La communauté ne jouit d'aucun revenu quelconque
20. Les charges de la communauté sont l'entretien de l'église, maison curiale et maison de ville, qui sont actuellement en très mauvais état; ajoutant les gages d'un garde champêtre et la somme de s 3 1. 9 s. que la communauté est obligée de payer annuellement pour vingtième de 9 habitants, que la misère a chassés de ce lieu , de même que les autres impositions qui restent à la charge de la communauté ^^^
21. Les comptes des collecteurs et receveurs sont rendus et se rendent exactement chaque année.
22. Les revenus des pauvres consistent à une charge de froment ou seigle qu'on distribue annuellement pour la vingt-quatrième et à cinq charges et demie de froment d'un mont-de-piété qui se trouvent entre les mains de différents particuliers ou du consul depuis environ dix ans et dont on n'a jamais donné compte depuis lors.
23. Il n'y a aucune fondation, ni pour les hôpitaux ni pour l'éducation publique.
^*) Le total des diarges pour 1789 maitre d'école, 60 Uvres; gages du
n^est pas connu. En 1790, le total est garde champêtre, 60 libres; gages du
de i83 livres (Ordonnance du 93 mars valet de ville, 6 livres. — En 1791, il
1790) : ciei-ge pascal, 6 livres; entre- est de «89 livres, dont js livres pour
tien de Téglise, 9& livres; entrelien des frais de bureau, 36 livres pour le rece-
fonlaines, j 5 livres; entretien de:; ponts veur des impositions et 1 5 livres poiu* le
et passerelles, 19 livres; gaj»cs du »efn»taire-|freffier (C 107,1*109).
&10 ÉLECTION m GAP.
3Â. Le parceUaire de cette eQtnmuniiutKé na aucune date* ni camiuencemaat ni fin ^^\ Nwilu^ de particuliera n y trouvent paa loura cQtoa< Par laa oouriiera, eu asseii bon état» on conjecture que ledit parcellaire a été fait depuis t&o annéai; oe qui prouiie toujours plus la wsère et la pauvreté de cotte communauté* Les papiers el titres de la communauté sont fermés par une seule olef, qu'on remet ordinairement au premier consul ^^l
Voilà, Messieurs, toutes les instructions que vous nous demandez. A notre tour, noua vous supplions trè« humblement de vous rappeler de notre pressante misère et de nous croire, avec le re^ieelle Elus profond et la soumission la plus grande, Messieurs, vos très umbies et très obéissants serviteurs.
Signé : Jean Hugues, consul, L. Aynaui>» consuL
Sur Tarticle lA, on a oublié que le canal, pour arroser, se prendrait sur le terroir de Treseléoux , à une petite demi-Keue dHci, où il ne ae trouverait aucun obstacle pour le passage de Teau, à rexception de deux torrents , où le bien puldic demanderait un pont sur chacun, attendu qu^ils se trouvent sur une route où il passe continuellement des voituriers ou autres , où û s'est même noyé des personnes. Par !à» la communauté de Treseléoux , cette de Lagrand» celle de Saléon et même celle de Ghàteauneuf-de-Chahre » w retireraient de grands avantages. Les moulins de Lagrand et d'ici, qui sont presque à sec dans Tété, seraient d'un grand secours par le moyen dudit eana), non seudement peur lesdites communautés, mais encore pour plusieurs communautéa voisine» ol^Bgées, dans un temps de sécheresse» à faire 8 lieues pour moudre leurs grains.
A Saléen, le so mars a 789.
SALÉRANS.
Arrondissement de Gap, canton de Ribiers, commune; 71 & mètres d*altitode; à 76 kiimièires de 61^; saperâcie w hectares, 1,991 ; haUtioits, 9o3.
(^) Il a'a M. M retrouvé. général <U9 HauUê'Mfe$, aoâl tB88»
(^) Suc réUt des archives de Saléou p. t63. (Ci Uêùtiei tUÊemê codai tnê, en 1887, ^^ Procèê-verbmue du (knaêU p. i4.)
SALÉRAN8. 511
Réponm au» dijfétmMê qmêhm$ et reM&ignernmts demandée awie offieiirë de la eemmunauté de Suléranê , fat Memewê le» PiHh ctireurê généraux, syndics des Etais du Dau^im.
1 . L'étendue du territoire peut avoir trois lieues de circoufé-i renée. Le village est oomponë de 60 habitants, et les hameaux, au nombre de trois 1^^, d'environ i5 habitants, en tout jb.
2. ta population, tant du village que des bapneaux, inontc k 36a individus de tout sexe et de tout Âge.
9. il n'y a aueun inédeoin ni cbirurgieq, sur les lieux. ÎAé Julien, maître chirurgien, résidant à Lacbau, distant d'une lieue, très versé dans son art et très charitable « est ordinairement appelé pour voir les malades de cette communauté.
4. Une accoucheuse est snr les lieux, faisant c^tte (opction dep^is plusieurs années et asse^ heureuse dans ses opérations, quoique sans théorie.
5. Depuis environ trente ans, cette paroisse n'a pas été affligée de maladie épidémique et Tair est assez salubre. Les habitants y sont, en général, bien constitués et pousseraient leur carrière ordinaire si les besoins et la misère ne précipitaient les jours de la plupart. Quant à }a petite vérole, U y a environ dix ans qu'elle ne s'est pas manifestée ici. Aux dernières époques que le pays en fut attaqué , son genre n*était du tout point matin , et sur 60 ou "j 0 enfants, un seul paya le tribut. Me est ordinairement bénigne. Quant à l'inoculation , on ne l'a jamais pratiquée et on laisse agir la nature.
6. Le manière de bâtir de ce pays est la laçon ordinaire, c^està-dire avec du mortier composé de chaux et de sable, et les couvertures des maisons, en général, sont en tuiles. Il en reste très peu en chaume, et celles qui en sont encore couvertes, avec le temps et l'indemnité accordée , tout se réduira en tuUes , y ayant une fahrique sur les lieux, appartenant à Joseph et Jean-Joseph Reguîs, père el iil«^'^ La toise de couvert paut coûter envir^m 6 livres.
(^) La Bouiase, les Ribettes,ic Serre- pays oatal en 1766, et de Notre-Dame
dw-Owes. d» HaaxI, ékacèat^ de Usieitt, oik il
('^ Pfpckeit pareak de Franç«i(i-liéoH avait suivi M«. de Coadoroet« aucîea
Réguis, de Barret-le«Baa, curé de sou évéque do Gap. U revial à Barret-ie^
5t2 ÉLECTION DE GAP.
7. La nature du soi, en général, est mauvaise. La plus grande partie en côte très rapide, d'une qualité de terre sans liaison et que la moindre pluie ou dégel entraine, n'étant propre qu'à produire du seigle très clair ou des légumes communs, tels que ailiers, etc. Le sol du vallon, qui est très resserré, est d'une qualité médiocre, ayant besoin d'amendements pour pouvoir produire de moyennes récoltes, et en laissant les fonds en jachère à l'alternative. La basse partie du vallon, en prairie et chènevière, serait assez bonne, quoique peu considérable, si la rivière de Méuge, qui la coupe et divers torrents qui s'y joignent, ne la détérioraient en l'engravant ou ensablant au moindre débordement; ce que l'on
Sourrait prévenir par quelques morceaux de digue, si les facultés es habitants ne s'y opposaient. Une partie des fonds, entre antres, d'assez bonne qualité, contenant environ so.ooo toises, qui fut coupée par. la rivière de Méuge en l'année 1783, le as juillet, jour à jamais mémorable par la perte inappréciable que Ht cette pauvre communauté, non seulement par la perte de la récolte, mais encore de la plus grande partie des fonds qui n'ont pu être réparés. M. Chappuis, ingénieur des ponts et chaussées du département de Gap, dans une tournée qu'il (it, il y a environ deux ans, ayant examiné le local, estima, qu'avec environ iso toises de digue, on pourrait remettre la rivière dans son ancien canal. Il nous promit, en ayant pris note, de nous procurer quelques encouragements pour cela. Cependant nous n'avons rien obtenu, et la rivière continue la dévastation totale desdits fonds. Si Messieurs de la Commission voulaient bien, par charité et justice, nous accorder quelque facilité, on pourrait tâcher de sauver ce qui reste; et nous osons dire que jamais dépense ne sera ordonnée plus à propos.
8. Les différents genres de récolte, qui se perçoivent ici, sont du froment, seigle et autres légumes; un peu de vin, chanvre huile de noix et autres fruits. Les arbres fruitier» d'espèces communes réussissent assez bien, ainsi que les noix.
9. Année commune, la consommation de grains excède la récolte d'environ 100 charges; il se vend, pour le dehors, quelque peu d'huile de noix et autres fruits dans les années de bonne récolte.
Bas, où il mourut en 1789. H était né Pasteur, qui a eu plusieurs éditions, le 37 octobre 1795. On lui doit un cours 1766 en a vol.; 1778 en 6 vol., etc. de sermons, très estimé : L/i i'oi,r du (Cf. G V, p. /i5i.)
SALÉRANS. 5i:i
10. Le grain, pour suppléer à l'insuffisance de la récolte, est ordinairement tiré de la ville de Sisteron, distante d'environ cinq lieues, et par un chemin de montagne très difficile et impraticable.
1 1 . Le peu de productions que le besoin des habitants oblige d'exporter, sont, quand la récolte le permet, un peu d'avoine, huile de noix et autres fruits, et toujours à la vilh^ de Sisteron, située en Provence, ce qui augmente la difficulté du transport, puisqu'il faut payer la douane pour certains articles.
Il n'y a, sur les lieux, ni foire ni marché.
12. La communauté possède une forêt, en fayards ou hêtres, assez suffisante pour les besoins du lieu. Peu d'autres bois.
13. La communauté possède en commun un quartier appelé Grouval, situé au midi , pour y faire paître les troupeaux en hiver. Le sol est un herme, qui n'est propre que pour le pâturage des menus bestiaux. Il s'y trouve quelques chênes épars. C'est le seul parti qu'on peut en tirer.
\à. La rivière de Méuge traverse le vallon où se joignent divers torrents. On en a tiré tout le parti possible pour se procurer des arrosements. Le mal qui résulte des débordements, tant, de la rivière que des torrents, est très grand, les possesseurs n'ayant pas de moyens pour s'y opposer; ce que l'on pourrait faire, si les Etats voulaient bien prêter quelque secours.
15. Il y a environ i8 ou se paires de gros bétail, tant bœufs que vaches; le plus grand nombre n'étant que de jeunes bœufs que les particuliers achètent pour les rompre au joug et tâcher, par ce moyen, d'y gagner quelque chose; plusieurs mêmes, faute de moyens, ne labourent qu'avec dos bourriques.
La plus grande partie du sol se trouve en côte trop rapide pour pouvoir la cultiver à la charrue, et presque toute cette partie se travaille à la pioche; d'ailleurs, les moyens de la plupart des habitants sont si bornés qu'ils ne peuvent se procurer des capitaux de gros bestiaux. Le nombre du menu bétail peut être d'environ 5oo bêtes, brebis ou chèvres, et c'est tout ce que le sol peut nourrir.
16. Il n'y a, dans cette communauté, aucun maréchal expert, mais seulement un maréchal ferrant.
17. Les habitants de cette communauté n'ont aucune espèce d'industrie ni aucun commerce. Quelques-uns s'expatrient en hiver
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514 ELEUTICW OK GAP.
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1 8. Un cbâlelaiji at âaiu oomula gàroot toutos laa affaires de la eemmuaauté, et lei coi|8uli se ranouveUent aunudlemaot.
19* La çQnuiitmaiité a environ lao livres de revanu « provenant du surplqsi de Talbergement du moulin ou de queloues défrichements dans le cQpimvm, Il n'çs| susceptiMa d'a^^^uae amélioration.