La communauté est dans la détfesse, elle n'en a aucun
i!0. La communauté a besoin annuellement^ pour l'entretien de ses digues ou dépense absolue, nécessaire, ou pour intérêts des dettes de cotmnunauté, de la somme de i,iioo livres ^^^. Outre cela, elle est surchargée par les seigneurs, qui exigent 4 tant pour moulin, four, censés , la quantité de Uà charges de blé et en censé en vin » la quantité de 1 6 charges. Le four et le moulin sont banaux et mal entretenus , de sorte que l'habitant perd considérablement en tout, étant obligé de payer, k chaque mutation de propriété, le droit de lods à la cote douzième aux seigneurs ^ de i^ofte que toutes ses charges rendent l'habitant à la misère.
(*) Le toUi des charges locales, pour 1789^ est de 1,1 1 SI livres (Ordodnaùce du 98 novembre 1788) : rétribution du vicaire, 17& livres; entretien des fonlaînas, 5o litres } mallM d^écdiei too li* vres; ga#de-boia et fruits, loe livres; valet (M ville I la livres^ sotmeur, 6 livres; droits seignéuriaui dus en corps de communauté, 18 livres; luminaire de régtise, 5o livres; ramoneur, 6 livres ; sage>femme, 9 6; construction dé digues contre le torrent Blerdarel, 5oo livres; pension due aux religieuses de Sisteron, 96 livres, etc. — En 1790,
le total est de 1,019 livres et, en 1791, de 1,198 livrés, StfVôif : entretien de révise , 1 5o livres ; entretien de la cure, 5o livres; entretien de la maison commune, 60 livfet; entretien dea fontaines, 5o livres; gagea du secrétaire, 100 livres; gagM du maître d*écde, i5o livres; gages des gardes «bois et fruiU, 900 livres; gages du sonneur, 1 5 livres; fournitures de bois et papier, kb livres; gages du valet de ville, 3o livres; au ramoneur, 1 8 livres; appointements fixes d*uii chirurgien, B5o livres (G 107,
rii9).
2 1 . Tous les comptes ont été rendus à la communauté jusqu'à Tannée dernière, le 117 décembre, et la communauté est restée débitrice au collecteur de la somme de 7 5 livres.
22. Outre la vingt-quatrième, il est dû aux pauvres de la con^munauté une rente de 1 8 livres et de 4 émines blé , par les sieurs Jeannaud , de la ville d'Embrun , la communauté ayant un procès avec IVP Jeannaud, notaire et procureur de ladite ville, au sujet du payement de la rente des pauvres et autres motifs. Et la communauté est à la veille d'en avoir un autre avec celle deRemolon, au sujet de la limite des territoires. Elle désirerait fort que ce procès pâtse terminer parla voie amiable ou de l'arbitrage. Elle réclame, à cet effet, la médiation et protection de Nosseigneurs de la Commission intermédiaire.
23. Nous n'avons aucun hôpital ni fondation. La communauté impose pour l'éducation de la jeunesse.
24. Le parcellaire et le coursier sont en très mauvais état et fort anciens, n'en connaissant aucune dale^^^. Les papiers et le reste des titres sont dans un placard, dans la chambre de communauté, fermant à trois clefs, desquelles chaque consul en a une et le secrétaire-greffier l'autre ^^\
Observations sur le sel. — Les habitants tirent le sel du grenier de Gap, au prix de 35 1. 6 s. le minot, ne pesant, poids de table, que 109 livres, de sorte que l'habitant soui&e et perd du poids sur le sel, et demande votre justice.
Nous, officiers municipaux de la communauté de Théus, certifions le présent état véritable.
A Théus, le 18 avril 1789.
Signé : J. Michel, consul, P. Charpin, consul, J. Borel, J. Allard, Borel, secrétaire-commis.
(*) Cadastre de i636, vork* de 3i9 de, grand in-folio de i63 feoillets.
feuillets, et copie de 1796, par Noël ^'^ Sur Tétat des archives de Théus
Beraud; in-folio de 197 feuillets. Autre en 1887, voir Ptticèê-'verhaux du Conteil
cadastre de 1665-79, in-A"" de 93o général deê Hauteê-AlpeM , août 1888,
feuillets, et «Livre rouge» du xvni'siè- p. i64.
TRESCLEOUX. 557
TRESCLÉOUX.
Arrondissement de Gap, canton d*Orpierre, commune; 678 mètres d*altitude; à 58 kilomètres de Gap; superficie en hectares, 1.870; habitants, 891.
Réponse de la communauté de TrescléouXy élection y subdélégation de Gap y à la lettre des Procureurs généraux y syndics de la province y du ^8 février tjSg.
1. La conununautë confronte du levant le torrent du Buêch, du midi le terroir de Lagrand (séparé par la rivière de Blaisance) et [celui] d'Orpierre, du couchant le terroir de Ghanousse, de bise le terroir de Méreuil. Son étendue, du levant au septentrion , est d'une bonne lieue, du midi au nord une demi-lieue.
3. La conmiunauté de Trescléoux est composée, en l'état, de 110 habitants, ayant un chef-lieu, d'un hameau au quartier de la Blache, d'un second à la ThuilUère et quelques granges éparses^'). La population est d'environ 55o honmies, femmes ou enfants ^^\
3. Il n'y a sur les lieux ni chirurgien ni médecin. Les plus proches sont au lieu de Serres où les habitants s'adressent dès qu'ils en ont besoin.
à. Pour accoucheuses, les femmes du lieu en font les fonctions.
5. La conmiunauté a parfois quelques maladies, consistant en fièvres putrides ou malignes et pleurésies assez fréquentes. L'inoculation n'y est point pratiquée.
6. On bâtit dans la conununauté à chaux, sable et pierres brutes. On se sert de sable de mine, qui est dans son terroir au levant. Le village est couvert, ainsi que les hameaux, en tuiles creuses qui se fabriquent dans le pays. La toise coûte 6 francs.
7. Le sol possédé par les habitants est mauvais, pénible à exploiter, ingrat et sujet aux ravins.