‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 174 sur 219 · Les communs qui existent dans le territoire sont de mau · texte numérisé non relu

Les communs qui existent dans le territoire sont de mau

^^) Antoine Ghauvet, de Montjai, le ai août 1790 (L &7s)t qai prêta «pricur-cnrc de ]n Val -Sainte -Marie?) lo serment de Liberté et Egalité le Socle 3o mai 1781 (V 5A), en functioos tubre 1799.

SAINTE-MARIK. 'i83

vaise qualité do soi et indispensables pour le pàquerage du menu bétail.

là. Le territoire est traversé par la rivière d'OuUe , qui emporte , dans les grosses crues, les fonds cadastrés qui la bordent à droite et à gauche , et parfois elle submerge même la partie du terroir qui est en plaine et gâte la récolte en foins et autres productions. Cette même rivière pourrait être contenue par des levées de gravier et de plant vif. Mais, dès qu'elle a emporté les fonds cadastrés, le seigneur s'empare, par droit de régale, des délaissés et graviers, et les unit à sa possession , y en ayant déjà réuni environ 90 éminées. Le seigneur possède, dans le village, le tiers du territoire et au delè et tout autour du village; l'allivi^ement roturier ne montant qu'è 1 1 1. 5 s. et celui du seigneur montant è 8 1. 3 s. Les eaux de cette rivière servent à l'arrosage des prairies et moulin du seigneur pendant six jours de la semaine et les habitants n'en usent que pendant deux jours. Dans le même territoire, il descend des montagnes plusieurs ravins qui causent beaucoup de mal et engravent beaucoup de fonds, les habitants étant obligés, pour arroser leurs prairies, de mettre l'eau et de curer le canal à leurs frais, ce qui emporte au moins 100 journées, année commune.

15. Dans la communauté, il n'existe que 9 paires de bœufs, 1 5 bourriques, étant obligés de faire labourer leurs terres par des étrangers, et environ 100 bêtes d'avérage. La misère, privant les habitants d'en tenir un plus grand nombre, qui leur seraient indispensables pour bonifier leurs terres qu'ils travaillent à bras pour la plus grande partie.

16. Il n'y a dans la communauté aucun maréchal, ni dans les environs. Us sont obligés [eux-] mêmes de soigner les bestiaux en cas de maladie.

17. Les habitants n'ont aucun commerce ou industrie, ne s'occupant qu'à cultiver leurs fonds, en été, et, en hiver, ils s'expatrient. Si on établissait quelques manufactures de laine, cela pourrait donner moyen aux habitants de subsister.

1 8. La communauté est régie par 2 consuls et 1 châtelain. Il serait essentiel, pour le bien public, que toutes les charges fussent électives. L'administration en serait plus légale et plus utile au public. Il serait également essentiel que le Roi fit lui-même administrer sa justice pour éviter la vexation.

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