‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 73 sur 219 · Guillestre n'a d'autres pâturages que ceux des montagnes · texte numérisé non relu

Guillestre n'a d'autres pâturages que ceux des montagnes

<^> eu ^o p*Mvii i5ff, 9k>* omsare mn très fétUe (/w9.i p, uft-

^^ AatiaCwscetiiivtra^fqîirQiiivai^l vu, So, |38),

le gmaib importaiMM, «I «Uei on Onl ^^^ Inv,, p. Lxv-vii, «99 , oie.

de Valbelleei Cugulet, indivis avec la communauté de Risoul, où les bœufs des deux communautés paissent en été ^^\

là. Le terroir de Guillestre, bordé au couchant par la rivière du Guil, sous le Mont-Dauphin, et traversé par les torrents de Chagne et de Rif-Bel, est annuellement la victime des irruptions et des débordements de ces deux derniers. Ils croissent prodigieusement à la fonte des neiges ou à la moindre pluie, et ils font des ravages étonnants dans le plus précieux du terroir. Ils ne pourraient être contenus que par quelques digues, qu'il serait très important de faire à certains endroits du rivage ^'^K Celui du Rif-Bel fournit à l'arrosage du terroir; mais à la moindre sécheresse il manque d'eau. Et cette eau est très froide, même dans les plus grandes chaleurs de l'été, et par conséquent funeste aux récoltes qu'elle arrose; ce qui fait que les prés ne durent ici que quatre à cinq ans. . L'eau de Chagne est infiniment plus douce, plus chaude et plus propre à l'arrosage; mais sa situation inférieure ne nous permet pas de nous en servir. Les canaux sont d'un entretien très coûteux ^^^, et un éboulement survenu cet hiver coûtera au moins 800 livres pour le réparer ^*l

15. La communauté a si peu de fourrages qu'elle nourrit à peine environ i5o bœufs, 100 mulets ou bourriques et environ 3oo bêtes d'avérage. Elle ne peut même pas espérer de pouvoir en nourrir davantage. La qualité serait infiniment supérieure si le sel élait à meilleur marché, parce qu'on en donnerait plus souvent aux bestiaux.

16. On ne connaît, dans ce lieu ni aux environs, aucun artiste vélrrinain* ni maréchal expert.

17. Coite communauté ne fait aucun commerce; deux ou trois parliculiors seulement ont boutique ouverte pour Tusuel et le nécessaire do l'habitant. Il pourrait facilement s'y établir des fabriques et dos papeteries, à raison des eaux douces qu'il y a^'^^

('^ /«r.,p. Lxvii, 87, Q^6, olr.

t-) !nv., p. \Gv, a65, 988.

^^'^ //it. , p. xc?.

W En 1875, Guillestre a ét« dote dW canal qui parait donner satisfaction aux hosoinsdos habitants, te catial Salva, ainsi appela du nom de son principal auteur, qui a dérivé, par des travaux d'art considérables, sur le plateau de Guillestre, les eaux du torrent de Ceillac (Inv., ). c).

t*î Du xiv* au xvi' siècle, il y avait près de Guillestre, dans la Combe ou Gorge du Queyras, àesjusiwi oa hauts fourneaux pour rcxploitatton du fer, dont il existe encore de nombreux vestiges (cf. /nr. , p. xG?ii-viii). L*industric du marbre di Guillestre ou marbre rose est prospcTfi, de même que Texploitation des eaux thermales du Ptan-de- Fazy, qui est appelée à prendre une grande activité (ïnv., p. xcviii).

. GUILLESTRE. 213

18. La municipalité est composée du châtelain, de s consuls et de is conseillers, qu'on nomme annuellement, qui exercent la police et administrent la communauté ^^K On nomme aussi , tous les ans, 6 experts ou prud'hommes pour la vérification et estimation des dommages champêtres et différends entre voisins, pour limites ou autrement. Le conseil municipal homologue leur rapport, et les appels vont directement au Pariement, attendu qu'ils sont autorisés par un règlement de police en 1727, homologué au Parlement en 1738^^^, confirmé par arrêt en 1785.

19. La communauté est sans revenus. Elle n'a ni octrois ni revenus patrimoniaux.

30. Les charges que la communauté paye annuellement s'élèvent à la somme de 10,891 L 19 s. & d..

Savoir :

Taille i*oyale et impositions accessoires ^,807 1. i5 s. o d.

Capitalioa et vingtièmes 9,99^ 7 6

Dettes d'écart 3ii 11 6

Taille négociaie ^^^ 8,7 1 o 1 a o

Portion ae Tauditoire des prisons du bailliage d'Embrun, en total 8o3 livres; ci, pour

un an, le liei*8 367 i3 k

Total 10,891 19 4

('^ Voir, sur l*organisalion municipale de Guiliestro , les pagps lviu-liciv do Y Inventaire, et la iisle dos consuls, à partir de lagG, p. cxvii-cxxii.

W /ft»., p. 355-356, FF()î^.

(3) Total exact des charges locales au-' torisées le 6 février 1789, et pour celto année, dont voici le détail : logemonl du vicaire, 3o livres; ontrclien do la maison commune et des archives, 3o livres; entretien do Thorloge, 72 livres; gag«?8 du secrétaire-greifier, 9 4 livres t gages des maîtres d*écoIe, a 00 livres; gages du garde- fruits, 5o livres; gages du valet de ville , 3o ; gages du soimeur, 19; frais du dépoté aux assises de la maîtrise, 6 livres; port de lettres et paquets, 9 A livres; loyer de la chambre des écoles, 3o livres; (rpour la redevance due an domaine du Roi», a U 6 s.; luminaire de Téglise, ho livres; ^ gages de celui qui est chargé d*arroser les prairies?), 45 livres; npour les ramoneurs des cheminéos"), 117 livres; blan-

ciiissage du linge do Téglisc, 5 livres; réparations aux canaux d*arrosage, i5o livres; abonnement de la dimo, 800 livres; abonnemont du chanoine prébende, 5â/i livres; abonnement du prieur, 559 livres; portion congrue du curé du Voyer, 1 10 livres; rétribution du prédicateur do carême , iqo livres; g/i'^ des pauvres, 109 I. H s. ; pension duo à la maison doraumùno. Go 1. 10 s.; cr avances faites par le conseil à Toccasion d'un atelier de charito»», 5oo livres; arréragos des droits seigneuriaux dus à Tarchevéque d'Embrun, 160 I. 10 s. Total égal, 3,710 I. 19 s. — En 1790, le total est un peu plus élevé, par suite do

3uelques dépenses imprévues : tr refonte e la cloche de l'horloge», 3oo livres; (rprix et façon de Tappui de communion;), 161 livres; vérification des rôles à (îap, () I. 5 s., etc. Total, 8,7/15 I. 19 s. 9 d. Mais Tarticle de 5oo livres relatif à un atelier de rhanlo a disparu (C 107, r3^i).

flA ÉLECTION Î)Ë OAP.

La conmittiiauté eit en outre tenue de Tentretien dei odnaux d'arroiage, qui lui côAte bien piuë que les semmei qu'elle itdpoëe à eet effet et qui sont 1 6ô Hvre«, tel que le i*épirition dont e«t feit mention et--devant) artide lA.

\ Si. Les comptes cpnsulaireii et de recette ont été rendus régulièrement tous les ans ^^\ mais une erreur dans le calcul de l'allivrement du rAle, pratiqué depuis environ a 5 ani» découverte depuis peu, a donné lieu à une révision des comptes des collecteurs^ qui n'a pu encore s'effectuer, parce qu'une partie des pièces de dépense sont À Grenoble, au greffe de la Cour, k la suite de la procédure faite à la requête de M. le procureur général contre MM. Pantin des OdoartS) Martin et autres.

22. Les pauvres de ce lieu n'ont d'autres revenus que 60 livres, que la communauté impose annuellement pour euk, avec 10a 1. 8 s. pour la ai"" ^^^ Us sont distribués par le curé^^^i le châtelain ^^^ et les consuls.

23. n n'y a point d'hôpital ni de fondation pour l'utilité publique.

2ii. Le dernier parcellaire a été fait en 1 707. Il est assez exact, ainsi qUe le coursier. Quant aux papiers, titres et documents de la communauté, ils sont dans le plus grand désordre, n'y ayant aucun inventaire. II est presque impossible de trouver un papier quand on le veut, étant tous confondus au fond des arehivesi sans ordre. , Il y a une porte à trois serrures, dont une clef est remise à chacun des deux consuls et la troisième au secrétaire de la communauté. Par le défaut d'inventaire ^^^ et de pouvoir trouver les papiers de la communauté, dont on a eu besoin dans le temps , elle a été obligée de céder un terrain considérable à une communauté voisine par

0) Sur k MlnaMbilili dsë c4misu1b st k ftiittéli4ii fiUftiici^ de Gittiletirti « voir danl r/fiventalrf) p. Lxir«Liriti, elles documents ëént aombre aital|iét p. 101»

igS.

(*) Sur oe poittl tpëciel on pourra voir dans VhiéiMt^ (p» lovin-c) ce que nous evohs dil sur rtiôpital, le gre« nier d^abondlnee et autres institutions do bienfiiisanee de Guiilestre.

W lean - Joseph ftonardel - Argenty ( 1 79 4 *- 1 7 9& }• IhVé , pi itii , où Tdti trouvera, du reste, la hslc des turéê^ vi-

ciii«B« prieuie et aneieiii désiiniisiirft de Ouittestre.

(*) Voir ti liste de ois pemmaiiei (ibv«> p» tb-tu).

('1 Aajaurd*httt «M AiMUtetre «uftte.

Sur Mm intérêt, on pourri lire rsHtele biUlogriphiipie que lai i réeemmeat cooMci^ Mt i. Bran-Durand, tneinbre non résidant du Comité des traviUi historiques ^ défis le BUttttûi #sritrfrfi|is »î de tlilôtif ne de té Drême, ivri) l go^» p. afto-slft. Voir aussi selui de M. Nicoilet {Omrriêf du ÀîfH, eô déc. 1907)*

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