‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 202 sur 219 · SI60YER · texte numérisé non relu

SI60YER

Arrondiaflemeot de 6ap« canton de Tallard, eommnae; 1,0 3o mètres d'aititude; h 16 kilomètres de Gap; superficie en hectaresi 9^483 ;'babiiants, 555.

Ktat de réponse à la lettre de MM. leê Procureufê généraux,

syndùm des Étm du Daupkiné.

1 » Cette communauté peut avoir environ trois quarts de lieue de diamètre I compris les terres gastes et montagnes appelées la Grande et Petite Séuze, composée de 10 hameaux, savoir: le village, chef-lieu, entre deux torrents de la profondeur de i5o mètres, dans lequel il s'y trouvé 10 habitante, IMgUse paroissiale, qui est éloignée du presbytère de quatre toises, et le chAteau du seigneur, n ayant du terrain eii tout qu'environ &00 toises, qui sVcroule k tout moment ^^), et quant aux autres hameaut, ce sont Dessus-Ville, les Guêrins, lés Cùurtà, le VUhr, Saint- fMUrent^^^ la CoUe, Aups ^^\ Deld-le-Pont et Céas (*J.

â. Quant à la population de la communauté, il y a environ 5oo communiants.

3i Dans cette communauté il n'y a aucun médecin ni chirurgien. On est obligé 9 dans le besoin, dWoir recours à Gap, éloigné de trois lieuesi

A. Il n'y a aucune accoucheuse instruite. Les femmes se rendent réciproquement leurs services de voisine k voisine.

5. Heureilsetnent il n'y a pas eu de maladies cette année ici,

<*> ii^iÉ/^t presbytère H château ne partie de la eommune de Fouilloiiae. •ont abiméê^ depub, dans-le torrent ^^^ Et encore: Gorges, ia Montagne,

<*) Voir phw loin, p. 54a, note «ï. Ips OiirioU, Jes Parots, laReyaolle, los

<^) Le village d*Aiips £«it aujourd'hui Vinceûta.

5'i0 ÉLECTION DE GAP,

excepté des rhumes fréquents, et 1 on n'y pratique point l'inocula- * tion de la petite vérole.

6. L'on ne bâtit qu'avec terre grasse, attendu que, dans la communauté il n'y a aucun bois pour construire des fours à chaux, ni aucun plâtre dans le lieu; l'on en tire quelque peu des communautés voisines pour reboucher les murs, tant seulement. Les couverts étant tous en paille, n'ayant dans la communauté que quelques mauvais saules, peupliers et fayards, appartenant au seigneur ou à quelques particuliers, ce qui n'est pas à moitié suffisant pour les besoins qui se rencontrent, et qu'on est obligé d'en tirer de la Durance, Rabou ou la Roche, éloignées de deux lieues, de façon qu'il ne se peut faire aucune toise de couvert qui ne revienne k plus de i5 livres chaque toise, ni ayant aucun couvert en ardoises ni en tuiles.

Page 1