‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 167 sur 219 · SAINT-ETIENNE-EN-DEVOLLT · texte numérisé non relu

SAINT-ETIENNE-EN-DEVOLLT

éteints 9 les habitants n'ayant que deux petits cantons d'une très petite étendue « qui ne seraient pas suflisants pour leur chauffage, étant néanmoins leur seule ressource , excepté pour le chauffage que la communauté s'était proposé d'en aller chercher dans un fourré que les révérends pères Chartreux de Durbon ont à la Grotte, du côté de Rabou, et à savoir encore s'ils en voudront accorder, en payant, à la communauté; et pour y aller, il faudrait construire un chemin qui coûterait, suivant le devis qui en a été pris, l'année dernière, par M. Goudar, ingénieur, à Gap, la sonune de quatre et près de cinq mille livres, lequel chemin il serait im-

1)ossible à la communauté de pouvoir [faire] sans le secours que e Roi accorde en pareil cas, étant ledit bois éloigné de la communauté de trois lieues, du plus mauvais chemin.

là. A l'égard des communes de la communauté, il y a une montagne , entourée de rochers affreux , sur laquelle les habitants y font pattre leurs troupeaux dans l'été; dans une partie de laquelle montagne, les neiges d'une saison attendent celles d'une autre, attendu leur situation au nord, et il [ne] nous parait pas y avoir des moyens pour les rendre plus fertiles.

15. Nous n'avons que Saloize pour toute rivière, laquelle fait beaucoup de dégâts le long de son cours , attendu sa rapidité , et n'étant, pour ainsi dire, d'aucune utilité pour l'arrosage.

16. La communauté est composée de cent vingt habitants, dont les deux tiers ont une paire de bœufs ou vaches et une béte à bât, et l'autre tiers, le plus souvent, ils sont obligés de faire de deux à deux, ou de faire labourer une vache avec une bourrique, et à l'égard du menu bétail, quinze cents bétes d'avérage.

17. A l'égard des artistes et vétérinaires ou des maréchaux experts, nous n'en avons, du tout, point.

18. Toute l'industrie des habitants de la communauté, ou du moins la plus grande partie, sont obligés de s'expatrier pour gagner leur vie, et ce, pour aider à payer leurs charges.

19. La communauté est administrée par deux consuls, un châtelain ou lieutenant de châtelain, et un secrétaire-commis.

20. La communauté n'a aucun revenu, sinon que les habitants ont fait une taxe sur leur menu bétail pour subvenir et acquitter leurs charges locales et autres sommes de la communauté; mais

cette taxe est toujours supportée par les hobitaots^ puisqu'elle oat imposée sur leur propre bétail.

91. A iMgard des cliarges locales ou dépenses ordinaires de la communauté, y compris une pension que nous payons à M. de Voisant, de Grenoble, d*un capital de quatre mille livres, que la communauté lui doit, ensemble une pension que la communauté

Saye annuellement KM. Tabbé de la Pierre, de Gap^'^ de la somme e vingt-huit livres, monte autour de mille livres, tant pour le salaire des gai*de*bois et fruits, maître d*école, réparations aux cbc mins„ marguilliers et autres ^^^

93. La communauté est astusélie de payer annuellement, au seigneur, la omii^me de tous les grains qui se perçoivent dans In communauté, ensemble la somme de cent vingt livres pour taille personnelle ou beitlief et droit des /m à la cote sixième; une brebis, appelée faïra, chaque habitant qui hiverne dix bétes d avéragc. Observer que le seigneur tire encore le revenu des moulins qu'il y a dans la communauté. Outre ces charges accablantes, le collège a Embrun , qui est encore prieur, y perçoit une dhne sur tous les grûns à la cote vingtième et Un agneau sur chaque dizaine. Enfitt il n'y a pas de pays plus chargés que cette communautéi

23. Il n'est pas de notre connaissance c[u*il y ait des comptes à rendre.

2i. Les pauvres n'ont aucune propriété ni revenu, sinon la vingt-quatrième, qui a été accordée h douze setiers de blé seigle, qui leur sont distribués tous les ans par le curé du lieu^^^ et les consuls.

25. Point de fondation pour les hôpitaux et pour l'éducation»

26. Le parcellaire en très mauvais état, de la date tiiku^^K Nous n^avons point de coursier. Les papiers de la communauté sont dans les archives ^^^.

(*) Aiexalkdre-Joeeph-Bruno Martin de la Piarre ou de là nerfe, simple ricrc m 1701 (L896, etVâ8)<

<*) L^étaldns ebargeii localc<i (G 107.

f 10&) ne donne ni détail* ni loUii\ pour 1788-1793.

^^ Jsttt-*FrsDÇoia Donnoite, d*Eaibrun, né le 5 octobre 17 38, profcssour de phSùioùhi^ au comge d^Emhrtln, nommé le 0 oDtebre 1771 (G 11, p. 99),

en exercice le 6 novembre 1795 (L 161), !nH(allé (fjU|;o de paix du canton du Dévotuy?) le 1 7 janvier 1 8o3, mort le i** janvier 181 a.

(^> Incomplet, ia->folia, fauill«li 99 à 619.

^) 8ur Télat do oos afchitw en 189(1, ^^^^ Procèê'têrbaux du Qmieil général dei Hauteê-Atpet , août 1891, p* 147.

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