‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 208 sur 219 · La communauté n*a point de revenus · texte numérisé non relu

La communauté n*a point de revenus

30. Les charges locales ou dépenses ordinaires de la communauté sont t

Pour TeDiretieD des bAtiments de Tëglise et fliaisoil ciiriàle. 60 i.

Pour Tentr^tieil des fontaines publiques. . < 1 5

Pour ceux des ponts et passerelles sur les rivières , torrents

et ruisseaux 1 5

Pour la conduite et entretien de Thorioge « . ^i

Pour li« contrôle des dâibération^ 4 8

Pour les gages du maitre d'école. 100

Pour ceux du garde-bois ai

Pour ceux des gardes champêtres 97

Pour Ceux du mandeur ou valet de ville 6

Pour les frais de voyag<* du député aux assises de la maîtrise. • t 6

Pour port de lettres et paquets # . < . . 1 * « . 6

Pour les gages du ramoneur des cheminées 3o

Pour la rétribution du prédicateur du Carême, Avent et

Octave des inorts 1 39

Pour les vingtièmes du propriétaire des foires et marchés et

du secrétwre^reffier 33

Poiu* celle du cnapdain. « . . 1 5o

Pour Tabonnement du bac sur la Duivnce 1 6

Total ^^ ; 6fit

Les dettes de la communauté sont les sommes portées par Tadjudication de la diâ[ue qu*on construit sur la Durance, pour Tacquitlement desquelles la communauté s^était pourvue auprès de m^* rtntendanty pour lui demander une imposition extraordinaire de 3,000 livres et la permission de faire un emprunt. Le décret qui est à la marge de la dernière requête présentée par la communauté et qui lui a été renvoyée porte : f( L'arrêt du Conseil a été demandé avec plusieurs autres pour semblables

(*) Ces raiMeiffnements n« fifrurent vMt pour le* gàrdes-bois et cfaampéire;

pas dans VÉtat des charges locmêt, de loo livres pour le valet de ville; ko lî-

1789 (C 107, r* 118). Le total des vres pour son habit ; 553 livres pour le

cliar|;es pouf 1790 est de 687 1. 3 s. et eolleetear des impositlotis; sic litres

1« d(*tail est pmquele même. En 1791, fiour travail fait à la digas; feliftaal

ce lolal est de 1,768 1. 19 s. 3d., dont dii an s' liomhard, 8H I. 9 s. (C 107,

3oo Hf refi pour te tnaltre à*ëcole ; 900 11- ^ 1 1 8 }.

objets; on les attend; s'ils ne sont envoyés incessamment , M^ Ylntendaflt rëcrifa. Le q3 septembre 1788.9' La communauté n'a pas eu d'autres nouvelles depuis , et elle n^a pas cru pouvoir s'adresser

f)lutAt k la Commission mtermédiaire en attendant l'exécution de a promesse de M^ l'Intendant.

2 1 . Les comptes des collecteurs et receveurs sont rendus jusques en 1787, ceux de 1788 ne le sont point et ne peuvent pas l'être , les particuliers étant encore redevables de beaucoup , et par la même raison il est dû au receveur particulier. La grêle ^ les mauvaises récoltes en sont la cause.

22. Les pauvres n'ont d'autre propriéië qu'une mauvaise maison qu'on appelle l'Hôpital et où on loge les passants. Ils ont quelques petits revenus en pension , dont les capitaux sont placés chez des misérables , qui ne payent pour ainsi dire rien et qu'il a fallu actionner, en sorte que les pièces sont entre les mains , en partie , de M* Jaquemet, procureur des pauvres, a Grenoble; pour pouvoir en rendre compte à la Commission , faudrait avoir un état du procureur et faire des comptes avec les débiteurs , ce qui est impossible dans le moment; ils sont administrés par les consuls ou échevins. M. le curé ^^^ est un recteur, qui est chargé de retirer les pensions et d'acquitter les mandats. Ces mandats sont tirés par MM. le curé et les échevins en faveur des Dames de la Charité, qui ont soin d'en distribuer le montant aux malades pour du bouillon.

La vingt-quatrième consiste , àiinée commune, à environ 1 5 émines de blé et à 8 ou 10 charges de vin, qui sont vendues au profit des pauvres et distribuées par MM. le curé et les échevins.

Le moyen d'améliorer les revenus des pauvres serait de trouver un moyen de retirer tous les petits capitaux qu'ils ont et d'en faire un seul, qu'on placerait sur un ordre ou sur un particulier bien solvable.

23. Il y a une fondation de g 00 livres en capital pour une maîtresse d'école. La communauté impose pour le mattre d'école 100 livres, le prieur lui paye, en outre, 60 livres, ce qui n'est pas suffisant pour avoir un mattre instruit, eu égard au nombre d'habitants.

24. Le dernier parcellaire a été fait en 1680 ^^\ il est en bon

^>) GMp«r Bernard, ancien citrt^ de yicaire Ghatflhey Arnotix, ciiréde L«Urct

Lazer, nomme le 6 octobre 1769(0 II, (^^7);

p. adR), qui, le se février 1 798 , étant ^*^ Par Charles Lieutier; in-folio, <t^i3

(râgé et infirme», se donnait pour feuillets. — Autres cadastres, en latin.

état 9 mais on croit qu'il ne pourrait plus servir, eu égard à son ancienneté et aux mutations. Le coursier est en très mauvais état; on est même obligé d'y ajouter du papier en plusieurs articles pour les mutations. Les papiers et titres de la conununauté sont conservés dans des archives qui sont dans l'église paroissiale; 3s ont été assez négligés ('l En [en blanc), la communauté fut obligée d'en faire faire le triage pour faire la dépouille de certains titres qui lui étaient nécessaires, pour se défendre contre les officiers du seigneur, qui voulaient l'inquiéter, à raison de certains privilèges attribués à la communauté , ce qu i coûta fort cher, ainsi que des consultations prises k ce sujet, etc. La communauté et le seigneur se sont offerts réciproquement de finir les difficultés qui pourraient s'élever, à l'amiable. M"* de Sassenage étant morte dans l'intervalle. Mesdames de Bruc, de Tallaru et leurs agents nous ont offert la même chose, lorsqu'elles seraient en possession libre. Nous ne doutons pas que, ce moment arrivé, toutes nos affaires ne se terminent à la satisfaction de tous, trop heureux, si nos illustres Dames voulaient consentir à s'unir à nous pour supplier la Commission intermédiaire d'être la médiatrice de nos différends.

Signé : Faure, échmn de Tallard.

THÉUS,

Arrondissement d'Embrun, canton de Chorges, commune; 878 mètres d'altitude; à a3 kilomètres de Gap et à 33 kSomètres d'Embrun; superficie en hectares, 1,667; habitants, 976.

1 . La communauté de Théus est composée d'une seule paroisse ^^^ sans hameau ^^^ et elle est située sur un roc. Le terroir de Théus peut avoir, du levant au couchant, un quart de lieue et du midi au nord trois quarts de lieue , coupé par deux gros vallons qui en occupent plus de la moitié, oik se forment deux torrents impétueux, qui ravagent

du X?* siècle, iB-&°, 676 feuillets, et de i536, in-â** de /i3i feuillets. (Cf. LUte dêê ancien» cadoêtrêt, p. i5. )

(0 Les archives tnciennes de Tallard ont été déposées, le 39 novembre 1909, aux Archives de la préfecture, à Gap, où elles forment 166 articles (cf. Procèi-verbaux du Corueil général deê Hautes-Alpe», août 1903, p. 118). Cf. sur

Tétat des archives de Tallard, en 1891, les Procèê'verbaux du OmeeU général^ août 1899, p. i38. *

(^' Sous le vocable de saint Nicolas.

En 1789, Jean Yvan, de Savines, était curé de Théus.

(^} Ecarts : les Aubriès, les Aucbes, Combe-Reynaud, les Gillis, Gléris, la Plaine.

THÉUS. 553

la plus grande partie du territoire, soit en champs ou en vignes, et le restant des champs se trouve en pente, et les grosses pluies en enlèvent peu à peu le terrain et quelcpiefois même les récoltes. Les vignes sont exposées à l'irruption desdits torrents et traversées et très souvent endommagées parle débordement de plus de 90 razes, que les habitants sont obligés d'ouvrir entre leurs propriétés, pour donner cours aux eaux qui descendent de la montagne qui domine les vignes au nord.

2. La paroisse est composée d'environ 3 00 personnes, tant jeunes que vieux.

3. La communauté n'a aucun médecin. Il y a un chirurgien ù Remolon, des médecins à Gap, éloigné de trois lieues, et à Seyne, de cinq lieues.

/|. Accoucheuses. — Il n'y en a point dans la communauté , ni [on] n'en connaît aux environs.

5. La communauté n'est que trop malheureusement attaquée souvent par des épidémies qui y font ravage. Elle l'est encore actuellement. On pourrait y obvier, suivant l'avis des médecins et chirurgiens qui ont traité ces épidémies, parle moyen de faire conduire l'eau des fontaines dans des tuyaux, pour empêcher que les immondices des chemins, que le canal traverse en plusieurs endroits, ne tombassent dans le canal, et de faire remplir et paver les cloaques que les habitants ont pratiqués dans le village. Point d'inoculation delà petite vérole, faute de connaisseur.

6. Les maisons sont bâties en plâtre et partie couvertes en ardoises et le restant en chaume. N'ayant aucune carrière d'ardoises, étant obligés de s'en procurer, pour le plus près, de Ghàteauroux, éloigné de cette communauté de huit lieues. Point de fabrique de tuiles. La canne de couvert coûte 1 8 livres.

7. Les trois quarts sont patègues, vallons et collines non cultivables, et le restant partie champs et partie vignes; le tout exposé aux eaux par sa pente.

8. Sont en principal le blé et vin et très peu de légumes; quelque jardinage, qui peut à peine suffire pour l'habitant, ainsi que très peu de chanvre, étant obligés d'en acheter une partie pour leur usage, et très peu de noyers.

9. Les champs rapportent, année commune, du blé pour la moitié de la consommation des habitants. Ils se nourrissent de pain de seigle et de pommes de terre.

:m ÉLECTION DE GAP.

10. La communauté est obligée de les tii^r du mar<îfa^ de Gap, éloigné de trois lieues.

1 1 • Il peut sortir de la communauté aux environs de i , o o o charges de vin, et le débit est dans l'Embrunais et Briaoçonnàis , oii "^ l'habitant ne peut en faire le transport par le défaut de voitures « de sorte que 1 étranger vient Tacheter à bas prix pour son compte et en fait la voiture à dos de mulet, eu égard aux mauvais chemins

Sour communiquer dans le pays, et très souvent le vin y reste faute e voiturier et se gâte sur place. Point de foire sur m llétix , les plus près sont à Gap.

13* Les bois sont particuliers : bois, petits mélèzes et pins, servant pour l^usage du pays.

13. Il y a plusieurs terres gastes et communes fort en pente et ne donnant aucun produit.

14. La communauté est confinée au levant par le torrent de MerâareU OÙ il y a une digue dune longueur considérable, qui demandé un grand entretien ^ pour éviter que l'impétuosité du torrent n enlise une partie du vignoble , et du midi par la Durance , où elle est obligée défaire construire , à grands frais , une digue pôuf garantir Une partie du terrain le plus précioux qu'elle ait; et est traversée vers le couchant par un autre torrent où il y a , en différents endroits ^ des digues en maçonnerie qu'il faut nécessairement entretenir à grands frais , pour garantir l'autre partie du vignoble 4 qui souvent est engravé, outre ^^^ les digues et le soin de la communauté, par l'irruption impétueuse du torrent, qui ne donne de l'eau qu en temps de pluies, ou au printemps, à la fonte des neiges, et la communauté n^ayant aucun fonds pour continuer la construction de ses digues, voit avec regret endommager ses fonds à défaut de digues , seul moyen pour la conservation de son vignoble.

Gomme le village se trouve situé sur un ro<i Jl est mffidle de s'y procurer de l'eau, si ce ti'ést à grands frais } le conduit des fontaines venant de plus de 700 toises, étant en mauvais étât^ Ifl conialUnauté ne pouvant l'entretenir, elle manque de l'eau pendant plusieurs mois de l'année.

La communauté n'en a aucun ^^^ Cependant Ion pourrait s*en procurer, à une grande partie du terrain , par le moyen de pratiquer un canal qui reçoit l'eau d'un vallon nommé vulgairement Cascàllie et un autre vallon appelle Malfemet. Il n'y aurait que ce seul

Malgré. — ^*J U s'agit de rairosagc.

théos.

moyen pouf ûmélitStet ûm fonds et noua hite produite du foin , denrée dont nous ii]an(|uoûs totalement et qtie nous sottitnes obligés de nous procurer h grands frais dâhs les communautés voisines , pour la nourriture du peu de capitaux nécessaires pour l'exploitation.

15. Il y a dans la communauté i o paires de bœufs et 9 paires de vaches, io mulets et si 5 bourriques servant à l'exploitation des fonds dés habitants, qui sont obligés de les achetei* au pHntemps et revendre en partie h l'automne, faute de nourriture.il peut y avoir en été 1 5d bétes d^avérage.

16. Il n'y a point dans la communauté d'artiste vétérinaire, ni aux environs 9 qu'il soit de notre connaissance.

17. La communauté étant éloignée de toute communication n'a d'autre ressource que dans ]a culture de son peu de fonds.

18. La communauté ne SUit point l'édit municipal. Elle a toujours suivi son ancien usage. Toutes les années elle change de consuls»

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