Aucun artiste vétérinaire ou maréchal
17. Tout le commerce se réduit à quelques bestiaux que les habitants vont acheter dans les montagnes pour les vendre en Provence. Il n'y a dans ia communauté aucune manufacture, et le local est peu propre à y en établir, eu égard surtout au caractère des habitants.
1 8 . Les assemblées des habitants sont présidées par un châtelain , convoquées par les consuls et rédigées par le secrétaire-greflBer.
19. La communauté n'a qu'une rente de ao livres sur les états du Roi, procédant de l'intérêt de la finance des offices municipaux; cette rente ne produit de net qu'aux environs de dix-huit livres.
20. Les charges locales arrivent annuellement à 3oo livres ^'^ la communauté doit un capital de 1,900 livres à ses pauvres, et environ i5o livres pour reliquat de compte dues aux consuls de l'année dernière.
21. Tous les comptes ont été rendus fins (ju8qu')à l'année dernière.
22. Les revenus des pauvres arrivent en total à la somme de 385 1. 10 s. annuellement; ils sont administrés par les sieurs curés
(*^ Elles ne «ont pas énumérces dans VÉtat cilé pour 1789. Celles de 1790 font un total de 3ta livres ( Ordonnance du as octobre 17B9).
En voici le détail : entretien de la maison curiale, ho livres; entretien des lontaines, 3o livres; gages du secrétaire, 18 livres; contrôle des délibérations, 0 livres; gages du garde-bois, 80 livres; gages du valet de ville, 18 livres; gages du sonneur, is livres;
frais du députe aux assises de ia maîtrise, 5 livres; port de leUres, 6 livres; entretien du four commun, 6 livres; gages de la sage-femme, 6 livres; gages du cliirurcien, 35 livres; tr vacations du sieur de Sainte-Guitte, relativement à des digues», 60 livres; intérêts dus au sieur Artaud ou à ses béritiers, 38 livres. (C 107, T 5.) En 1791, on ajoute 100 livres pour le maitre d*écolé.
LARAGNE ET ARZELIERS. 229
et consuls. La communautë nomme un procureur qui reçoit tous les revenus et les leur distribue, sur les mandats que les administrateurs tiennent en faveur des pauvres, et principalement des malades, en faveur de qui la majeure partie desdits revenus est affectée.
23. Aucune fondation pour les hôpitaux, ni pour l'éducation publique.
2Â. Le parcellaire a plus de loo ans^'^, il est en assez mauvais état, ainsi que les coursiers. Les papiers et titres de la communauté sont enfermés dans les archives ^^^ sous deux clefs, qui sont à la garde des deux consuls.
(Pfl« de signatures.^
LARDIER-ET-VALANÇA.
Arrondissement de Gap, canton de Taliard, commune; 83 1 mètres d'altitude; à ââ kilomètres de Gap; superficie en hectares, i,5o/i; habitants, 3o8. Avant 1790, deux paroisses : Lardier et Valança.
Réponse des officiers municipaux de la communauté de Lardier et Vallança au mémoire et questions que nosseigneurs de la Commission intermédiaire leur ont fait l'honneur de leur adresser.
•Premièrement. L'étendue en aperçu de la communauté de Lardier et Vallança est d'environ trois quarts de lieue , du midi au nord, et un quart de lieue du levant au couchant, de laquelle étendue il y en a un quart de cultivé, les trois autres quarts étant des rochers pelés d'aucune production, ni bois, ni herbage; aussi tout en vallons ou ravins.
2. La paroisse de Vallança est composée de cinq paroissiens et
(') Dressé, en i6Â/i, par Antoine ^-> Partie de ces archives est au
Michel, procarcur à Ribiers, el Antoine di'pôt dëparlemenlal à Gap, depuis
Mdve, arpenteur à Sisteron; in-folio de 1887; elles sont classées en t/i articles.
977 feuilleta. Autre cadastre, de i6r>9, — Sur le reslant de ces arclii>cs, voir
par Antoine Trophème et Jacques Abel , Pi'ocèê-vei'baux du Conseil général de»
de Laragne; in-folio, feuillets lâ à 3i4. Hautes-Alpei , août 1892, p. i3G.
forme uo hameau ^^\ Les maisons de la communauté ou paroisse de Lardier étant toutes pour ainsi dire séparées les unes des autres î«J,
3. On ne connaît aucun médecin ni chirurgien sur les lieux; les plus prochains résident au bourg de Tallard, éloigné de deux lieues, ou à la ville de Gap, éloignée de quatre lieues.
à. On ne connaît non plus aucune accoucheuse instruite, ni sur les lieux ni aux environs.
Il y a des fièvres fréquentes qui régnent souvent dans cette communauté; on n'y pratique point l'inoculation de la petite wé^ rôle, faute de médecins et manque de facultés.
6. La manière de bâtir est la plus grande partie en terre et le reste en plâtre ; il y a plus des trois quarts des maisons couvertes en paille et le reste en tuiles et depuis peu de temps, y ayant cependant une mine de terre qui est très bonne pour fabriquer des tuiles, qui a été découverte depuis peu, mais le défaut de facultés des habitants et le manque de bois sont cause qu'on n'y en fabrique point, si ce n'est trois habitants qui y en ont fait fabriquer environ un millier et demi par le moyen du bois de quelques arbres fruitiers qu'ils y [ont] fait employer; on ne connaît point de carrière d'ardoises ou de petites lauses. La toise de tuiles rendue sur place coâte dix livres.
7. La nature du sol en général est environ les trois quarts en rochers pelés ou montagnes qui ne produisent aucun bois ni herbage. Le peu de terrain qu'il y a étant situé au pied desdits rochers et montagnes pelées et même dans les lieux penchants, y ayant la plus grande partie des fonds qui sont situés sur des rochers ou marres (schistes) avec très peu de terrain par-dessus, si bien qu'aux moindres pluies qu'il fait, lesdits fonds souffrent des don^mages irréparables.
8. Les récoltes qui se perçoivent dans le terroir de cette communauté sont en blé, vin et quelque peu des fruits en poires ou pommes, la plupart sauvages.