‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 150 sur 219 · YêtérinairBê^ etc. — Nous n*eti connaissons aucun · texte numérisé non relu

YêtérinairBê^ etc. — Nous n*eti connaissons aucun

17. L'étendue du terrain i la difficulté de sa culture, et le défaut de bras ne pei*mettent pas aux habitants de se mêler d arts ni de métiers; le peu de facultés dont ils jouissent et les fourrageé^ dont ils manquent souvent pour la nourriture de leurs bestiaux de travail) les éloignent de toute idée de commerce. La plupart d'entre eux, crainte de manquer de pain pendant là rigoureuse saison de rhivef) envoient en automne leurs fils et leurs filles, et vont quel^ quefois eux-mêmes dans la Provence et le Lyonnais^ où le plus grand nombre i tenté par les attraits d'un pays meilleur que le nôtre, fixent leur demeure. On pourrait établir dans ce pays des manufactures en laine ou coton, ou plusieurs autres de dette espèce pour l'hiver seulement, qui puissent occuper et donner du pain à des enfants qui s'en Vonti ce qui tend à dépeupler le pays, ou à ceux qui restent et qui n'ont pas d'autres occupations. Ces manu»^ factures, pendant l'hiver, seraient de la plus grande utilité, rion seulement n Sàint-Andn^, mais à tout te canton, ne gêneraient

SAINT-ANDRÉ-LÈS-EMBRllN.

pftB la culture de» fonds, nous produiraient des bras en été, en retenant ceux qui n'en vont, et procureraient quelque argent aut uns et aux autres.

18. La communauté est régie et gouvernée par deux consuls, huit conseillers, quatre auditeurs de comptes, deux ôU trois gardiens de cadastre et un secrétaire^ que l'on changé annuellement, en assemblée générale, le premier dimanche dé novembre.

19. La communauté n'a aucun revenu de quelque espèce que ce soit.

20. Les charges locales ^^^, y compris les charges ordinaires de la communauté, se montent à la somme de i,5do livres; ses dettes, à une pension de 9i8 livres. Elle est obligée de faire annuellement, à la maison commune, où se tiennent les assemblées, où est logé le vicaire et le maître décote, à l'église paroissiale et au presbytère, qui sont situés dans un quartier qui est entraîné par la Durance, des réparations considérables; de construire de nouveaux chemins dans plusieurs endroits, leurs chemins que les éboulements rendent impraticables, et d'entretenir quantité de ponts, soit sur les ravins, pour pouvoir' traverser la communauté de hameau en hameau, soit sur la rivière et les torrents, pour pouvoir communiquer avec la ville d'Embrun et avec les autres communautés circonvoisines.

21 . Tous les comptes des consuls ni des collecteurs ont été rendus exactement jusqu'à aujourd'hui.

22. Les revenus ded pauvres ie montent à la somme de â4ô livres, en y comprenant la 9&% et leur bout distribués annuellement au mois de mai par M. le curé et les consuls.

^'^ Les chaînes locales en 178g ne sont pas connues. Le total de celles de 1790 est de 58 1 1. 1 5 s. (Ordonnance du 98 octobre 1789^ : cierge pascal, 6 livres; entretien de Téglise, 20 livres; étitretlen des cotres des cloches, 6 livres; entretien des fontaines, 3o livres; contrôle des délibérations, 6 livres; gtges du garde-bois et vignes; 39 livres; gages du garde champêtre, ai livres; gages du sonneur, la livres; port de lettres, la livres; flambeaux des consuls le jour de la Fété-Dîeu, i5 livres; presUtion du serment des consuls, 6 Itvi^s; gages du garde-bois ile Saluces, ao livres; pension due aux

pauvres f i/io livres; pension due aux Visitandines d*Embrun et de Grenoble, 38. livres; gages de là sage-fémtne, 1 a livres; à 1 inspecteur des boucheries, 66 livres; pension à la dame Bémont; ho livres; gages dit i^amoneur, 86 livt^s, ustensiles du gouverneui* d^Embrun^ 30 I. i5 s. — En 1791, le total est de 1186 li 9 Si 7 d., dont 3o livres pour les ponts, 7a pour le greflier, 100 pour le. maître aécole, ai pour lé valet de ville, lao pour le receveur des impositions 4 197 1. 9 s. 7 d. poll^ ràncioii collecteur, 100 livhes pour les ^blnmissaires de Timposilion foncière, etc.

23. Il nV en a aucune dans la communauté et, pour Téducation des enfants, on prend un maître d'école, que chaque écolier paye à raison du temps qu'il étudie sous lui.

2â. Le dernier parcellaire a été conmiencé en 1680 et homologué en 168 s; il est en assez bon état^^^ mais les coursiers sont tellement confus et usés qu'on commence à avoir de la peine à distinguer les mutations qui ont été faites et qu'on a été obligé de remplacer une partie du plus ancien. Les papiers et titres de la communauté sont dans les archives; il y a quelques années qu'on en commença un inventaire qui n'a pas été Gni^^^.

Fait à Saint-André, le s 5 avril 1789.

Signé : Béraud, consul, Jean Brun, consul, F. Faure, Bertrand, J. JouvÈNE, Salva, QuEiRAS, secrétaire commts.

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