Le seigneur exige le droit de lods à la cote sixième
•*) Los charges locales de 1789 ne ^19^) '• g^gcs du secrélairc, 60 livres;
figareiitpas à TAW cité (G I07,r/i3). g^^ ^^ maître d^école, 67 livres;
Celles de 1790 s élèvent au total de port de lettres, 3o livres; voyages et
171 livres (Ordonnance du 5 novembre reddition de comptes, 9/1 livres.
23. Les comptes des coilecteurs ont été rendus jusques et compris l'année 1787. Cependant la communauté se propose de demander aux sieurs collecteurs une révision sur leurs comptes rendus.
24. Les pauvres de la paroisse n'ont d'autre revenu que la vingt-quatrième, qui est cinq <^mines de blé seigle, mesure do Vevnes.
25. Point d'hôpital, par conséquent point de fondation à raison de ce. A l'égard de l'éducation publique, il y a un fonds de 3oo livres placé chez un particulier de la communauté, dont on retire les intérêts au denier vingt, déduction faite des tributs royaux, que la communauté emploie à sa destination.
26. La date du cadastre et du coursier est du mois d'août 1 636, en très mauvais état l'un et l'autre ^^^ , et qui auraient exigé d'être renouvelés si les facultés de la communauté lui avaient permis; les papiers et titres de la communauté sont dans un coffre déposé dans l'église, fermant à deux clefs confiées une à chacun des deux consuls ^^K
27. La communauté de la Cluse a l'honneur d'observer à Nosseigneurs de la Commission intermédiaire que la chartreuse de Durbon perçoit la dîme dans une partie du terroir, à la cote douzième; dans une autre partie, à la cote sixième, sans qu'elle sache pourquoi cette variété dans la perception de la dime et sans faire aucun service dans la communauté à raison de ce, et sans avoir jamais payé aucune vingt-quatrième aux pauvres , au moins qui soit à la connaissance de la communauté.
28. Le hameau de Rabiouxpaye à ladite chartreuse â6 émines de blé et 18 émines d'avoine, pour droit de censé, comme seigneurs dudit hameau.
29. Et le hameau de Maniboux paye aussi audit monastère de Durbon la dime h la cote dixième en grains, sans leur faire faire aucun service, ensemble une pension de la somme de 1 1 1. 5 s.
On observe encore à Nosseigneurs de la Cour intermédiaire que le hameau de Rabioux prend une sixième du lançon et Maniboux,
(') Deux volumes in-4' de 267 et la Cluse en 1890, voir Procèt-verbaux 980 feuillets. du Corueil général det Hautet-Àlpeê ^
^*^ Sur la situation des archives do août 1891, p. 189.
une quatrième, lesquels hameaux sont obligés de faire leurs rôles séparés de celui de la communauté, et que chaque hameau est obligé d'imposer dans son rôle jusques à la somme de a i livres pour les frais de rôles dans le chacun.
Nous, consuls et députés de la communauté de la Cluse soussignés, certifions le présent état véritable, supplions très humblement Nosseigneurs de la Commission intermédiaire d'y avoir tel égard que de raison et ce sera justice.
A la Cluse, ce â5 avril 1789.
Signé : J. Sausge, consul, J. Laurens, P. Michel, Menassieu, secrétaire-grejfer.
CREVOUX.
Arrondissement et canton d'Embrun, commune; 11677 mètres d'altitude; à 56 kilomètres de Gap et i5 kilomètres d'Embrun; superficie en hectares, 5,6â6; habitants, 383.
A Me meurs les Procureurs généraux , syndics des États de h province de Dauphiné.
Messieurs,
Après la réception de l'honneur de votre lettre du 9 8 février dernier, nous, consuls de la conununauté de Crévoux, avons convoqué, selon les formes en usage, une assemblée générale, dans laquelle, après la lecture qui en a été faite, il a été délibéré et donné pouvoir aux sieurs consuls de s'y conformer exactement; et à l'égard des différentes questions sur lesquelles vous demandez des instructions, la communauté, par la même délibération, en
date du , a député sieurs Jacques Chasfan, châtelain de
M*' l'archevêque, Jean Roman, fils à feu Joseph, et André Silve, tous les trois habitants et domiciliés dans le lieu, pour, avec les sieurs consuls, répondre aux questions proposées, avec toute l'exactitude possible, à quoi a été procédé, article par article.
1 . Le territoire de Crévoux peut avoir, compris les montagnes ou rochers qui en occupent presque les deux tiers, une lieue et demie de longueur, sur une environ de largeur: de laquelle contenance de largeur, les rochers en occupent une moitié ; la troisième
portion est en friche; ia quatrième, enfin, est cultivée, ou prés ou champs. Il n y a qu'une paroisse et quatre hameaux ^^\ parmi lesquels l'un, appelé le hameau de la Chalp, demande une succursale; sur quoi les autres hameaux ont fait différentes observations au bas de leur requête, en suite du c^soit montré à la communauté 77.
2. Pour répondre à cette question proposée, la communauté est composée de j 00 habitants, parmi lesquels il y en a 10 à is qui ne possèdent que quelques petits coins de terre et qui résident très peu de temps dans l'endroit. Ce nombre d'habitants forme aux environs de 5 00 personnes, grands ou petits, desquels il n'en réside habituellement dans la communauté tout au plus que âoo, les autres étant obligés d'aller dans les paroisses voisiiïes, soit pour y servir en qualité' de domestiques, soit pour pouvoir gagner leur vie par leur petite industrie.
. 3. Le communauté de Crévoux est composée d'habitants trop pauvres pour pouvoir se procurer les secours des médecins et encore moins pour en tenir dans le lieu; ils vont, dans le cas de nécessité , prendre quelques avis ou consulter des médecins ou chirurgiens résidant à Embrun.
h. A l'égard des accouchements, les femmes ne sont aidées dans ces circonstances que par leurs voisines ou les plus anciennes du hameau oii elles se trouvent.
5. Les maladies les plus communes des habitants de Crévoux et presque ordinaires sont : des points de côté ou pleurésies, des hydropisies ou maladies de consomption et souvent des fièvres putrides occasionnées par la nourriture grossière. Dans cette communauté, composée d'habitants pauvres, il serait plus nécessaire qu'ailleurs que M. notre curé fût pourvu, chaque année, d'une boîte contenant les remèdes différents qui doivent être distribués gratuitement aux pauvres malades de la campagne. A l'égard de l'inoculation de la petite vérole, elle n'est pas connue dans le lieu, ni n'a jamais été pratiquée.
6. Les murs des habitations ne sont, pour l'ordinaire, qu'à pierre sèche et quelques-unes crépies en dehors, avec chaux et sable; elles sont couvertes en ardoises et en planches. Il y avait plusieurs carrières d'ardoises qui ne sont plus ouvertes, ce qui demanderait aujourd'hui des dépenses auxquelles il ne serait pas possible à la communauté de fournir. Cette même raison oblige
^'^ La Chalp, Ghamprond, Fours, Pravey rai.
CREVOUX. 153
aujourd'hui les habitants à réparer leurs toits avec des planches; on ne connaît pas les tuiles.
7. Le terrain de Crévoux, en général, est une terre légère, exposé très souvent à la mortalité des blés, par la quantité de neiges, la longueur de l'hiver, la rigueur du froid, lorsque les blés sont découverts. Ce terrain, de sa nature, est ingrat et ne produit que par le gros travail et la quantité d'engrais; les champs ne produisent qu'une année, et l'autre non. Il n'y a aucune espèce d'arbres fruitiers.
8. Il a été dit qu'il n'y a aucune espèce d'arbres fruitiers. Les différents genres de récoltes qui se perçoivent sont en seigle , orge et avoine, ces deux dernières espèces de récoltes souvent ne parviennent pas à leur maturité, par les froids de l'automne; souvent elles ne peuvent pas être ramassées par les neiges trop précoces ; il arrive souvent même de la gelée sur les seigles, lorsque les épis sortent de leurs tuyaux.
9. Le territoire de la communauté de Crévoux, occupé en plus grande partie, comme il été dit, par des rochers ou montagnes, et se trouvant pentueux, a été beaucoup dégradé par les ravins, en sorte que l'espace du terrain qui peut être cultivé se trouve très petit et de beaucoup inférieur au dernier affouagement; elle peut à peine, les bonnes années, fournir aux besoins des habitants, ce qui obh'ge, du moins une grande partie, de s'expatrier pendant quatre ou cinq mois de l'année, pour, par le moyen de leurs absences, se réserver de quoi vivre pendant le temps du travail, et leur nourriture n'est qu'en soupe, pain de seigle, orge et avoine, très souvent et surtout les années de mortalité et de grêle, ce qui est très fréquent dans l'endroit.
10. Quant à cette question, les habitants sont obligés d'aller aux marchés à Embrun pour acheter des grains.
11. Il n'y a pas de productions surabondantes dans l'endroit autres que quelques fromages que les habitants retranchent de leur nécessaire et portent h Embrun, afin de se procurer du sel pour la soupe.
12. Les bois et forêts de Crévoux ont été beaucoup' dégradés par les coulées de neiges. Les différents ponts que la communauté est obligée d'entretenir et de renouveler souvent tendent aussi à leur destruction. Les officiers municipaux employent tout leur zèle pour faire conserver les bois, soit pour prévenir des incendies, soit
pour fournir aux différentes reconstructions des maisons ou toits écrasés par la neige, en sorte qu'il n'est permis aux habitants que de prendre ce qui leur est absolument nécessaire pour leur chauffage. Les bois et forêts suffisent donc à peine aux besoins des habitants du lieu et la communauté, ni ses habitants, ne peuvent en tirer aucun profit par aucune espèce de vente.
13. Parmi ce qui compose le territoire de Grévoux, U a été observé que la majeure partie consistait en terres gastes, vallons, ruines, rochers, montagnes, quelques bois dans le quartier de TAdroit et, au midi, les trois quarts du terrain qui vise de ce côté sont des rochers escarpés , inaccessibles, parmi les fentes desquels se trouvent quelques plantes d'herbes , qui font la nourriture des chamois ou oe quelques chèvres, que la communauté a permission de tenir, que les habitants campent dans ces endroits et que Tenvie de boire rappelle. Les communes qui visent du côté du couchant ou du septentrion sont des terres gastes et incultes, dans lesquels endroits les habitants font pattre quelques petits troupeaux; le bas de ces communes ou montagnes est réservé pour y faire pattre les hôtes de travail ou quelques vaches que les habitants peuvent avoir. La nature de ce sol est aride; il ne parait pas même de lieu à aucune amélioration. Dans la partie occupée par les bois et qui ne serait pas si aride, il y aurait plus d'herbe, mais étant une très mauvaise qualité et trop aigre, ce qui peut être occasionné par le défaut de soleil , cette partie se trouvant tout à fait au nord et couverte de neige , au moins pendant neuf mois de l'année , ces raisons rendent inutile aux habitants le sol du terrain occupé par les bois , il n'est pas même de moyens pour le rendre plus profitable.
14. Le territoire de Crévoux forme un vallon ou gorge qui est traversé par un seul torrent , qui se forme au bas des montagnes , par différentes sources qui, des différents lieux, aboutissent au môme endroit. Ces eaux servent pour arroser partie du terrain de la communaufé de Saint-André, communauté voisine; celle de Saint-Sauveur, qui est aussi communauté voisine, prend par le moyen d'un canal qui traverse tout le terrain de Crévoux situé dans la partie du septentrion, et qui commence au fond de la montagne , de l'eau pour arroser aussi une grande partie de leur terrain. Ce canal, construit et entretenu par les habitants de Saint- Sauveur, est une suite d'une concession faite à cette communauté, dans le xiv" siècle, par un seigneur archevêque d'Embrun, qui leur permit de prendre dans la source du torrent de Crévoux , le sur-
CRÉVOUX. 155
abondant de Teau^^^ Les termes de cette concession ont prêté, à différentes interprétations qui ont occasionné plusieurs querelles parmi ces deux conununautés. Il y a eu, à cet effet, nombre de procédures, plusieurs sentences rendues par M. le juge des châteaux archiépiscopaux, qui maintenaient les habitants de Saint- Sauveur dans la possession de leur canal et dans la liberté de se servir des eaux de Crévoux pour leur arrosage , sauf aux habitants de Grévoux , le temps de sécheresse arrivant , à se pourvoir pardevant mondit sieur le juge, pour être faites les vérifications nécessaires. Cette sentence était trop contraire aux intérêts des habitants de Grévoux pour qu'ils puissent y adhérer; il y a eu appel par-devant la Gour. Le procès est encore en instance ^^K Ges différentes contestations et querelles entre ces deux communautés ont été cause que les habitants de la communauté de Grévoux n*ont pas pu arroser leur terrain, ce qui leur a occasionné et occasionne des donmiages très considérables, étant évident qu'une terre pré ne peut être productive que par l'arrosage. Au surplus, la communauté de Grévoux ne croit pas demander une chose injuste sur ce procès, ni elle ne prétend pas aussi priver la communauté de Saint-Sauveur de son arrosage, tandis que ce canal peut servir aux uns et autres.
Le torrent qui traverse cette communauté de Grévoux, passant au milieu du vallon qui se trouve pentueux, ne cause pas, pour l'ordinaire, de grands ravages, si ce n'est pour la reconstruction fréquente de certains ponts, dans le temps de la fonte des neiges et à la suite de fortes pluies et bourrasques. Les sources qui forment ce torrent sortent de leur lit, s'écartent, et, en débordant, amènent sur la plaine, qui est au fond du vallon et est cultivée comme le meilleur terrain, beaucoup de graviers et de pierres qui, si souvent, couvrent les blés et autres récoltes qui s'y trouvent. Il y a encore dans les mêmes endroits, situés sur le midi, huit à neuf combes qui, dans le temps des pluies fortes ou bourrasques, ont enraviné quantité de ce terrain, hors d'état de pouvoir cultiver, et enravinent presque toutes les années par rapport à l'endroit pentueux. Le dommage causé par ces ravins conste par les seuls aspects de l'endroit, où les tas de pierres sont multipliés, au point
(1) Voir Monographie de la cùmmu- ^*^ Même situation en 1907, car un
nauU de Créwux (Hautet-Alpei) et procès au sujet de ce canal se plaide
Notice $ur le procès de Méalle. Gap, actuellement par-devant le tribunal ci-
L. Jean et Peyrot, igo3, in-S^'de 3o p. yil d^Embrun. On y produit un acte du
(Cf. Annalei des Alpee, t. VI, 190a- 3i décembre lASo. (Cf. FoniuBR, Hist,
1903, p. fi53-s5A.) génér, dee Alpei, III, p. 370-379.)
que dans une nouvelle mensuration, certains propriétaires ne se trouveraient plus possesseurs que d'une moitié, et d'autres, que d'une portion bien moindre. Les moyens de prévenir ces accidents, seraient des rases ou digues, trop dispendieux pour la communauté de Crévoux; ces digues seraient encore nécessaires dans certains autres endroits, pour tenir le torrent dans son lit ordinaire et l'empâcher de verser sur les possessions de quelques habitants. Il y aurait encore un moyen pour rendre plus productifs les prés des habitants de Crévoux, ce serait en agrandissant ou réparant un canal qui est au-dessus de celui qui conduit l'eau à Saint-Sauveur, qui demanderait des dépenses auxquelles la communauté n'est pas en état de fournir. Il y aurait encore des petits canaux pour arroser certains petits quartiers; les propriétaires, sans encouragements, ne peuvent pas les réparer.
15. Les habitants de la communauté de Crévoux sont en usage de tenir, pour leur travail, des vaches et quelques jeunes poulains, mulets ou mules ou, la plupart, des bourriques; quelques-uns tiennent encore quelques brebis. Le nombre des différents bestiaux qui sont nourris dans cette communauté varie à proportion de la différente récolte des fourrages. Il peut y avoir actuellement dans la communauté i5o vaches, génisses ou veaux nouvellement nés. Le moyen d'améliorer celte espèce serait d'avoir des taureaux de la meilleure qualité, ce que la communauté pau\Te ne peut se procurer. Il y a actuellement dans la communauté la quantité de 35 ou 38 bourriques, 71 jeunes mulets ou mules d'un an ou de deux ans. Les habitants de Crévoux, étroits en terrain, peuvent , avec ces jeunes animaux, faire leur petit travail. Ils sont d'ailleurs forcés à tenir ces jeunes animaux, parce que en les ménageant et en les vendant chaque automne, ils peuvent y prendre quelques petits profits, ce qui fait presque les ressources pour payer les impositions. Il peut y avoir actuellement [1,000 moutons,] avec 200 agneaux nés ou à naître; il y a encore 100 chèvres, les habitants ayant permission d'en tenir une chacun, attendu qu'elles vont paître dans les rochers, où il n'y a aucune espèce d'arbre.
16. Il n'y a dans la communauté aucun artiste vétérinaire, ni à la portée, pas même un maréchal, les habitants étant obligés d'aller à Embrun pour faire ferrer leurs bestiaux et raccommoder leurs outils aratoires.
17. Il n'y a aucun objet d'industrie dans Crévoux. Il ne paraît pas même des moyens pour pouvoir y faire quelque établissement
GRÉVOUX. 157
en ce genre; les habitants ne peuvent faire (l'autre commerce qu'aux jeunes poulains ou mulets , qu'ils vendent et qu'ils remplacent, de même qu'à quelques agneaux ou veaux.
18. Il y a dans la communauté trois consuls, un à chaque hameau, avec un châtelain nommé par M^ l'archevêque, pour autoriser les assemblées ou délibérations. Ces consuls font et gèrent les affaires de la communauté, en suite des pouvoirs à eux donnés par les habitants, dans les assemblées générales.
19. n a été dit qu'il y avait des montagnes à Crévoux; la communauté n'en arrentait , il y a quelques années , que quelques petites parties aux bergers de Provence. Depuis quelques années , la communauté a fait moins de réserves et, ayant des procès à soutenir, elle a été obligée de se gêner et de se priver de certains autres quartiers, pour retirer quelque chose de plus, afin de subvenir à la poursuite de ces procès et éviter l'augmentation des charges locales. L'arrentement de ces montagnes est nuisible à la communauté, parce que les habitants pourraient en retirer plus de profits par l'herbe qu'ils y ramasseraient, par les brebis ou moutons qu'ils nourriraient de plus, dans l'hiver, ou par les bestiaux qu'ils pourraient acheter le printemps et qu'ils revendraient en automne, étant engraissés.
20. La communauté paye âo livres au sonneur de cloches, quoique l'ordonnance de M'^ l'Intendant ne porte que i o livres; plus, pour intérêts dus à l'hôpital d'Embrun, lâ livres; plus, pour la prébende due au chapitre de la même ville , 3 1. i o s. ; plus, pour intérêts dus au sieur Vallier, d'Embrun, 3o livres; plus, pour intérêts dus au chapitre d'Embrun, 87 livres; plus, pour les octrois des montagnes, 1 iq livres; plus, i3q 1. 5 s. pour la construction de la maison de ville et prisons d'Embrun et ce, pour la première paye. Plus, la communauté paye, pour le pied fourché, la somme de /i8 livres ^^^ Il n'y a ni cabaret ni boucherie établis dans le lieu; la communauté paye cette somme pour prévenir des contestations sur les différents événements avec leî fermiers du pied fourché sur les bestiaux qui se dérochent ou prennent mal en
(') Ces deux derniers articles ne figu- i79^ ^^ ^otal est de 97a 1. 10s., doul
reni pas dans V Etat det charge» localet, 3o livres pour le secrélaire; 90 livres
de 17B8, 1789 et 1790. Tous lc3 pour le maître d^école; 19 livres pour
autres s^y trouvent exactement et pour le valot de ville. Les intérêts dus à
les sommes marquées ci- dessus, dont le Thôpital d'Embrun et au sieur Vallier
total est de 900 1. 10 s. (Ordonnances sont seuls maintenus. (Arch. desHautes-
dusonov. i788etdu/ijanv. 1790.) £n Alpes, G 107, P* ah.)
paissant dans la campagne, et que les habitants font soigner pour en tirer quelques profits, ne pouvant parvenir à leur guérison. Outre les sommes portées ci-dessus, la communauté est obligée de dépenser toutes les années, et de prendre sur le revenu de ses montagnes, qui est son unique ressource, de quoi fournir à la poursuite des différents procès qu'elle a à soutenir, de même que pour les ponts, fontaines, entretien du toit de Téglise, que la quantité de neige dégrade toutes les années considérablement. Elle doit encore entretenir les maisons curiale et vicariale et, à l'égard de la maison curiale , il y a de grandes réparations à faire ; indispensables , qui ont grossi , soit par la bonté du curé ^^\ soit parce que la communauté ne se trouvait pas de fonds pour y subvenir ; quant à cet article , la communauté sera dans l'obligation de recourir à la Commission , afin qu'il lui plaise accorder quelque encouragement, suivant le devis qui lui sera envoyé. La communauté est encore obligée de prendre sur le revenu de ses montagnes, pour fournir aux dépenses que les consuls sont obligés de faire pour des vacations nécessaires hors le lieu , de même que pour le conseil de la communauté ou honoraires de l'avocat qui la dirige.
2 1 • Les comptes des collecteurs et receveurs sont rendus assez exactement; les deux derniers ont été rendus et sont clos, à l'exception de quelques interlocutoires ou articles, renvoyés par les auditeurs à la communauté, sur quoi il n'a été encore délibéré et ce , parce que le sujet des interlocutoires n'est pas considérable.
22. La communauté n'a d'autre ressource pour les pauvres que la vingt-quatrième, qui est distribuée par les consuls, en présence du sieur curé, et elle consiste en a charges 5 émines de seigle et i charge 4 émines d'orge, qui est fixée pendant la durée du bail à ferme de la dtme.
23. Il a été observé que la communauté n'a d'autres ressources que la vingt-quatrième , les administrateurs de l'hôpital des pauvres d'Embrun ont toujours refusé et refusent d'y recevoir et de se prêter en aucune façon pour les pauvres de Grévoux , au point qu'il y a quelques années que la communauté fut obligée de donner â 0 0 livres pour placer dans ledit hôpital un bâtard né dans son
t^î GasMr Rouy, curé dès 177a, dé- le aa mai 1791 (ibid., L 886), «vi-
pulé aux États de Romans le i*"^ sefv- cairecathédralvdelVévéquedesHautes-
tembre 1788 (Arch. des Hautes-Alpes, Alpes», Ignace de Caieneuve, 9 janvier
G 61), «vicaire supérieur et économe» 179a (L 119), etc. (Cf. Atmalet deê
du séminaire constitutionnel d'Embrun, Alpes, 1906, t. X, p. 8 etsuiv.)
GRÉVOUX. 159
territoire, dont la paternité a été plaidée; ce qui a occasionné beaucoup de dépenses à la communauté. Dernièrement encore, la communauté a placé dans ledit hôpital deux enfants ou pupilles, dont les parents étaient très pauvres; pour cet effet, la communauté a été encore obligée de payer à l'hôpital la somme de âoo livres, et l'hôpital exige encore en sus les revenus des petits fonds appartenant à ces pupilles. La communauté ne sait pourquoi et comment elle est privée de la ressource de l'hôpital d'Embrun , qui est un hôpital général, et le seul dans l'Ëmbrunais, lequel cependant a des revenus considérables ^^K
Pour l'éducation de la jeunesse, il n'y a aucune fondation, ni ressource; la communauté est encore obligée de prendre sur le revenu de ses montagnes de quoi payer trois maîtres d'école dans différents hameaux. Lorsque le revenu des montagnes est absorbé en d'autres dépenses, ce qui arrive assez souvent, les habitants sont obligés de se cotiser à proportion d'enfants qu'ils envoyent à l'école.
2Â. Les derniers parcellaire et coursier de la communauté ont été faits en l'année 16^6, ils sont encore en état^^^ Depuis quelques années , plusieurs habitants , qui ont perdu quelques propriétés par les ravins ou ruines , demandent un nouveau parcellaire ; la communauté nW pas en état de faire cette dépense.
A l'égard des papiers et titres de la communauté, ils sont dans un coffre, en petite quantité, et ce coffre est déposé dans l'église. Le défaut d'archives ou de maison commune, que la communauté pauvre n'a pas pu se procurer, est cause que nombre de papiers ou titres ont été égarés ^^.
Les députés, pour répondre aux différents articles ci-dessus, en ont fait lecture à l'assemblée générale, quia approuvé tout ce que par eux a été fait et les a chargés spécialement d'observer à Messieurs les syndics généraux et à la Commission que, anciennement, la communauté n'était comprise dans l'affouagement que pour deux feux et demi et, qu'en 1707, après la vérification des feux, elle a été comprise pour trois feux et un trente-deuxième , ce qui a occasionné une augmentation considérable dans les impositions, sans qu'ils eussent augmenté pour lors en terrain, au contraire. S'il y avait une nouvelle vérification , la communauté serait assurée d'être diminuée considérablement, même de ce à quoi elle était
î*^ Voir, plus loin, p. 169, n' aS. en 1886, voir Prock-verbaux du Con-
^*' Ss nWt pas été retrouvés. seil général lies Hautes- Alpes, àoùi 1887,
^^) Sur la situation de ces archives p. i35.
anciennement portée, vu les ravins et ruines; ce ne peut avoir été qu'une méprise de la part des commissaires, à quoi la communauté n'a pu remédier, soit par l'ignorance qui a toujours régné et règne parmi les habitants, soit par le défaut de facultés, pour avoir justice.
Messieurs les syndics généraux de la Commission sont encore suppliés d'observer que cette communauté est considérablement chargée en capitation; cette sorte d'imposition a augmenté considérablement depuis quelques années, et on ose assurer qu'elle n'est point en considération et à proportion avec les communautés voisines, soit par rapport au nombre des habitants, soit par rapport aux facultés, n'y ayant dans le lieu, comme il a été observé, aucune espèce de commerce ni passage.
Nous, officiers delà communauté de Crévoux, certifions l'état ci-dessus dans sa forme, teneur et lieu véritable.
A Crévoux, ce a mai 1889.
Signé : J. Chastan, châtelain, P. Hi^riey, consul, J. Roman, consul, J. RoikiAN, J. Alzbard, sccrélairc-commis de la communauté.