Elle ne jouit absolument d'aucun revenu quelconque
20. Elle est obligée, chaque année, en suite d'une permission préalablement obtenue de M^ l'Intendant, d'imposer avec le rôle des tailles, les charges locales , qui consistent aux réparations des ouvrages publics, tels que la maison de Dieu ou l'église, celle du curé, la maison commune, la fontaine publique, et, aux dettes de la communauté, qui consistent aux gage$ d'un garde champêtre, d'un mattre d'école, d'une sage-femme, d'un sonneur de cloches, honoraires d'un ch&telain , consuls, auditeurs de comptes, les droits du collecteur, d'une pension féodale due au seigneur, droit de pied fourchié, logement de la brigade de maréchaussée établie à Serres,
ÉLECTION tHR GAP.
frais de voypge des députés, etc., toutes l«squfdiiB§ choses soumettent ia commuDAuté a une somme considérwie ^^\
21. I^es compt9s des collecteurs oot été rendus réguPrement, chaque année , ^insi que içeux des consuls.
2 2. Les revenus des pauvres ne consistent qu'à 33 panaux de blé, provenant de la vingt-qqatrième ; la distribution s'en fait, chaque année, par les consuls, de l'autorité du prieur-curé ^'' et sur un état de répartition par lui visé*
^23. Il n'y a point d'hôpital établi dans le lieu; le^ fondations sopt toutes au proiit du curé , au moyen de quelques messes qu'il est tenu de dire.
24* Le livre terrier ou parcellaire de la communauté 9 été fait en 1795^'); il est encore en assez bon état, mais le coursier sur lequel on est d usage de faire les chargements et déchargements , dans les différentes mutations qui se font par las ventes, et duquel on se sert pour procéder à la répartition de toutes les charges, est entièrement hors de service, et tombe par lambeauj^; toutes les feuilles sont déchirées ou pourries , et l'écriture remplie de ratures et d'ppostilles , enfin c'est un vrai papephard, et il est de nécessité abisolue qii'il soit recopié et n|is au net, en attendant qu'on puisse faire renouveler les terriers , ce qui ne serait pas moins nécessaire , parce que la nature du sol a changé dans la plupart des fonds, les uns ayant amélioré et les autres dépéri. Quant aux papiers et titres de ia epmmunauté , ils sont renfermés et conservés dans un coffre déposé k ia maison commune, fermant è trois serpufes 4e façon différente , dont les clefs sont confiées , l'une entre les mains du châtelain, une autre entre celles des consuls, et ia troisième en celles du greffier de la communauté ^^K
Etant bien aises de profiter d'une commodité qui se présente à propos, pour faire passer la présente à Gap, nous nVons pu
(I) Le total d<$8 charges locales d'Éourres, en 1789, est de 308 1. 1 s. (Ordonnance du 9 janvier 1790) : onlyretien de Téglise, 1^ livres; entretien de I9 inaiaon commune, i3 lilres; entretien des fontaines , 1 3 livres ; entretien des ponts et passeroUes, 1 a Uvresi gages 4a wd^ cli^n^tre , Ço livr^ ; droits du pied fonrché , 1 9 livres; gages delà sagefemme, 13 livres; pension dn marquis
du Muy, 60 livres, etc. — En 1790, io total desdites charges est de 8S9 1. 5 s. , dont 100 livres pour fo inaftre d*écoW.
t*) Dominique Mauduoch^i 780-t 79 A.
<» Grand in-folio de S78 feuillets.
(*) Sur la situation des archives d'I^ourres en 1891, voir Procèt-verbaux du Conteil général dê$ Haute$-Aîpe9 , août 1893, p. iS5.
réfB^à^e qm tfès siKseiiiei^meqt i vos questions , Mmsieurs , naus aurons soin de vous faire parvenir nos représentations, étant pleirnement persuadés qu'elles auront toujours auprèp de vous IVccès le plus favorable.
Nous avons l'honneur d'être , avec toute la confiance et le respect poiwbito, Messîeiirs, vos très kambles et très obéissants serviteurs.
Les officiers municipaux de la communauté d'Eourres.
Sigpé: Gabiibl, ehétdam, Aubbrt, cannUy J.-M. Ablières, eomul.