Point de forêt, excepté quelque peu de bois genêts
La montagne de Saûze^^^ pour le pâturage de leurs bestiaux d'avérage, qui est en très petit nombre, attendu le peu de faculté des habitants , étant en p^rocès , pour les communaux , avec le seigneur, pendant au pariement de Grenoble. L'on ne pourrait subsister sans cette montagne pour la nourriture de leurs bestiaux ; désirant terminer le procès à l'amiable, ne pouvant fournir aux frais d'un procès dispendieux.
14. La rivière d'Aiguebelle , qui fait beaucoup d'irruptions au terrain, qu'on ne peut contenir, ainsi que plusieurs ruisseaux qui se forment par la fonte des neiges et abondance des pluies.
1 6. Point d'artiste vétérinaire ni maréchaux experts.
17. Aucune industrie ni commerce^que le seul travail de la terre.
18. Le régime municipal administré par un consul qui est choisi entre eux, n'y ayant aucun collecteur, payant au receveur à Gapf*^).
24. Le parcellaire étant commencé depuis vingt ans, que, faute de facultés de la part des habitants, n'ont pu le faire homologuer, supplient Nosseigneurs de la Commission intermédiaire de leur
^') Gcase ou mieux Scuse, Secutia (^^ Les charges locales du Déscrl sont
Seuzia (cf. Charte* de Dttrbon, 1898 , confondues avec celles de Châtillon (vdir n** 537, 566, 069, etc.). ce iàiot,p. i3i).
iLlCf lOX Dl aAp. 1 1
m ÉLECTHM DE GAP.
tendre uaa maio ebaritabla dam h di8in)>atipn dos dëgràveraents de ia province, pour subvenir aux besoins le^ plus m|[ept8 et indispensables.
La dîme de leurs grains se paye à M. le Prieur de Ghâtillon à la cote ta*.
. Censé au seigneur, 9 émines et demie, moitié froment, metlîé sei|^e.
tin neul p^çuli^r paye 4^ popsJQJi ou ceqse 1 q ebargps grwns , moitié froipeiit, moitié seigle-
Les ploies fréquentes du mois de janvier, année courante, ont fait des dpipipagçç trè^ ^^idér^lea suivant Tétendae de h conununauté, tant pour la perte de terrain que de récolte &00 1. o s.
Payant de taille au Roi 109 5
Gapitation.. aS o
Vingtième 99 o
Nous, consul et officiers de ladite eommanauté, ç«fti6ans Tëtat ci-deasus véritaUe.
Omis en son lieu soixante-huit livres d*in|positions
extraordinaires 68 I. 00 s.
Plus , sur les trois ordres 96 19
Arrêté au Désert, le 98 mars tySo.
Signé : J,-P. Gabcih, cm^, 3. Pwi!»P, G. lUviiiui^, L. Msissiiii^LYy êecrélaire comms.
Chef-lieu d'airoadissement et de ^mtop, eominmie; êm mèCves il'idtitude; à 4o kilomètres de Gap; superficie en I^t|res, ^,^67; btdbilml^» 3,759 f*>.
(1) Sur Embrup et son histoire, on Moue], 1783, s vol. kirB"; — ib||^
pourra consulter utilement : Marceliin A. Sauibt, Ettai historique mr la mile
Fourni , WHoire sténènU den Alpes- tP Embrun, Gap , Deiaplaee , 1 860 , IiItS* ;
Maritimet 9t particmèremerU d^ Embrun, — Inventaire des archive» dee HamtM-
leur métropolitainâ (t^ki^iôkZ)^ éditée Àlffee, sénés A-G, 1687; le t. I de ia
en 1890-1893, 3 vol. ia-8**; — jiAbbé série G, 1891, el le t 1 de U sine U
Albbbt], Hiêtoire d*Eifibnm [Ëmorun, supplément, 1899.
SIIBRUN.
Réponse des ojieiers municipaux de la ville dt Embrun aux quesiiùM propoeées par Nosseigneurs de la Commission intermédiaire dans leur lettre du ù 8 février dernier.
1. La communauté d'Embrun couvre un sol d^environ trois quarts de lieue de longueur sur autant de largeur; elle a trois paroisses; la ville et quatre hameaux la composent ^'^
2. Elle ^ 700 capités, qui ne dpnnent qu'une populjitipn de 3,000 personnes.
3-4* Elle a» parmi ses habitants, i médecin, k chirurgiens, 9 accoucfieuses ; une d'elles a été pendant quelque temps à Grenoble pour s'in8b*uif^.
5. Il est rare qu'elle soit attaquée par des maladies épidémiques; il n'y en a pas eu depuis i'j68; on y a pratiqué avec succès 1 inoculation de la petite vérole depuis environ quatre ans.
6, Les maisons «pnt bâties à chaui: et sable et dans les hftpteaw pluttdurs le sont avec de la terre glaise qui tieqt lieu dfs ciment; elles sont toutes coiiverles d'ardoises, que ihabit^ifit tire des coipmunautés voisines; le prix pour une toise de couvert est d'epviron k livres.
La nature du sol est généralement de mauvaise qualité , il est sec et pierreux, il pend en très grande partie; les gelées, les pluies et les neiges te font couler; chaque année, il devient toujours plus mauvais; à l'axiseption de quelques terres dans le bas, les autres ne produisent que par une culture pénible et coûteuse; encpre 9ontelles d'un b'ès petit revenu.
S. Lee récdtes consistent en blé , yin et foin ; il y a peu d'arbres fruitiers, les fréquentes gelées du printemps rendent leur produit très casueL 1} y a quelques mûriers qui semblent prospérer; la qualité de la loie est assez estimée; si l'habitant était plus aisé, il en planterait davantage.
(0 Gw Imntaux , qui formaient jadis une section distini^te , ou IJ Adroit , avaDt an consul spécial, sont, en réalité, beaneoup pliis nombreux, fFavoîr : Ga- Uyj&r«, Cftdvet, le C|i4taan, Ghaussi^t», G^oyeton, la Glapière, TEtang, la Madeleine, le Martinet, Paradis, Petit-Puy, Poatfndie, Praftong, la Bo<
béyère , Sainte- Marthe et Tour-Pastourelle. — Les paroisses d^Embrun, en 1789, outre Téglise métropolitaine de Notre-Dame, étaient : Sainle-Gédle et S^int-Hilaire; Saint-Donat et Saint** Marcellin; Saint- Vincent et Saint - Pierre, (/nv. d^t Arch. âe$ Haiitei-Alpeê ,
6, t. Vif p- Wlif-s-WWI».)
9. L'habitant se nourrit de blé et de pommes de terre. Les grains qu'il récolte ne suffisent pas pour sa consommation de sii mois de l'année. Il tire ses blés des communes voisines, qui les apportent à ses marchés.
Les mauvaises récoltes et l'augmentation du prix du blé en Provence le rendent plus ou moins cher à Embrun ; il est bien rare qu'il manque; cependant il est arrivé que les administrateurs de la communauté, ainsi que ceux de plusieurs autres, ont été obligés d'en emprunter des magasins du Roi; sans cette ressource, peutêtre aurait-il manqué absolument. On ne sait pas de quel endroit on aurait pu le tirer.
10. Les seules productions surabondantes delà communauté d'Embrun consistent en vins. L'exportation en est impossible, parce qu'ils sont de médiocre qualité, parce que la Provence, dont les vins sont meilleurs , qui en abonde , les fait passer dans le Haut- Dauphiné, depuis surtout que les nouveaux chemins ont été faits, qu'ils permettent aux charrettes de pénétrer jusqu'à Briançon. La consommation des vins d'Embrun ne peut être faite sur les lieux que par une garnison. S'il n'y a point de garnison, ces vins no peuvent être vendus. Les habitants ne peuvent avoir de ressource pour acheter le blé qui leur manque, pour acheter les autres choses de première nécessité, ainsi que le fer, le sel, le cuir, etc., et pour payer leurs charges, qui montent, ainsi qu'il serait facile de le prouver par les rôles, à la somme effrayante de 28,697 L ^^ ^* 1 d.
Elle a un marché par semaine, qui est très peu de chose, cl quatre foires dans l'année, dont trois méritent plutôt le nom de marché que de foire.
12. Les communautés d'Embrun, de Saint-André et de Saint- Sauveur n'en formaient qu'une anciennement; elles sont divisées depuis fort longtemps. Quant à la taillabiliié, leurs communes restèrent indivises entre elles et le sont encore , ainsi que leurs bois et leurs forêts. Ces bois sont dégradés depuis longtemps; ils sont de peu de valeur et réduits en petite quantité par les coupes qui ont été faites et par les coulées de neige. Il s'en faut de beaucoup qu'ils puissent suffire et pour le chauffage et pour les constructions nécessaires à l'habitant. Un seul moyen pourrait rendre ces forêts, non seulement suffisantes pour la consommation des bois de chauffage et pour ceux de construction, mais encore elles pourraient donner un produit par les ventes réglées qu'on pourrait faire en sus de la consommation; ce moyen est de les conserver.
Pour opérer ce moyen, il faudrait que les officiers municipaux fussent chargés seuls de la police et de la conservation des forêts appartenant à leurs communautés, qu'ils fussent autorisés à prononcer des amendes contre les délinquants, sauf l'appel; que les sièges des maîtrises n'eussent aucune sorte de juridiction sur ces forêts. Il est certain que ce parti serait avantageux et assurerait leur conservation , en ce que les procédures des maîtrises sont toujours très coûteuses, les amendes qu'elles prononcent trop fortes et toujours ruineuses. Les administrateurs des communautés, connaissant les délits, craignent de les dénoncer; ils se taisent, parce qu'ils ne veulent pas ruiner les délinquants ni mettre leur famille à la mendicité, ce qui est d'autant plus vrai qu'avant l'établissement des maîtrises les bois des communautés étaient parfaitement conservés.
Outre cela, les gardes commis par la maîtrise sont, pour l'ordinaire, des gens sans aveu, malhonnêtes et faciles à gagner. Les particuliers qui veulent couper du bois ne manquent jamais, pour n'être pas dénoncés, de contracter avec eux; c'est du plus au moins, mais ils sont toujours sûrs de réussir, et les bois se coupent et se dégradent. Si, au contraire, les officiers municipaux avaient la conduite des bois, outre qu'ils y veilleraient par eux-mêmes, ou par leurs conseillers ou notables, ils commettraient des gardes de l'endroit, dont ils seraient assurés, qu'ils observeraient, qu'ils sauraient incorruptibles. Ils puniraient les délits par des amendes modérées et la confiscation des bois; ils n'épargneraient personne parce (pie, en sévissant contre les délinquants, ils n'auraient pas le regret de les ruiner; ils n'épargneraient personne parce que le public intéressé veillerait sur eux, ils craindraient la honte et l'opprobre dû a la partialité. Qui pourrait être plus intéressé qu'eux à la conservation de leurs forêts ^^^ ?
Outre ce moyen, il en est un autre local, pour la conservation des bois des communautés d'Embrun, de Saint-André et de Saint- Sauveur et même pour tous ceux des communautés voisines.
Depuis quelques années, on a trouvé à différentes reprises, sur le sol de la communauté de Saint-André, des morceaux, même assez considérables, dt charbon de pierre, dont l'épreuve a été faite ; il est de bonne qualité. Ces morceaux ont été trouvés par des particuliers dans des champs , en les labourant. Ces trois commu-
^') Nota. — Les dispositions de ]*or- être mises à exécution dans des pays de
donuanre de 1669 et du règlement de montagnes aussi froids que FEmbru-*
1731, relativement aux coapes pour nais. (Note en original dans le manu-
Vasjàge des habitants, ne peuvent pas scrit.)
iiatitéis ont fait; cês années dernièréft, des recherchés pdUl* tlH)uver la mine on quelqae filon; leurs recherches n'ont pas été heureuses, parce cpi'elles ne pouTaient dépenser (pie très peu et qu'elles n'avaient pas les moyens de faire venir sur les lieux des gens expeHs qui pussent diriger leb recherches.
Mais s'il était de la justice de Nosseigneut^ de la Commission intermédiaire d'accofder un encouragement à ces trois communaUti*s et qu'elles fussent assee heureuses potir découvrit" cette mine de charbon, la ressource dont elle serait pour tout le vallon contribuerait, non seulement à la conservation des bois de toutes les communautés de l'Embrutiàis j mais encot*e elle pourrait donner des moyens pouf se procurer dans le pays des fabriques en fer et en poterie , etc.
Les communes d'Embrun sont, ainsi que les forêts, par indivis entfe les communautés de Saint-André et de Saiflt-Sauveur ; ellos consistent en pâturages sur les montagnes; elles pourraient étiHî plus utiles, s'il était possible de multiplier les canaux d'arrosage dans la communauté. Les habitants feraient alors de nouveaux
Erés; ils auraient la facilité de nourrir, en hiver, beaucoup plus de étail; les pâturages qui forment les communes d'Embrun deviendraient plus utiles, parce que les habitants pourraient y en placor davantage.
1 i. Trois torrents et la rivière de Durance coulent sur le sol de la communauté d'Embrun; deux^ savoir : Bramàfam et Sainte- Marthe ^ descendent des montagnes qui sont au nord et se jettent dans la Durance* Le troisiènle vient des montagnes, au midi; il est appelé Vachères. Ils ne font pas^ sur les hauteurs^ de grands ravages, parce que leur lit est resserré et profond, mais ils en font beaucoup dans le bas, où ils emportent des tei^res et couvrent d'autres de pierres et de gravier. Ils n'ont pour l'ordinaire que peu d'eau $ ce n'est que dans les grandes pluies qu'ils sont dangereux. On pourrait les contenir par des digues. Ces digues ne seraient
fias bien coûteuses, parce qu'elles ne seraient nécessaires que dans e bas, à peu de distance de leur embouchutie dans la rivière. La Durance coule du levant au couchant. Elle traverse, dans le bas, tout le teititoire d'Embrun, fille cause des dégâts affreux. Ses eaui sont claires; elles ne sont chargées que dans le temps des fontes des neiges ou des pluies abondantes. Elle dépose du sable et des cailloux en quantité, lorsqu'elle n'est pas contenue par de fortes digues ou par des rochers. Elle n'a point de lit fixe; elle change souvent et emporte les terres oit elle passe.
Depdi» ëntifon quince ans 4 la cotninanauté a fait faire Aeê digiiefl contre cette ritièrci sur nue longueur d'environ 1 ^3 00 toises. Sans cette digue ^ die aurait eoifrorté^ en très grande partie, les terres qui sont au'^essous de la tille ; mais dans les autres parties oïl il nY a pas de digues, son lit occupe^ dans sa largeur, un terrain immense I c'est^^âh-dire tout le bas du vallon* En continuant les digues « on tnottrait un terrain considérable à couvert qui, dans la suite ^ pourrait former des prairies, qui seraient d'autant plus utiles que rhsbilant manque généralement de fourrages pour nourrir son bétail.
Le sol d'Embrun manque d'eau d'arrosage ; il n'y a que deux canaux qui prennent leur source dans les torrents de Bramafam et de Sainté^Marthe^ qui sont, pour l'ordinaire, à sec dans les grandes éhaleUrs et dans les temps des sécheresses, temps où l'arrosage est le plus nécessaire.
Depuis deux ans , les administrateurs font travailler à un canal qui prend sa source dans la rivière de Durance. Ce canal est coûteux, mais il sera utile en ce qu'il arrosera une partie des terres qui sont dans le bas;
15. Il y a dans la conuUunauté /ioo bétes de gros bétail et environ 3 00 de menu. Le gros bétail est de petite espèce. On serait assuré de l^améliorer si on établissait dans le pays des étalons de belle race ^ à la place de ceux qu^on y tient ; on pourrait augmenter le nombre des élèves s^il était possible d'augmenter le nombre des canaux d'arrosage. L'habitant, comme on l'a déjà dit, ferait des prés nouveaux, il aurait plus de fourrages, il nourrirait plus de bélaîL Un moyen sûr encore pour cette augmentation , ce serait la diminution du prix du seL Ce moyen est d'autant plus frappant pour Embrun que la vallée de Barcelonnette , qui n est qu'à deux pas , nourrit une quantité consiuérable de menu bétail ; cependant elle nV aucun avantage pour ses pâturages sur TEmbrunais , mais elle a celui que le sel ne lui coûte que s s. 6 d. la livre.
16. Il n'y a point dans le pays d'artiste vétérinaire ni de maréchaux experts. Les maréchaux ne savent que ferrer les chevaux.
17. Les habitante ne sont que cultivateurs. Il n'y a^ dans le pays, ni commerce, ni fabrique, ni objet d'industrie. Les communautés voisines élèvent un assez grand nombre de menu bétail , ainsi que des brebis ou des moutons; elles en élèveraient davantage si 1m laines étaient travaillées dans le pays et en augmentaient le ph>dnit; on pourrait, sans une bien grande dépense » établir à
Embrun une fabrique de bas , de bonnets et même d'ëtoffes de laine. Il serait aisé et peu coûteux de les exporter dans la Provence. Ces manufactures donneraient de l'occupation à nombre de personnes qui, n'ayant rien à faire pendant l'hiver, manquent de pain parce qu'elles manquent de travail.
Les habitants tirent les cuirs nécessaires à leurs usages des provinces voisines. Ils les payent fort cher. On pourrait fort aisément y établir des tanneries ; il y a aux portes de la ville d'Embrun des endroits très propres à cela ; les peaux qu'on exporte ailleurs, parce qu'il n'y a point de tanneries dans l'Embrunais , seraient ouvrées sur place.
On pourrait encore, si les moyens de découvrir la mine de charbon de pierre qui est sur le sol de la communauté de Saint- André, dont on a parlé ci-devant, établir à peu de frais des fabriques en poterie, en fer, etc.
Il est d'autant plus nécessaire d'aider à ce pays pour qu'il se procure des objets d'industrie ou de commerce que , depuis environ vingt ans, il n'a presque pas eu de garnison; c'était la seule ressource qu'eût l'habitant pour vendre ses denrées , pour se procurer de l'argent pour payer ses chaînes, pour se procurer les choses de première nécessité. Ces ressources de la garnison ayant manqué, depuis cette époque l'habitant est devenu pauvre; beaucoup se sont expatriés; la plupart de ceux qui restent ne peuvent subvenir à payer leurs charges; ils sont écrasés par une foule de brigadiers et cependant il est dû des sommes considérables au receveur de l'élection.
18. La forme du régime municipal d'Embrun est conforme à celle du dernier édit; il est composé d'un maire, de deux échevins, de six conseillers et de huit notables.
19. La ville d'Embrun n'a aucun revenu patrimonial. Ses charges locales montent à /i,ooo livres, non compris 1,700 livres pour l'entretien des digues contre la Durance^'^ On a cessé depuis
^^) Les charges locales de la ville d*Embrim, en ^789 el 1790, sont exactement di ^1,569 livres (Ordonnances des 90 novembre 1788 et 10 décembre 1789) : Logement des curés, 180 livres; entretien de^ fontaines, ] 00 livres ; gages du secrétaire-greffier, Ao livres; gages du maître d*école, 100 livres; gages du garde-bois, a /i livres; gages du garde-vignes, 70 livres; gages du valet de vÙle, 96 livres;
gages du sonneur, 3o livres; gages du ramoneur des cheminées , 1 35 fîvres ; réparations aux anciennes digues, 5oo livres ; réparations aux nouvelles , 1 ,9 00 livres; cas imprévus (arrêt du Conseil do 1787)1 3oo livres: 3/5 des gages des gardes de la forôt de (rSaluce" (indivise avec Saint^André el Saint- Sauveur), 96 livres; gages de Taccoucheuse, 9a livres; fournitures de bureau, ùh livres; «rpour la bénédiction
quelques années de continuer cette construction des digues, parce que, pour faire les premières, la communauté avait contracté plusieurs dettes qu'on est obligé de payer ; qu elle y a consommé un fonds de 9,000 livres qu'elle avait pour payer les premiers quartiers de la taille , qu'il serait très essentiel de recouvrer, par l'avantage qu'il procurerait à l'habitant de n'être tenu de payer sa taille qu'après sa récolte perçue. Elle n'avait d'autres dettes que celles dont on vient de parler; elles sont à peu de chose près finies de payer.
21. Les comptes des collecteurs ont été rendus jusques et y compris ceux de lySS; ceux des anilées postérieures ne l'ont pas été, parce que les administrateurs actuels ont été obligés d'entendre ceux depuis 1779 compris jusques et inclus ceux de 1785, et on s'occupe du jugement des comptes des années suivantes.
23. Il y a un hôpital fondé à Embrun qui, non compris la 3â% avait environ 1 1,000 livres de revenu en terres ou en rentes sur le Roi. Ce revenu a diminué de beaucoup, parce que, depuis quelques années, on a été obligé de prendre sur les capitaux pour fournir à des constructions qu'on a été obligé de faire; parce que« par rapport aux mauvaises récoltes, au manque de garnison, à l'excès des charges, le nombre des misérables s'est accru, depuis plusieurs années; qu'il a fallu, de même, prendre sur les capitaux pour les secourir. A l'égard de la â4% d'après les informations prises, il n'est payé à l'hôpital que 3 charges de blé, quantité qui est infiniment au-dessous de celle qui lui reviendrait, et 5 charges do vendange, tandis que la dîme est prise sur au moins 10,000 charges à la cote 3 0^
Cet hôpital est administré, en suite de lettres patentes, par un bureau composé d'environ so administrateurs, présidés par M. l'Archevêque, en son absence par un de MM. ses grands vicaires, les curés des trois paroisses ; les officiers de justice et les officiers municipaux sont aoministrateurs de droit, les autres sont électifs.
du Lacn (de la montagne de Saint- Giiillaume), 3o livres; réparations aux aqueducs «rpour conduire les eaux hors de la ville» , 1 60 ; «rmaniement de MM. les maire et échevinsT», 100 livres; gages du garde champêtre, a 00 livres; tr logement et ustensiles du gouverneur t», 35o livres; logement et ustensiles (tdu lieutenant du Roi et major », 5oo livres; crpour le casernement de la brigade de
ia maréchaussée», aïo livres; «pour le droit de chaperon» , 36 livres; «pour le mis au net du rôle de copitation et du don gratuit», 98 livres; logement du garde d*aptillerie , 96 livres. — En 1791, la plupart de ces derniers articles disparaissent et le total des charges lorries est réduit à 3,906 1. 10 s. (Ordonnance du a6 janvier 1791.) G 107, f a5.
i70 ÉLECTION OR GAP.
Il y a uil collège, folldë h Embruii pOli^ 1^5iiiëigtl«iilêitl iëê belles^tettres^ cèmposé d'un prineipal, a un idtis-pPiticipidj d'tm préfet et de sept professeurs. Il est administré par lUl bureau eottt^ posé de 6 personnes, présidé par M. l'ArdlieTéque ', cet établissement, fort utile, et même d'absolue nécessité pour le ^ttys, a pet^du beaucoup de ses revenus par l'auginentatiob des pottioûé conghilfll. Il est impossible qu'il puisse se soutenir^ êi TAdminiitratidn ne vient à son secours et ne lui procuré des indemnités. Il est, d^ail-*leurs, le seul établissement dans ce genre pour le Haut-Dauphitté et la Haute-Provence ; sa nécessité a été reconnue dans tous les temps, tfeniri IV, dans ses lettres patentes du mois de février 1606, dit qu'aucun collège n est aussi nécessaire dans son royaume que celui d^Ëmbrun.
2 à. Le parcellaire de la communauté d*Embrun a été fait en 1 696 ^^\ Il est en assez bon état, ainsi que les coursiers. Ses titres sont déposés dans deà ari^bivêi fermées par deux clefs gardées par deux offlctets municipaux; il en a ét^ fait un inventaire en 1774 ^^K
Signé : LsvBStE, maire ^ Boutbb D.^ éehevin^ Davin, éehMn, DioQ0B, nouAte, Blenq cadet, notoèfe.
ÉOURRES.
Arrondissement de Gap, canton de Ribiers, commune; 980 mètres d*altîttide; à 83 kilomètres oe Gap; superGcie en hectares, 9,6(7; habitants, qSo.
Messieurs,
En répondant aux questions jointes à la lettre que tous ave^ eu la bonté de nous adresser, en date du 98 février, et qui ne nous a cependant été rendue que le 3 du courant ^'^ ndus avons l'honneur de vous observer :
1 . Que le territoire de cette communauté peut avoir a lieues
(^) Les cadastres d'Embrtiti Fotli, t*ii 1774 & iT)^\ fjtknû ih-ftyilo, 989 ar-
réaiité, biett plus anckHiS et rémorileAt licles distihcts. — Stii' k sitiinUott ^
k ih%i. Ils foftkieiit utié belle colleetion nérale des aithives cbitiiiltaiiâlês d*Ein-
de ih Yolumes in-rolîd, ddtit on trou- brun en 1886, rolr l^i)tàà'Vtlrbmut du
ve#a rémimération dans la /.îifa dëi CtMàétt généal déé HàUM-AffH, ëoùt
«Retéfià câAîittHy déjà citée, p. 5. i88<;f; p. 1 35-1 36.
Rédigé par Joseph Dongois^ de (*) Mois de Étéi 1^89.
ÉObAtttS. 171
de cirebhMreneë ^ èti iiuivatit là ligne horûontsle des iHimtagfiea qui TëtiVlronnent^ et qui m fofit la réparation. Elle est divisée en trois parties^ c^eSt-^à-Klire lo chef-^lieu ou la paroisse (^), et deux petits hameaux dont l'oil eM à la distance de trois quarts de lieue des autres <^^
2. La communauté est composté dé loo familles, qiil, Tùnc comportant l'autre ^ forment une population de 800 personnes ^^).
3. Il n'y a aucun mëdeciu hl chirurgien dans là éOtUtnUhaUté; eii cas de besoin , tOUt son récouni est à un chfarifgiëh qui sert à tout lé voisinage et qui fait sa résidence au lieu de Lachau , à une lieue d'ici.
à. Nous n'avons aucune accoucheuse en titre et qUi SOit par conséquent instruite; une paUvTe veuve eU fait les fonctions ordi-^ nairemënt.
5« Cette communauté se trouvant enclavée dans des montagnes assez hautes^ les habitants respirent un air trop concentré, ce qui, vraisemblablement^ est la cause que les maladies épidémiques y sont fréquentes. Quant à l'inoculation de la petite vérole, nous en ignorons l'usage et nous laissons, dans cette occasion, agir h\ nature.
6. Notre façon de bâtir est de nous servir de la pierre, de la chaux et de la terre graveleuse, n''y ayant point de saMe sur les lieux ni dans là proximité, ce qui est cause que les murs tombent bientôt en Hiine, si l'on n'a soin de lesl*ecrépir Souvent. Les bfttiments étaient, il n'y a pas longtemps ^ presque tous couverts en paille, mais depuis que le Roi a bien voulu accorder quelque encouragettient h ceux qui les feraient recouvrir en tuiles ^ la plupart des habitants ont pris ce parti; cependant tous les grangeages sont encore couverts en paille. Il n'y a aucune carrière de lauses, ni d'ardotses encore moins; l'on ne se sert que des tuiles « qu'on est obligé d'aller acheter à une lieue d'ici, par de très mauvais chemins, au prix de 5 livres le cent, ou la toise de couvert, prises sur la fabrique.
^'' Cette paroia^, sous lo titre de Damiatis, les Peyros, Roiigaousl! (pa-
saînt Etienne, était de la dépendance roisse depuis le 7 août 18/17), '^ 'thé-
Ail prieuré do Larhau (Draine), qui roii, les Vilteties. pâfltgéàil la dtrtle d'Éouitei avec le ^'^ Ce iMmbre parait daiiéré. Le
rnté. 8 brumaire in v, les habitants aÉourro^
(*) En réalité, les hameaux d'Éourres sont 5o9 seulement. (Arth. desUautes- •ontpius nombreux: la Ceylonne, les Alpes, L 553.)
7. Le terroir de cette communauté, étant adossé à des montagnes de chaque côté, est tout penchant, sans cesse exposé aux ravins, est d'un sol de peu de valeur. En général, il est partout caillouteux et ne produit , dans les hauteurs , que des bruyères et des lavandes. Le bas-fond, par la force des amendements , est d'un meilleur rapport, quoique également rocailleux.
8. La récolte qu'on y perçoit, en grains, consiste à du froment dans les fonds situés à Tentour des hameaux , du seigle , épeautre et avoine; dans les autres quartiers, les champs et les prairies sont complantés de noyers, pommiers et poiriers, mais dont le rapport varie souvent par l'intempérie de l'air.
9. Si la communauté n'était pas si accablée à% charges, les productions de son territoire seraient assez suffisantes pour la nourriture et l'entretien de ses habitants, année commune; mais la plupart, pour satisfaire aux subsides, aux droits excessifs du seigneur, et aux dtmes ecclésiastiques, sont obligés de vendre leurs meilleures denrées et de ne se nourrir, pendant toute l'année, que du pain d'épeautre, des pommes de terre blanches et de la bouillie de farine faite des ailiers ou ers et d'autres légumes grossiers.
10. Dans les années de disette, chacun fait comme il peut; les uns s'expatrient pendant plusieurs mois, pour gagner leur vie et procurer quelques petils secours à leur famille; ceux qui ont des moyens achètent du blé chez les fermiers du voisinage.
1 1 . Par la même raison des charges exorbitantes qui absorbent tout, la communauté n'a que très peu ou point du tout de productions surabondantes; elles se bornent, pour ainsi dire, toutes à quelques mesures d'avoine , que les habitants vont vendre à Sisteron , où se tiennent les marchés les plus à portée, et encore n'est-ce qu'avec des peines extrêmes, étant obligés de marcher, en hiver, pendant deux nuits et un jour, pour faire le* voyage, en conduisant leurs ânes par des chemins montueux, scabreux et raboteux.
12. Les bois sont, en général, en mauvais état, et on a bien de la peine à s'en procurer pour le chauffage, tant par l'éloignement que par la difficulté des chemins.
13. Les communes de la communauté sont des landes, hermes et terres gasles, desquelles chaque habitant peut défricher ce que bon lui semble, mais qui sont d'un si faible rapport, par la mauvaise qualité du sol, qu'on est bientôt obligé de les abandonner.
EOURRES. 173
1&. La communauté n'a, pour toutes rivières, que les petits ruisseaux qui coulent au fond des vallées, et dont Teau est à peine suffisante, en été, pour arroser les prairies qui les bordent de chaque côté, mais qui deviennent quelquefois ae rapides torrents, par l'écoulement des eaux pluviales, et emportent non seulement les terres riveraines, mais encore tout l'engrais qu'on a mis aux fonds supérieurs, qui, comme on la observé, sont tous très penchants, sans pouvoir y mettre aucun obstacle.
15. Le territoire de cette communauté, comme étant tout montagneux, serait susceptible d'un assez grand nombre de menu bétail, surtout en été; maid les facultés des habitants étant extrêmement minces, ils ne peuvent en tenir que pour avoir un peu de laitage. Cette nécessité les a même forcés à tenir quelques chèvres, dont le lait est plus abondant. En l'état, il peut y avoir dans le lieu environ qo trenteniers de menu bétail et 60 paires de bœufs ou vaches pour le labourage.
16. Nous sommes dépourvus de tout secours dans les maladies des bestiaux; les maréchaux du lieu et des environs se bornent à savoir bien ou mal ferrer et raccommoder les outils qui servent à l'agriculture.
17. L'on n'aperçoit ici aucun moyen d'industrie ni de commerce; les débouchés sont trop difficiles et trop éloignés, et l'exportation des grains, denrées et autres marchandises, devient impraticable encore par la difficulté des chemins.
18. La communauté est gouvernée par deux consuls, qui ont l'administration de toutes les affaires qui la concernent, et qu'on renouvelle tous les ans, et par un châtelain, qui autorise les assemblées.