‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 72 sur 219 · Nature du sol. — Il est en général léger et sablonneux · texte numérisé non relu

Nature du sol. — Il est en général léger et sablonneux

8. L'habitant perçoit, dans le terroir, du blé, du vin, du foin, du chanvre, des noix, des amandes, des poires, des pommes, des prunes, du jardinage et quelques grains transaux, comme le blé noir, ers, lentilles, orge, épeautre, avoine el autres menus grains; mais ces différentes sortes de perceptions sont très minimes, attendu la maigreur du terroir. Les arbres fruitiers y prospèrent assez, lorsqu'ils ne sont point atteints de la gelée, ce qui arrive très souvent; tels sont les amandiers, les noyers, les poiriers, les pommiers et pruniers.

9. Le terroir de Gap fournit à peu près la moitié des grains nécessaires a la consommation des habitants, qui se nourrissent, en général , de blé méteil , composé de deux grains de seigle sur un de froment; les vignes du terroir donnent les trois quarts de la consommation; on y élève peu de bestiaux à laine, et celte partie de nourriture vient presque en entier des communautés voisines.

1 0. Le déficit du blé nécessaire à la ville se tire du Champsaur, Veynes et autres lieux circonvoisins.

1 1. Productions surabondantes. — Il n'y en a point. La ville a quatre foires, savoir : le i*"" mai, le 1 1 novembre, le jour de la Saint-Martin, l'avant dernier lundi de carnaval et le \ 8 septembre.

12. 11 n'y a aucune forêt dans la communauté, mais on y trouve quelques bois taillis, appartenant à différents particuliers; le bois est conséquemment très cher el nous est apporté des communautés voisines.

13. La ville n'a d'autres communes que les montagnes de Bayard et Glaise, qui fournissent des pâturages, dont le produit est affermé i,â00 livres par an, et on ne croit pas qu'il soit possible d'en tirer un meilleur parti.

14. Nous n'avons aucune rivière ainsi proprement nonmiée, mais plusieurs torrents qui sont : la Luye, le Buson, la Bonne, le Turrelet, le Rieu-Zezal, le Rieu-Tort, Malecombe, Résines et autres; le sol du terroir est sablonneux et a peu de profondeur; les eaux fort rongeantes, à l'exception de celles du canal d'Ancelle, que les propriétaires des fonds de Villarobert se sont procurées à grands frais, mais qui sont peu abondantes dans l'été; en sorte qu'il n'y a

que peu de particuliers qui puissent en profiter. On pourrait s'en procurer un plus grand volume, en faisant un canal pour y conduire le Drac. Les torrents ci-dessus font souvent des ravages aux riverains, qu'on pourrait prévenir par le moyen de digues et alignements.

15. On élève peu de bestiaux à laine dans la communauté; pour ce qui est du gros bétail, il consiste à environ 3oo paires de bœufs, vaches ou mulets, qui sont à un prix excessif, à cause de la rareté de l'espèce, qui provient de ce que l'on en élève peu, et si le Gouvernement ne prend pas les mesures nécessaires h cet égard, il est à craindre qu'elle manque.

16. Nous n'avons que deux artistes vétérinaires, qui sont les sieurs Ghéradame et Arnoux.

17. Il n'y a dans la ville aucune branche de commerce, ni aucune industrie, aussi ne cesse-t-on d'y voir des malheureux pendant l'hiver, parce qu'ils n'ont aucune ressource pour subsister. Le moyen le plus sûr d'extirper la mendicité de ce pays, serait d'encom'ager une petite manufacture d'étoffes à laine, qui s'est établie depuis quelques années, mais qui, faute de secours, est sur le point de tomber. Il serait aussi à propos d'en éfablir de nouvelles et de proportionner la gratification qui leur serait accordée au nombre de bras que les entrepreneurs emploieraient dans leurs ateliers. Un autre moyen d'amélioration, bien important, serait d'amener, dans le terroir de la ville, les eaux du Drac, qu'on peut aisément dériver à Champoléon; cette entreprise, d'après le calcul qu'on en a fait, n'excéderait pas 5oo,ooo livres et pourrait être utile à nombre de communautés telles que la Rochette, Romctte, Gap, Neffes et Tallard^*^. Il serait encore avantageux de faire parachever les casernes, dont la ville a déjà fait les fonds cl dont elle a payé le montant aux adjudicataires, sans avoir pu les obliger à rempHr leurs engagements et à perfectionner cet édifice, à cause de l'autorité intendantielle qui les protégeait. La ville a le plus grand intérêt de voir perfectionner cet édifice, qui lui a coûté inutilement des sommes immenses, et, s'il pouvait être utile à la Province, soit pour l'entrepôt des grains ou fournitures militaires, pour manufactures, dépôt de mendicité ou autres objets, elle lui en ferait volontiers l'abandon, la communauté n'étant pas en état de faire la

(^) Le canal du Drac, déclaré d'uli- i863, a été livré aux arrosants du lité publique par décret du ii avril bassin de Gap en 1886.

dépense nécessaire pour ie perfectionner. On observe cependant qu'un seul pavillon de ce bâtiment, mis en état, suffirait pour loger s 00 hommes et pourrait encore servir de caserne aux cavaliers de maréchaussée, qui sont à présent sur le compte de la ville.

18. La forme et le régime municipal est celui ordonné par l'édit et déclaration du Roi en l'année 1766; la municipalité est composée d'un maire, de quatre échevins, un syndic-receveur, un secrétaire, six conseillers et quatorze notables.

19. Les revenus de la ville consistent à une modique somme de 3,1 &8 livres, qui procèdent, savoir : 35i livres 5 sois pour rente due à la ville sur les États de Bretagne; 96 livres pour peasion ou rente due à la ville sur les États du Roi, déduction faite» sur ces deux parties de rente, des droits de conunission et de port; 1,3 00 livres pour prix de ferme des montagnes de Bayard et Glaise, affermées par acte du 6 mai 1787; 81 livres pour prix de ferme que la ville est autorisée de lever et percevoir sur la place Saint-Étienne, affermée par acte du s mars 1778; 1 3o livres pour prix de ferme de l'herbe qui croit dans l'enceinte des casernes, affermée par délibération du 5 mai 1788; 700 livres en reste de celle de 3,3oo livres, montant du prix de la rêve affermée par acte du 1* janvier 1786, le surplus de ladite ferme, qui arrive, conune nous avons déjà dit à 3,3 00 livres, sert pour acquitter le don gratuit, qui est de semblable somme, et enfin, 600 livres pour prix de ferme des censés et droits seigneuriaux appartenant à la ville, également affermée par le susdit acte du 1^ janvier 1786, laquelle somme de 3,i&8 livres est portée dans le rôle de taille par la ville, en dédpction de ses charges.

20. Les charges locales de la communauté arrivent annuellement à 7,967 livres 1 sol, savoir :

Deux cent vingt livres pour les honoraires de MM. les

officiers muoicîpaux, ci 990 L

Cent cinquante livres pour les honoraires du secrétaire , ci. 1 5o Cent quatre vingt-dix livres pour les gages du valet de

ville, compris son habiHement, ci 1 90

Six livres pour les gages du trompette crieur public, ci. 6

Cent cinquante livres pour Tentretien des pompes , ci . . 1 5o

Cent cinquante livres pour Teottelien des fontaines, ci. . i5o Trente livres pour faire monter annuellement Thorloge,

ci 3o

Trente livres pour les accoucheuses publiques, pour

qu'elles servent les pauvres gratis, ci 3o

Treaie-six livres pour faire &dre la visite du vin du terroir, ci 36 1.

Trente livres pour port de lettres ou paquets, ci 3o

Cent soixante livres pour frais de bureau, ci i6o

Trois cents livres pour Tacquittement des charges imposées • à raison des revenus patrimoniaux , foires et marches ,

ou pour Tofficede secrëtaire-greflSer, ci 3oo

Soixante-douze livres pour les gages de deux experts , ci . 79

Vingt-quatre livres poiu* gages de quatre garde-terres des

Meyères et Colombis, ci a&

Deux cents livres pour les garde-terres du terroir, ci. . . . s 00 Cent cinquante livres pour les gages du ramoneur des

cheminées , ci 1 &o

Douze cent quatre-vingt-seize livres pour la régence des classes ou le loyer de la maison où elles se tiennent ,

ci 1,296

Douze cents livres pour dépenses imprévues , telles que les réparations des remparts, pavés, aqueducs, ponts

de la ville, procès et autres, ci 1,900

Mille livres pour frais de recette, péréquation et de compte, ci 1 ,000

Total <») 5,894

Pensiona.

Deux cents livres pour pension due k M. Tévéquc, ci . 900 1. o s. Cent livres pour pension due à MM. du chapitre , ci . 100 o Cinq cents livres pour pension due à MM. de Tuni- '

versité [de la cathédrale], ci 5oo 0

Quatre-vingt quatre livres pour celle due au prieur

de Saint- Arey, ci 84 o

Vingt-deux livres quatre sols pour ceHe due aux

Pères Dominicains, ci 99 &

Trente-deux livres dix-sept sols aux Dames religieuses

de Sainte-Ursule, ci 39 17

Trois cent cinquante livres pour cdle due à Thôpital

Sainte-Glaii'e, ci 35o o

Total 1^389 1

^') L'étal exact des charges locales de Gap en 1789 et 1790 n'est pas connu.

Celui de 1791 s'élève k peu près au chiffre marqué id, soit i 5,39a 1. (Autorisation du 91 ocL 1791) : Entretien des fontaines, i5o L; gages du secrétaire-greffier, 5oo; gages des maitres d^école et précepteur, i,5oo; id, des mandeurs ou valets de ville, 33 0; en-

tretien des pompes , 1 5o ; pour les accoucheuses, 3o; frais de bureau, 100; pension à fhôpitai , 35o ; rente du cimetière, 60; pour deux commissaires de police, aaa; dépenses imprévues, a 00; bois du corps de garde et chandelles , 5o ;

Sages du ramoneur, i5o; traitement n collecteur des impositions, i,aoo.

(Cio7,f»33.)

Loyers au renies.

Six œnl quatre-vingt-quatre livres à M. le Gouveroeur, pour son logement, suivant la décision de Sa Majesté, le ao février i y/iS , ci 684 L

Cent livres à M. le Major pour son logement, ci. loo

Trente livres au curé de Saint-André-lès-Gap , également

pour son logement, ci 3o

Trente livres à MM. Bontoux et Ëscallier, aussi cura,

pour le loyer d'uoe écurie, ci 3o

Soixante livides pour la rente du terrain qu'occupe le

cimetière, ci 60

Deux cent trente livres pour la rente de la maison où est

casemée la maréchaussée, ci ... • a3o

Cent cinquante livres pour le logement du sieur sous-ingénieur des ponts et chaussées, ci 1 5o

Total 1,986

21. Les comptes qui restent à rendre sont : la recette des tailles de 1787 et 1788; le collecteur de 1787 doit les rendre au premier jour.

2:2. Les revenus des pauvres se réduisent h ho charges de blé, que M. rÉvéque est obligé, par transaction de i6âs, de délivrer annuellement aux officiers municipaux pour suppléer à une aumône, qu'il était chargé de faire à tout pauvre nécessiteux de la ville, son terroir et paroisse, les dimanche et jeudi de chaque semaine, depuis la fête de t^Tous les Saints» jusquau s /i juin, fête de saint Jean-Baptiste, par transaction antérieure; lequel blé est délivré annuellement aux pauvres, d'après un rôle qui se fait par MM. les Officiers municipaux, en présence de M. TEvêqueet des curés do la ville; et à environ deux charges et une éminc de blé pour la vingt-quatrième de Montalquior et Snint-André-lès-Gap, dont la répartition est également faite ainsi qu'il a été dit cidessus.

23. 11 y a un hôpital sous le titre de Sainte-Claire, dont le revenu est d'environ 3, 000 livres. Il est administré suivant la disposition de l'édit de 1698; plus, une maison de Charité , pour l'éducation des orphelines; son administration est confiée à M. l'Evêque, aux curés et à quelques administrateurs qu'ils choisissent ; son revenu va à peu près à 3,ooo livres. La confrérie des Pénitents fait annuellement une aumône de 600 livres pour soulager les prisonniers et les passants. L'établissement connu sous le nom de la

Miséricorde a un revenu d'environ i,5oo livres, destiné à soulager les pauvres malades qui sont répandus dans la ville, et ce sont des dames pieuses qui sont chargées de son administration.

2 /t. Le parcellaire de la ville date de i5i3, il est très confus, ainsi que ses coursiers, à cause des différentes mutations qui arrivent dans les biens fonds, en sorte qu'il serait de toute nécessité de faire un nouveau coursier pour venir au secours dudit parcellaire; la dépense serait au moins de 5,ooo livres (').

Les papiers de la communauté sont dans des archives, à Tabri de l'injure du feu, fermés sous quatre clefs; ils sont très mal en ordre et auraient besoin d'un arrangement et d'un inventaire raisonné ^'^\ mais cette dépense coûterait au moins s,ooo livres.

Fait et parachevé à Gap, dans l'hôtel de ville, par nous, maire et échevins d'icelle, le 6 avril 1789.

Signé : Marghon, maire, Gurnisb db la Valette, i'"^ éclimn, JouBERT, 2* échmn, Gdion, échevin, Nebon, échevtn.

feuiLLESTRE.

Arrondissement d'Embrun , chef-lieu de canton et commuoe; 1,061 mètiu*; d'altitude; à 63 kilomètres de Gap et ai idlomètres d'Embrun; superficie en hectares, 5,i&i ; habitants, 1,376^^).

RépoMes de la communauté de iruillestre aux différentes questions que lui ont faites MM. les Procureurs généraux^ syndics

«*^ En réalité, les cadastres de. Gap forment nne fort belle collection de 5o volumes in-&** et in-folio, dont on trouvera la description dans la LuU de$ ancietiM cada$tre$, déjà citée, p. 6.

(*) La réorjjanisatioiv et Tinventairc des archives anciennes de la ville de Gap, entrepris il y aura bientôt i5 ans, est en voie d*exécution. Un i*'' volume de rinventaire est en cours d^impression en ce moment (1907). — Sur la situation de ces archives en 1 890 , on pourra consulter les Procèt-verbaux du Conseil

iLKCtlOlf Dl GAP.

général des Hautet-Alpeu , août 1891, p. 1 /io. Voir aussi le tr Projet d'un inventaire sommaire des archives municipales de Gap» par ThUtorien gaponçais Vallon-Corse (1715-1791), dans les Bull.

$oc. d'étud, de$ Haulet-Alpe$ , i885, p. 66-75.

^^^ Consulter notre Inventaire sommaire des Archives de Guillestre, Gap, L.Jean etPeyrot, 1906, in-4*dec\xiv- 5is pages et une carte de Guilleslre et ses environs au 1/100,000 cl en particulier rintroduction.

8i0 ÉLECTION PE GAP.

deê EtaU du Dauphim, par ïmprimi jamt à /a kure du ^8 février dernier.

1 . Le bourg de Guillestre et son territoire , de l'étendue à peu près dune lieue de oiroonfërencet fait le point da réunion des routes de la vallée de Queyras et de celle de Barcelonette ^'). Il eat com*

Îoié du chef-lieu et des hameaux de Brmnoutâe, Pmfre, RifM, IwUgomip Groldwp et le Poni-dâmPierre ou la Mmâon du Roif sur la route du Queyras, ainsi nommée à raison du privilège d'exemption de tailles que le Roi leur a accordé, à condition de prêter secours à tout passant et d'y tenir auberge W.

2. La population de Guillestre est de ^oo personnes, y compris les enfants.

3. Les sieurs Albert, Dalmas et Audouy sont les seuls chirur- , giens dans le lieu et aux environs ^^\ h l'exception du chirurgienmajor de la troupe de Mont-Dauphin.

h. Les acooufiheusHi de oe lieu ne sont que des femmes du com- ^ mun, sans principe», expérience ni eonnaissance.

5. Les épidémies y sont assez fréquentes. La dernière a emporté au moins 5o grands corps. Elle provenait de la mauvaise nourriture ^^K On n'y a pas l'usage ni les connaissances de l'inoculation de la petite vérole.

6. Les maisons y sont très mal bâties et très vieilles, et de la plus grande difficulté d'être garanties de l'ineendie , k raison de leur construetion. Elles l'ont déjà souffert quelquefois , et ta détresse des habitants ne leur a pas permis de se rebâtir conune il eAt été k désirer. Les toits sont en partie d'ardoise , qu'on est obligé d'aller prendre à 9 ou 3 lieues loin ^^\ partie en lauaas et partie en planches. On y a découvert depuis peu une carrière d'ardoise W qui parait de très bonne qualité et assez abondante. Elle donne les meilleures espérances pour le bourg et les environs, dont elle ferait la richesse, si elle était bien découverte et approfondie, aoit à raison de son usage, soit par les ventes qui se feraient dans la contrée. Mais le travailleur est si pauvre qu'il ne se sent pas assez de facul-

(^) Cf. Ifw. cilé, p. Lxix-Lxxx, {*) Qf, /no,, p. ciUi

(*) Le «8 octobre 1755 (/nv., p. xi ^^^ A GUtoauroux (h»,, p, utiii).

et 433 ). Q) hit eiplimie U légepde du t*) Au lieu dit YÂrdoinèr^t tnr U

ptiiagB de Louis XIU en ce lieu , le montagne de Clocher : ce fat Ppcceiioii

98 février 16991 e( doit servir à 1» do-- de louu d^ipâiés avec la connawie de

tniire. SaiaK^Wmeat (/nt., p. iqM, 343*

(^) Cf. Inv. cilë, p. Cl, 7, elCt).

GUILLKSTRE. ili

té» pour rentrepiHiodre Mni un «ecours parliculier, La prix courant de chaque toisQ de cottViirt» flomprif pliDobM at elouii eit da 7 !• 1 o s,

7. Le terroir de GuiUafftre est trèi roiierré, Il est bien oultivë. mais il est de inpuvaiee qualité. Il eal aride et froid » oraiguant la sécheresse, II est, par sa situatiou, en oroie aux rtvins qui arrivent journallemeut de la forât de Ombe-^Ùh^imM qui le domiuf , et le dévastant (^^ motif qui Te fait embauner par le Roi*

8. Les réeoltes de ce pays sont très médiocres. Elles sont en seigle, quelque peu de froment, légumes, pommes de terre et un peu de mauvais vin. Il s'y recueille du fruit, comme poires et pommas- H y a quelques noyers, qui sont plus nuisibles que profitabifs, vu que les froids du pi^ntemps ^lent tous les ans les bourgeons.

9. liCs habitants de ce lieu se pourrisseot très mal. Le misère les réduit k faire un triste mélange de fanne d'avoiue avec celle de seigle pour du pain i afin de pouvoir arriver à la récolte. Leur

principde nournture est des choux , des raves i pommes de terre et un peu de légumes. Il y a à peu près égalité, année commune, entre la pareapUon et la eonsommption , sauf les années de disetta«

10. Lorsque la communauté mauauQ de grains, elle s'approvisionne au marché d'Embrun ou bien a ceux du lieu des grains qui

y sont apportés du voisinage.

11. La communauté ne peut faire aucun commerce de ses productions, vu qu'elles sont toutes nécessaires à la subsistance de ses

V habitants. Il y a ici un petit marché, le lundi de chaque semaine en hiver? et trois petites foires d'un jour, annuellement, savoir ; le s* lundi de mai* le i* lundi de juillet et le 3* lundi d'octobre(>).

\ IS. Cette (H)mmunauté est communiste avec celles de Risoul et de Ceillac ^^\ Elle n'a à sa portée que les bois nécessaires k ses foyers. Les incendies essuyés dans le bourg ont rendu les bois de

charpente sireres que les nabitants, qui veulent se b&tiri ont peine

d'en trouver.

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