On tire les grains du Ghampsaur, parce que, quoique plus
0) On pourra consulter sur ce point guère dans le Bulletin de la Société un article de M. N. Nicollet, paru na- d'études dei Hautes-Alpei ^ 1906, p. Aoi.
à portée de la viUe de Gap , le droit de cosse est un grand obstacle aux marchés.
1 1 . Quelques agneaux ou bétes d'avérage qui se vendent dans Gap ; il y a deux foires dans le lieu , l'une le a 5 avril et l'autre le i& septembre.
12. Il n'y a que deux forêts, l'une appelée le Sapey, et l'autre BeUinq , garnies de mélèzes et sapins ; l'exploitation est extrêmement difficile, servant principalement à l'entretien ou reconstruction des bâtiments; jamais on n'en a tiré aucun parti pour la vente. Ces forêts 9 à l'extrémité du territoire et bornant la communauté d*Ancelle et cdle de Ghorges, sont exposées à toutes les incursions des
fmrticuliers voisins, soit pour y faire des coupes furtives, soit pour e pâquerage de leurs troupeaux; la Bâtie-Neuve n'entretient un garde que pour cette partie et, malgré ses soins et sa vigilance, elles sont, chaque année, exposées à de nouveaux délits, tellement
3u il y a plusieurs procès-verLaux en instance contre des étrangers ; serait digne de 1 attention de la nouvelle administration d'obvier aux abus des habitants forains ou limitrophes , non seulement de ces forêts, mais de celles de toute la province, en leur infligeant des peines plus graves, en cas de preuve de ces sortes de délits.
13. n est des communes dans l'étendue de cette communauté, telles que les Casses, etc., mais ce n'est qu'un terrain mort, sans gazon, garni de pierres, hors d'état d*en tirer parti.
H. Plusieurs torrents ravagent cette communauté; on ne peut en donner des détails dans les bornes étroites que ce mémoire exige ; on attend avec impatience le moment où MM. les Procureurs généraux syndics viendront vérifier par eux*mêmes des objets de cette importance ; c'est à eux qu'il appartient de reconnaître les maux et de pourvoir aux remèdes. La communauté déclare qu'elle n'a jamais eu de secours pour des digues, pour des ponts, et qu'elle est dans un endroit garni de ravins et en pente.
15. On croit qu'il y a environ quatre-vingt-dix paires de bœufs ou bêtes de labour, et cinq à six cents bêtes d'avérage; le seul moyen d'augmenter le nombre des élèves , serait une diminution sur le sel; si cette diminution était utile en général et même nécessaire, elle le serait en particidier pour les endroits marécageux tels que la Bâtie-Neuve, parce que les bestiaux, faute de sel, sont souvent attaqués de maladies épizootiques. On supplie Messieurs de la commission de prendre en considération et de peser, dans
LA bATIE-NEUVE.
leur sagesse, une observation qu'on ne se permet de faire qu'en suite de l'invitation qui nous en est faite.
16. Il y a dans la communauté un maréchal h forge, élève de l'école vétérinaire, jouissant de la plus grande confiance, justifiée par des succès réitérés.
17. On ne connaît aucun commerce, parce que tous les habitants, écrasés par les charges publiques, ne peuvent rien entreprendre.
1 8. Ils sont administrés , à l'instar des autres communautés : un châtelain, deux consuls et tous les habitants convoqués lors des délibérations.
19. La communauté n'a d'autre revenu qu'une rente de quatrevingts à quatre-vingt-dix livres sur les États de Bretagne, payée à grands frais à Paris ; il serait essentiel de demander que ces sortes de rentes fussent acquittées dans chaque province.
20. Les charges locales arrivent, année commune ^ à â65 livres ^^K