Point de fondation
24. Le dernier parcellaire de 1 766 est en assec bon état^^^, ainsi que le coursier . Les papiers de la communauté sont dans un placard placé dans l'église. Ce placard se ressent un peu de l'humidité. Les consuls en ont la clef, il n'existe aucun ancien titre dans ces archives ^'l
NfÀa. ^- n existe dans cette communauté deux ou trois petites fontaines salées, qui étaient utiles aux habitants les plus pauvres qui n'avaient pas le moyen d'acheter du sel; mais ils en sont privés parce que les fermiers généraux y ont établi des gardes.
La communauté a procès avec M. de Rastel, sur les droits seigneuriaux. Les poursuites ont été suspendues depuis douze à quatorze ans. La communauté paye cependant, en suite d'une maintenue.
Elle a encore procès avec M. de Jatjayes^'^^ sur la taillabilité d'un domaine qu'il a fait comprendre comme noble dans le cadastre, tandis qu'il doit être tailiable.
A Savournon, îe 7 avril 1789.
Signé : MANBRt, eonêul, L. Jou, cmsuL
SIGOTTIER-LE-COMMANDECR.
Arrondissement de Gap, canton de Serres^ commune; 7 A 4 mètres d'altitude; k 46 kilomètres de Gap; superficie en hectares, a,53.3; habitants, 910.
^'^ Barthéiemy Jouve fut curé de (^) Sur Tëtat des archives de Savourr
Savournon du 8 mai 1785 (6, t« II, non en 1891, voir Pivcèê-verbavut du
p. io3)à 1793. Comeil général de» Haute»~Alpe» , août
('} Par Jean Romano, de Mérindol; 1899, p. id8. iii-4°de fi.lo fêuiUetfl. ^*^ J.-A. Toumu (voir p. ai5).
Répanse de la communauté de Sigoltter-le-Cammandeur, électum^ mbdéUgation de Gap y à la lettre des Procureurs généraux ^ syndics de la province ^ du ^8 février tjSg.
1 . La communauté de Sigottier a pour confronts : du levant le terroir de la Bâtie-Montsaléon, du midi le terroir de Serres, du couchant celui de TEpine et Peyre , et de bise le terroir d'Asprpmont; du nord au midi il a une lieue d'étendue, du levant au couchant une demi-lieue.
La communauté est composée, en Tétat, de 55 habitants. Il yen a i5 qui ont déguerpi par misère. Elle est composée d'un chef-lieu, d'un hameau à la Montagne, d'un second aux Forêts, d'un aux Michons et quelques granges éparses.
2. La population est d'environ âoo personnes, hommes, fenunes ou enfants.
3. Il n'y a sur les lieux ni médecin ni chirurgien. Les plus prochains sont au lieu de Serres , auxquels les habitants recourent en cas de maladie.
fx. Pour accoucheuse, une femme du lieu en fait les fonctions.
5. La communauté a parfois quelques maladies consistant en fièvres putrides ou malignes. L'inoculation n'y est pas pratiquée.
6. On bâtit dans cette communauté à chaux, sable et pierres brutes. Le sable est fort éloigné. Le village est couvert en tuiles. Le hameau de h, Montagne, couvert en paille, quelques greniers à foin au village et au hameau des Forêts. Il n'y a aucune fabrique de tuiles. On se pourvoit à l'Épine. La toise de couvert, pour les tuiles, à neuf livres.
7. Le sol possédé par les habitants est mauvais et ingrat^ sujet aux ravins.
8. Il se perçoit dans la communauté du blé froment, du méteil, de l'épeautre, quelque peu de légumes. Les arbres, qui sont dans le terroir, sont des noyers, qui, des années, fournissent pour l'usage des habitants, d'autres, non. Il y a quelques pommiers ou poiriers et quelques pièces de vigne.
10. Année commune, il manque des denrées comestibles dans la communauté à peu près un quart, les dîmes, semences et devoirs seigneuriaux consommant la majeure partie de la commu-
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nauté, et ie seigneur^^^ ou prieur ^^^ possèdent tous les fonds les plus précieux et les meilleurs, formant au moins le tiers du territoire. Les habitants se nourrissent de grains transaux, de pommes de terre, d'épeautre. Dans les années de disette, on tire les fruits comestibles du marché de Serres ou deVeynes, les plus à portée du lieu.
11. Il n'y £1 dans la communauté aucune production surabondante; s'il se vend du grain dans ce lieu, ce sont les fermiers des seigneurs. Il n'y a ni foire ni marché. Le terroir, entouré de montagnes, coupe l'air; ce qui attire annuellement la grêle sur les récolles. Il est rare qu'il n'y ait d'accidents. Le territoire est bordé de montagnes sèches, arides, y ayant de simples broussailles, lavande, dans d'autres des fayards rabougris, ce qui suffit à peine pour l'usage des habitants. La communaut<^ a dans les montagnes des communaux qui servent aux pftquerages du menu bétail, même on pourrait en mettre une partie en défens, cela aiderait les habitants pour la subsistance de culture.
14. Le territoire est traversé sur l'aile du levant par la rivière du Buéch, sur l'aile du couchant par le torrent d'Âiguebelle; il descend des montagnes à droite et à gauche des torrents qui submergent les terres, les engravent. La rivière d'Aiguebelle cause journellement des dommages aux fonds des aboutissants; les graviers s'élèvent, les eaux se répandent sur les fonds ou les emportent. La misère des habitants ne leur permet pas d'entreprendre des fortifications qui seraient faites, la pierre étant à portée de droite et de gauche. Les eaux de cette rivière servent à l'arrosage, sans quoi il n'y aurait aucun fourrage. En été, elle dessèche parfois.
15. Il y a dans la communauté is paires de bœufs, 5o ânesscs pour l'usage des habitants, 200 bêtes d'avérage, 5o chèvres. Le menu bétail est sujet à la mortalité par la maladie du bascle ^^\ de même que les bœufs.
1 6. Il n'y a point de maréchal , dans la communauté ni aux environs, propre à soigner les bestiaux dans les maladies.
(*^ Jean-Pierre Moret de Bourchenu, un revenu de 3*7 livres (L 8a 6). Il
baron du Yalbonnais , seigneur de était en même temps cure de la Saulce
Sigottier dès 1769, mort en 1789. (voir ce mot). A cette époque Honoré
(') François-Joseph Ghabert, né à Catellan, de Guillaume-Peyrouse, était
Gap le 7 janvier 178», prieur de Sigot- curé de cette paroisse ( 1 788-179»). lier dès 1786, avait, le 10 mars 1791, ^'^ Probablement ie charbon.
ÊLECnO!« DE GiP«
17. Les habitanU lie font meim commerce, s'occapeiit ed élë k cultiver les fonds et vont passer l'hiver en Provence. Ce qui les dispenserait de s'expatrier si nn établissait, dans la oommanaotë ou environs , des fabriques , soit en laines, cotons, rubans et autres objets, pour leur donner moyen de subsister.
1 8. La communauté est régie par un châtelain, deux consids et un secrétaire. Il serait intéressant, pour le bien public, d'établir un nouveau régime oii toutes les places fassent âectives et que le Roi lui'-méme fit adndnistrer sa justice.
1 9. La communauté n a aucun revenu patrimonial ni d'octroi. E31e fournit à ses besoins par l'imposition ; elle paye une pension au seigneur. Le pont sur la rivière d'Aiguebelle est prêt à tomber. L'église est en ruine. Ces objets de dépense excéderont six miUe livres, ses charges locales annuelles, consistant
3 1 . Les comptes du collecteur sont rendus ahnoelleitkent»
22. La vingt-quatrième des pauvres fournit annuellement douze émines blé tout réduit, qui sont distribuées suivant l'usage.
24. Les cadastres et coursiers sont en mauvais état^^. Les pa^ piers sont conservés dsns un coffre A trois defr ^^K
Les habitants possèdent plusieurs fonds nobles, pour raisons desquels ils renoncent 4 l'indemnité stipulée au profit des fonds nobles h Romans, y forment opposition.
0) Sic, Pas de totd. Ce total, poar 1789, s^eat pas eofllltt. Ko 17884 il sat de i«9o6 lîvrea (Ordonnance du 91 jtdn 17H8), aavoir : ciei^ pascal, 6 livres; entretien de t'égHse, 19 livres; entretien des fontaines, la livres; entretien des ponts, la livres; contrôle dflt dâibëritioni, 3 KYrea; gages da garde-bois, 3o livres; gtgts du valet de ville, 6 livres; ir abonnement de la dime», 960 livres; ùU* des pauvres, 5o livres; «rente due au seigneur du lieu)», fta5 livres. -^ En 17901 le tiilal est de 1,387 (Ordonnanee du 19 juillet 1790); il se eoin|iose dés méoics élëmenta on peu s*en laiit; les gages du frard^-bots sont port^ de Su 4 60 livres et ceux du garde champêtre , à 1 00 livres.
— En 1791, le total eit réduit i A90 UvM, «avoir t entretiea de l'^giise, 18 Hvreai entretien de la maison cemmune, 19 livres; gage* du grelSer, ÔO livres; 'gig«* du maftre d^école, 100 livres; bolaet Inmi^rai, i5 livras; au receveur des cootributions, 19a I.
1 1 a* ; rdiquai du compte dtt aieur Qerc, 88 L 8 s. (G 107, f li5).
(<} Parcellaîré de i685, ift-4«, île 8-573-87 feuillets. Cadastre de 1790, par Antinne Gérard, châtelain de €hauvae ( DrAms ) ; petit tn-foiio da 1 96 léuilleU.
W Sur la situation des irehivea de SigotUer an 1891, voir finÊoèê ntéaux
août 1899, p. t38.
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Ainsi arrêté en délibëmtton à Sigottier, le la avril 1789* Les lettrés ont signé.
Signé : J. de Bellay, consul, Massot, D. Bkgou» L. Reyraud, Jean B^gou, J. Rabasse, Jean Rrtnaud, Pierre Bighaud, L. Rbthaui), Bari^ty, J. Viel, P. Fié, comuI, E. Joùvet.