‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 67 sur 219 · Ils ont été rendus exactement chaque année · texte numérisé non relu

Ils ont été rendus exactement chaque année

22. Les pauvres n'ont d'autres revenus que la vingt-quatrième, qui est fixée è 6o livres.

23. 11 n'y a aucune fondation d'hôpitaux (^) ni d'éducation publique ; les écoliers payent leur maître d'école.

2 A. Il a été fait en l'joà^^^; il serait très nécessaire de le

(^) Le total des charges locales d^Ey-

Sliers et Mont-Dauphin, en 17Q9, est e tt'jhh 1. 6 a. 8 d., et conforme au dëlail qui précède. (Ordonnance du 1" décembre 1789.) Dans ce total, Tabonnement de la dtme figure pour i,56o]. 6 s. 8 d. — En 1791, le total des chaînes ioealea eat réduit à ^09 livret, savoir : entretien de Tégiise, s 5 livres; entretien de la maiion cornmane, 11 livrea; gages du secrétairegreffier, 94 livres) gages du maître

d*éco]e, 80 livres; gages du gardo-bois, 19 livres; gages du sonneur, 19 livres; port de lettres et paquets, ho livres; créance du sieur Albert, 3o livres; frais de bureau, is livret; traitement du receveur de la communauté, 169 livres.

(') A Monl>Dauphin , un hôpital en 1785-1791*

^^) Par Honoré Reynier, « marchand de Seyneyv (Basses-Alpes), et Antoine Gilly, consul d'Eygiiers; in<4bi* de 3ft8 feuillets.

refaire, i^ parce qu'il a été mal entretenu; s^ parce que plusieurs parties du teiTain ont été prises par les ravins, d'autres par la grandVoute, d'autres par les chemins pour l'établissement des carrières de Mont-Dauphin ; d'autres pour les chemins pour parvenir aux [communautés]. Toutes ces différentes parties de chemins [se montent à] lo livres de cadastre, dont les proprié[taires] ont toujours payé la taille et charges d[e la communauté]. Les p[apiers et titre] s de la communauté sont dans les a[rchives de la] communauté de Saint-Crépin, quoique Ey [gliersait] été séparé d'icelle f)ourétre réuni à c[eliej de Mont-Dauphin. Les bois el pâturages et es montagnes sont communs et Saint-Grépin a conservé les titres dans ses archives ^^^

La communauté croirait être en droit d'en demander une ampliation à celle de Saint-Grépin.

Observations. — La communauté, conjointement avec celle de * Saint-Grépin, entretient une partie du chemin qui conduit au Queyras, sur une étendue de plus d'une demi-lieue, qui [est] traversé par plusieurs ravins qui occupent les habitants des communautés une fois et quelquefois plusieurs fois dans chaque mois^^^. Ces communautés entretiennent encore deux ponts sur la rivière du Guil , qui coûtent chaque fois qu'il les faut refaire 3oo livres chacun.

Avant l'incursion des ennemis de l'Etat, la communauté avait un canal d'arrosage dont les eaux venaient du ruisseau de Prareboul. Ge canal avait environ deux lieues d'étendue traversant les bois et les montagnes. La destruction des bois a causé de fréquents ravins qui ont intercepté le canal; il leur a été impossible jusqu'ici de le rétabUr en entier; ils l'ont entrepris il y a quelques années ; ils y ont employé des fonds qui y avaient été destinés de l'autorité de M. l'Intendant. Ils ne peuvent d'eux-mêmes perfectionner cet ouvrage; ils espèrent obtenir des secours de la Province, c'est l'unique moyen de vivifier une communauté qui languit depuis longtemps.

Il n'y a dans le pays que quelques petites fontaines, qui, souvent, tarissent pendant l'été; aucune ne suffit pour l'arrosage du

^*î Sur la situation des archives d'Ey- W Voir, sur ce sujet, les nombreux

gKere en 1790, voir Proc€$-verbaux du documents, du xu* au xix* siècle, ana-

Comeil général des HaïUet-Alpes , aoiil lysés dans VInventairê tommairedeg Ar-

1891, p. 139; — el sur celle des ar- chives de Guilleitre. Gap, 1906, in-4'

chives de Mont-Dauphin , ibidem , p. 1 /i 1 . de cxxiv-5 1 9 pages et carte.

moindre jardin. Le bien de la communauté exigerait une municipalité.

Le 30 mars 1789.

Signé : J. Qcbtiias, conml, Izoard, constd, J. Girard, conml, Bonardel-Argentt, Laurent Martin, Brdn, Duffour, secrétaire.

EY6BIANS OU AYGUIANS.

Arrondissement de Gap, canton de Laragne, commune; 897 mètres d'altitude; à Sa kilomètres de Gap; superficie en hectares, 888; habitants, 189.

Nous soussignés, consuls de la communauté d'Ayguians, pour répondre à la lettre à nous écrite par MM. les Procureurs, syndics des Etats généraux du Dauphiné, en date du 28 février 1789, signée : Falquet-Travail :

1. Le terroir d'Aiguians a environ une demi-lieue du levant au couchant, un quart du midi au septentrion; elle est composée d'un village, situé sur une colline, et 1 q grangers et 1 9 au village, faisant en tout ^U^^\ dont i5 dans la misère, et pas k qui soien[t] en état de supporter les charges, tant royales que négociales ou seigneuriales.

2. Il y a en tout, tant hommes que femmes ou enfants, environ 80 personnes.

3. Il n'y a ni médecin, ni chirurgien, ni accoucheuse sur le lieu, qu'à Serres, d'où il y a deux lieues.

â. La manière de bâtir est en plâtre et pierre brute; il est [usuel de] couvrir en tuiles; le prix est de 7 livres la toise; il n'y a d'autre moyen pour couvrir les maisons.

5. Le terroir est en général très mauvais et en ruines par la quantité des ravins, attendu que ce qui est en plaine se trouve un mauvais sol que l'eau emporte très facilement; ce qui se trouve situé sur le roc est si mauvais que l'on a peine à cultiver.

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