intérêts du capital de 819 1. 17 s., du par la commune an\ entrepreneurs du canal d'Ancelle», kh 1. i3 s.; au percepteur des impositions, 198 I. as.; pensions dues au séminaire de Gap, 64 1. i4 s. (G 107, ri56.)
Mi ÉLECTION DE GAP.
tes grains empruntés et que h masse du grenier est actaeliemcnt en billets non acquittés» Ces revenus sont administrés par ies officiers municipaux^ ie curé^^^ et un procureur des pauvres, les billets dudit grenier étant au pouvoir du s' Périer, Agent du seignear du lieu.