Médecins ou chirurgiens. — Néant
à. Accoucheuses. — Aucune. On ignore s'il y en a dans les villages voisins, mais, s'il y en a, on n'a jamais recours à elles.
5. Maladies épidémiques. — Les maladies épidëmiques sont rares; on ne connaît point l'inoculation, elle n'a jamais été pratiquée dans le lieu.
6. Les maisons sont bâties h chaux et sable, mais la maçonnerie en est extrêmement mauvaise, surtout dans le village, par rapport à la qualité du sable; toutes sont couvertes en paille. On prétend qu'il existe dans un bois appelé le Sapey, appartenant à la communauté, une carrière d'ardoises, dont le sol a été dénaturé par des coulées de terrain ; les anciens prétendent que la chapelle de Saint-Pancrace est couverte de l'ardoise de cette même carrière, dont la qualité est supérieure. Le prix d'une toise de couvert, pour l'ardoise , clous et main-d'œuvre , est de dix livres , non compris la charpente. Il y a, dans le lieu, un particulier advenaire, nommé Guillelmin, natif de Nevers, qui fabrique des tuiles, des bourneaux de terre pour les fontaines, etc. î*^, mais ce particulier, pauvre, isolé et sans ressources, ne travaille que du jour à la journée, et en se faisant payer presque par avance , mais il sert à prouver qu'il serait possible, par les soins et les secours du Gouvernement, d'ériger une fabrique de poterie dans le lieu, qui serait d autant plus utile dans la contrée, qu'il n'en existe aucune et que la qualité de terrain en est propre ; elle supporte le feu.
7. Nature du sol en général. — Mauvais dans la plaine et terre blanche pour les blés sur les hauteurs.
8. Différents genres de récoltes, etc. — Du blé, des avoines et grains transaux sur la hauteur, du foin mauvais dans la plaine, de l'huile pour la consommation des habitants, cette récolte étant très casuelie à cause d'un vent fort et continuel qui règne dans cette communauté , généralement reconnue pour être exposée à un vent fort, nuisible et incommode, appelé la Bise.
9. La nourriture ordinaire des habitants est du blé, souvent mêlé d'épeautre rousse, le blé et grains qu'on perçoit suffisent, année commune, à la consommation des habitants.