SAINT-DIDIER^EN-DÉVOLUY. A
viron une demi-lieue de largeur. Il est exirémement montueux et penchant, situé sur la montagne, sans arrosage, (juoiqu'il soit traversé par trois torrents, qui deviennent impétueux lors des grosses pluies et de la fonte des neiges , et causent des dommages très considérables, sans pouvoir remédier à de tels inconvénients Le terrain est peu productif, faute de fourrages.
8. Le territoire peut produire annuellement deux mille setiers de blé seigle, de mauvaise qualité, et autant d'avoine, qui à peine peuvent servir à la nourriture des habitants de la communauté, quoique la majeure partie des hommes en sortent, pendant Thiver, pour aller commercer dans les diverses provinces du royaume.
20. Ils sont très chargés en droits seigneuriaux. Ils payent tous les ans une onzième de leur récolte ^^^ et une brebis chaque habitant; ce droit est appelé la feyra, et, en outre, cent vingt livres en argent.
10. Il n'y a aucun arbre fruitier, de quelque espèce que ce soit, et il ne s'y perçoit que très peu de pommes de terre. Rarement les habitants manquent de blé, parce qu'ils le mêlent avec l'avoine pour faire leur pain. En temps de disette ou de mauvaise récolte, ils ont recours aux marchés de Corp.
6. Les maisons ou chaumières sont bâties en terre et pierres, couvertes de chaume, étant très éloignées des carrières d'ardoises. Les différents bâtiments des granges de M. le marquis de Pina, seigneur de Saint-Didier^^), consistant à dix, sont également couverts en chaume.
12. Il y aurait dans la communauté des bois propres à la bâtisse, mais les avenues en sont impraticables en l'état, et ce ne serait qu'à grands frais qu'on pourrait y pratiquer un chemin propre à l'extraction de ces bois; mais la conununauté est dans une trop grande détresse pour l'entreprendre. A l'égard du bois de chauffage, il n'y en a qu'environ vingt setérées en pins, dont la communauté jouit par indivis avec le seigneur.
13. Les terres communes sont de très peu de considération; elles sont dans les rochers ou sur des pentes si inclinées qu'elles no produisent que quelques mauvaises herbes pour le pâturage de leurs bestiaux, qui, très souvent, s'y précipitent, n'étant pas possible de les améliorer.
t') Pour celte onzième quo lire le d'avis de lui refuser le payement. (Noie seigneur, les habitants voudraient sa- du manuscrit original. ) voir son revenu: sans quoi on serait ^^ Sébastien de Pina(Q 9o5).