‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 189 sur 219 · d4piiA«aa ordinaires do la çominuaaiité aoRl \ leaUe · texte numérisé non relu

d4piiA«aa ordinaires do la çominuaaiité aoRl \ leaUe

tien de Tédise, presbytère, cimetière, fontaine, moulin, et gages du garde champêtre ^^'. Au surplus la communauté doit peu de chose.

SU I^aa eoinpias daa ractvturi at dta aoaaub aot été %\w^

ment rendus annuellement, fin (jusqu ) au t^^jaaviaf daroiar^

39. Lea revenus des pauvres do aatta aemmunauté consistent an une pension annqelle de i S livres et à ca quil leur revient de la aâ*; le tout peut leur produire environ 6o livres anaueliemeut iia^elle somiie le sieur euré^^, assité dfes eonsuls, distribue aux plus nëeepsiteux.

23. Il nV a, dans cette communauté, aucune fondation pour rhôpital ni pour Téducation pu))llque. Cependant, tous les ans, la communauté prend un maître drëeole à qui elle donne peu de chose. Les écoliers payent presque le tout, et cW seulement pendant l'hiver.

2^1 le dernier parcellaire da ta communauté a ét^ fait en 1 7 1 9 ^^K II aurait grand ba^QÎn d'étra ranouv^é si la communauté en avait les moyens. Il n y a point de conrsiart Les papiers et titres da la communauté sont conservé^^ dans un coffre dépoaé à la maison de ville ; lequel coffre e^t à doubla serrura , dont la secrétaira-grelfiar a une daf at un des çoniui^ la leconde, de façon

(U y|^M4 (G mt r 1 4S) ae ftwmU s6 juillei «844, (Cf, riatMudios de

aucun reoseignement sur les charge^) G, t. YI,) locales de Salérans en i<788-i79a. <*> Par Laurent Sias, notaire, et OH-

<*) Aadré--iNç«--I{enriGKarpag^d'«JtCMrd vieç 9o\»y mfttre srMmleu? de Nyons

procuré (1788), puis curé en 1788- (Drùrao); grand m-folio de 827 flduil-

1799, mort à un 490 ^^ avance, ie leU.

SALERANS. 515

qu^ls ne peuvent en faire Touverture Ynn en i^abience de

A Salérans, le 38 mars 1789,

Signé : Gabrirl, châtelain, LIotaud, cqmuI,

BAOGHini, wiwuL

P, S. -^ Lii communaaié est encore chargée de Tentretien de deux ponts en bois , l'un sur la rivière de Mélg^ et le ^cond sur le torrent appelé le Riou. Le premier d'environ 1 5 toises de longueur, est, par conséquent, diin entretien très dispendieux, étant endommage prescme a toutes les crues. Il est d*une utilité indispensable, tant pour les habitants du lieu, qui ne sauraient se porter daps la piU3 grande partie du terroir sans son secours, que

Four les étrangers, soit pour la facilité du commerce que pour abord de plusieurs foires qui se tiennent dans le voisinage pen* dant l'hiver, temps auquel la rivière est presque toujours ingnéable. Le second est moins considérable, mais de la même utilité, se trouvant près d*un précipice, qu*on ne pourrait éviter s'il n"y avait point de pont.

LA SAULGK.

Arrondissement de Gap, canton de Tallard, commone; 585 mètres d'altitude; k tf kilomètres de Gap; superncle en hectares, 788; habitants, 5â8.

R^fOHses 4e ta communauté de la Saulce aux questions à elle faites par Messieurs les Procureurs génératuv^ syndics des Etats du D^ufhiné.

t. L'étendue du territoire a environ i,s5o toises de long sur environ 69 5 toises de large, ce qui fait environ le huitième d'une lieue carrée, y compris les eoteaux et les rodiers qui ne produisent rien.

La comamnauté n'est composée que do village de la Saulce et du bameao de GatMre^^K A ee hameau il y a huit habitants ou femîers. Le tout ne faisant qa une paroisse ^^K

(0 Sur Tétât den «rehtvas de S^éraos ^^^ Ainsi que dea écarte ou lieux dits :

en 1891, Yoir Procètr^erbaux du Conseil le Fprest, la Lauze, les Pilles. général de$ Hautes- Alpes , août 189a, ^**^ Sous le vocable do saint Joan-Bap-

p. 1 38. liste et de saint Marcellin.

â. Elle est composée de 1 3 1 habitants ou chefs de famille, qui donnent actuellement environ 65o âmes, tant de l'un que de l'autre sexe, y compris les enfants.

3. li n'y a, dans la communauté, aucun médecin ni chirurgien. II y a un médecin et deux chirurgiens à Tallard, distant d'une lieue, auxquels il faut avoir recours ou à ceux de Gap, distant de trois lieues, n'en ayant pas de plus proches.

4. On ne connaît, ni sur les lieux ni à proximité, aucune accoucheuse instruite.

5. Depuis le passage des Espagnols ^^^ la communauté n'a été attaquée d'aucune maladie épidémique. Cependant, chaque année, il y a plusieurs personnes attaquées par des fièvres d'accès, qu'on peut attribuer à des eaux croupissantes dans quelques cloaques qu'il y a dans le village, à la malpropreté de la rue oii passe la grande route de Sisteron à Gap, qui est toute dépavée et remplie d'ornières, où croupissent les eaux, et enfin aux fumiers qu'on laisse dans les rues.

Depuis que l'inoculation de la petite vérole est connue, on ne l'a encore pratiquée dans la communauté que sur trois enfants.

G. On bâtit les maisons à chaux et à sable et avec les pierres brutes qu'on ramasse dans les ravins ou dans les fonds. On se sert du plâtre qu'on tire d'une carrière éloignée de trois quarts de lieue pour les bâtis des portes, des fenêtres et pour les voûtes, planchers et plafonds. N'ayant point, dans le pays, de bois propres ù la chaipente, on les tire des radeaux qui viennent sur la Durance.

On couvre les maisons avec des tuiles creuses, et il n'y en a aucune de couverte en paille. Il n'y a aucune carrière d'ardoises ou do petites lauses, ni à la Saulce ni aux environs à 8 ou 9 lieues de distance, La fabrique de tuiles la plus proche de la Saulce en est à une lieue et demie et coûte sur les lieux 6 livres le cent, ce qui revient à (en blanc) pour 1 toise de couvert, outre la voiture.

7. Le sol de la communauté est, dans une partie de la plaine, une terre forte, un peu argileuse, dans une autre, graveleuse, ayant peu de profondeur, aride et maigre. Enfin la partie la plus basse est un terrain formé parle limon de la Durance, qui est à l'arrosage et où se trouvent les prairies et les jardins. Les coteaux sont en partie plantés en vignes, l'autre partie est un rocher presque tout nu, à l'exception de quelques coins de bois taillis.

En 17a»-! 76/1. (Cf. Inventaire de$ Arch. de Guilleêtre, Introd., p. lxxvh.)

Page 1